Forum RPG basé sur la série des livres de Anne Robillard
 
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 Road Trip en règle (PV Amael et Derhowen)

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Amael
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MessageSujet: Road Trip en règle (PV Amael et Derhowen)   Ven 8 Avr 2011 - 1:48

Road trip en règle

Cela faisait un bon temps déjà que les deux agentes avait demandé leur congé en vue de ce voyage qu'elles avaient projeté de faire toutes les deux afin de décompresser du stress et des obligations de leur boulot. En plus elles avaient besoin de se ressourcer, leur couple à toutes les deux étaient dans une drôle de situation. Rien de mieux que de partir à l'aventure sur les routes des States pour ça!!!! De avait loué une mustang rouge décapotable pour l'occasion. C'est les cheveux dans le vent sous un magnifique soleil d'été que les deux agents quittèrent Montréal en direction de la côte Ouest. Elles n'avaient pas vraiment d'itinéraire, simplement le fait de rouler et de vivre au jours le jours sans avoir à ce soucier des moindres petits détails leur fessaient grandement plaisir. Chacune avait emmené un sac de la grosseur d'un sac à dos sans plus. Avec tout ce qui c'était passé ces derniers temps, les deux jeunes femmes n'avaient pas eu le temps de profiter pleinement du salaire que leur offrait leur boulot d'agente....Mais durant ce voyage elles comptaient bien en profiter... C'est sur Sweet Home Alabama qu’elles traversèrent finalement les douanes américaines. De toute pétillante de joie se tourna vers son amie et se mit à se dandiner sur le siège au rythme de la musique et à chanter à tue-tête les paroles des chansons.

- Je suis vraiment contente de pouvoir m'évader un peu avec toi mon poivron!!!! Cria le lutin par dessus le vent et la musique.

Mael, les lunettes de soleil au visage, hurlait Sweet Home Alabama. De avait refusé qu'elle conduise du au chevreuil de l'ouest. Mais si ces chevreuils-là étaient suicidaires, ce n'était peut-être pas le cas de ceux des États... Ses courts cheveux étaient dressés sur sa tête, grâce au vent. Elle était heureuse de faire ce voyage. Et elle devait avouer que la voiture était pas mal non plus.

- Sweet home Alabama
Where the skies are so blue
Sweet Home Alabama
Lord, I'm coming home to you

Elle s'étira les bras vers le haut, profitant du vent.

- Je veux I wanna Rock maintenant!

Elle chercha la chanson sur le ipod et se remit à hurler.

- Moi aussi je suis contente d'être avec toi, toute seule! Tu as averti quelqu'un de notre destination? Tu connais la toune des Divinyls, I touch myself? C'est la chanson parfaite pour déconner en char!

En conservant une conduite exemplaire la rouquine fit la conversation avec Mael tout en gueulant les chansons.

- J'ai avisé personne...techniquement je suis en vacances en Jamaïque. Donc faut qu'on prenne un max de soleil pour que mon histoire soit plausible! Quoique avec ma peau de rouquine je ne bronze pas ben ben !!! Dit-elle en levant les yeux au ciel.

- Je connais pas l'autre chanson que tu m'as nommée met-la donc qu'on déconne solide. Elle comptait bien faire toutes les conneries possibles durant ce voyage en compagnie de Mael.

Elles roulèrent ainsi sur la musique durant plusieurs heures...lors d'une halte pipi De montra le gps à Mael.

- Bon Mael !!! On a deux choix...soit on s'en va en Californie etc. ou soit on s'en va dans le sud profond des états style les bayous pis l'Alabama...y parait qui a plein de maisons hantées dans ce coin-là! Elle sautillait de joie tout en bouffant un burger du petit resto.

Mael descendit de la voiture, en sautant par-dessus la portière comme dans les films.

- J'ai toujours rêvé de faire ça. Moi je suis en vacances dans le nord, partie faire un trip de kayak... héhé!

Ses lunettes sur le bout du nez, elle se pencha vers le GPS.

- Pff la Californie, très peu pour moi! Je préfère les maisons hantées et les bayous! Les marécages! Lutte dans bouette ma grande! De toute façon, à voir ta face, je sais que tu préfères le sud!

Elle décida de s'asseoir sur le hood de la voiture pour manger. Elle s'appuya contre le pare-brise et étira ses jambes. Elle jetait des regards aux garçons qui passaient près d'elles. Elle se doutait bien que deux filles en short et camisole devaient les attirer. Elle sourit à l'un deux, assez grand, cheveux noirs. Il s'approcha de la voiture.

- Belle voiture les filles. Vous allez où comme ça?

Mael se pencha et remonta ses lunettes sur sa tête.

- Vers le sud, et toi?

- On allait vers Palm Beach, ça vous intéresse?

- Désolé, mais on a voté pour le sud, pas les plages!

Mael fit un clin d'oeil à De.

De était assise sur le bumper avant du char, les jambes étendues qui se faisaient dorer par le soleil de midi. Elle sauta de joie quand Mael lui annonça qu'elle préférait aller dans les bayous et visiter des maisons hantées.

- Yéééééééééé!!! Merci Mael d'amour! Tu vas voir je te ferai pas trop honte!!!! En tout cas je vais essayer... Elle se rassit sur le bumper complètement indifférente aux gars qui les reluquaient. Cependant quand un grand noir trouva le courage de les aborder, la petite rouquine releva vivement la tête pour le détailler de la tête aux pieds.

* Pas mal....mais bon un autre crétin qui regarde juste nos culs...Chus tannée à la longue... * Très vive sur la gâchette, De releva ses lunettes elle aussi, c'est un regard meurtrier qu'elle jeta sur l'homme. Celui-ci, sous le coup, recula de deux pas... bégayant un peu.

- Ouais...on en a rien à battre des plages et de la coupe bikini. Sans parler du volley-ball de plage...En tout cas pas dans la première partie de notre voyage. Sérieux tu m'indisposes là, tu me caches le soleil, fait de l'air! Elle remit ses lunettes sur le bout de son nez en se retournant vers sa copine. Elle lui tira la langue.

- Tu crois que j'ai été trop raide avec lui ? Demanda innocemment la rouquine, avant d'éclater de rire.

- Sérieux on se fait toujours accoster par des imbéciles. Puis ça ne me tente pas de me battre contre des connards ce midi, peut-être dans l'après-midi mais pas là, je veux juste m'empiffrer en paix Bon!!!!! Puis en plus je n’ai pas beaucoup de coagulant. Je préférerais les garder au cas où je que me roule dans la boue de bayous avec un alligator.

Amael regarda De. Elle rabaissa ses lunettes sur son nez et s'étendit un peu plus au soleil.

- Toi raide? Allons donc! À peine! J'étais en train de discuter au cas où tu n’aurais pas remarqué et il me répondait, au cas où tu aurais toujours pas remarqué. De, va falloir que tu apprennes que je suis une grande fille maintenant et que je peux me défendre. Je te rappelle que j'ai cassé des gueules avec toi l'autre soir!

Elle lui tira la langue avant de lui sourire.

- J'aime les gars aux cheveux noirs, même quand ce n’est pas leur vraie couleur... Et j'aime aussi les gars aux cheveux courts châtains. Elle sourit en coin.

Elle tourna la tête pour regarder le groupe de garçons qui retournait à leur voiture. Elle se sentait relax tout à coup, se prélassant au soleil. Elle ferma les yeux.

- Pourquoi n'as-tu pas apporté plus de coagulant? Et qu'est-ce que tu fais assise sur le bumper? Monte sur le hood! Tu imagines, tout le monde croit que je suis en train de pagayer sur le Saguenay et que je couche sur des plateformes.

Elle fit bouger ses orteils près de De.

- Tu as vu mon gros orteil? On dirait un astronaute avec un casque... Ça m'écoeure des orteils. Je ferais bien une sieste ici, sur le hood, mais je n’ai pas envie de brûler comme une toast ou de me faire enlever par ces gars, parce que je suis sociable moi.

Elle poussa son amie du bout du pied pour la faire réagir.

De lui fit une mine un peu boudeuse avant d'aller la rejoindre sur le hood du char. Avant elle en profita pour prendre le gros orteil de Mael entre ses doigts et de tirer dessus. C'est avec un sourire goguenard qu'elle fit face à sa copine.

- Je sais Mael que tu es une grande fille et que tu as un sacré crochet de la droite mais bon c'est plus fort que moi... Je vois des profiteurs en chaque homme. J'ai besoin d'une thérapie je crois. Rigola la rouquine, elle reprit plus sérieusement.

- Puis en plus, je ne veux pas que tu te fracasses encore le crâne. Sérieux je ne veux vraiment pas que tu vires légume! Elle partit à rire se tenant les côtes. Terminant le tout par une grimace moqueuse.

- J’n’ai pas amené plus de coagulant parce que mon sac ne peut pas en contenir plus que ça et que si j'en avais apporté plus Johanna se serait posé des questions, après tout je partais en tout inclus dans le sud moi là! Je sais que je suis PARFOIS maladroite mais pas de là à me couper 5 fois par jour.

De lui tendit le sac de victuailles...bref elle lui fourra sous le nez.

- T'en veux ? Va falloir partir aussi espèce de paresseuse. Cesse de reluquer les gars là il faut partir si on veut arriver un jour dans les bayous!!!! De glissa sur le hood d'une manière hollywoodienne et prit place dans l'auto derrière le volant. Elle fit voler sa chevelure dans les airs en prenant une pose clichée!

- Alors ? Poupée tu viens faire un tour de machine avec moi? Demanda-t-elle en déconnant d'une grosse voix grave.

- Je sais que tu aimes bien les noirs, j'avais remarqué avec Ada. Lui dit le farfadet ayant repris une voix normale mais pas son sérieux et ses poses clichées.

- Et puis les châtains ? Elle leva un sourcil interrogateur... mais sourit bien vite devant ce qu'elle s'apprêtait à dire.

- J'ai rencontré Jale à la caf l'autre jour... c'est tout un beau brin d'homme...et châtain en plus!!!!

Mael l'entendit descendre du hood mais ne fit aucun mouvement. Elle rigola à la remarque de De.

- Tu sonnes macho! Arrête moi ça tout de suite!

Elle se rassit et s'apprêta à descendre quand elle entendit De parler de Jale. Elle ne se tourna pas pour la regarder. Elle sourit, puis essaya de dissimuler son sourire.

- Jale... Jale qui travaille à la base? Aaaah! Ouais, il est pas mal...

Elle sauta en bas de la voiture et se pencha pour remettre ses gougounes. Elle ne voulait pas que De la voit rougir.

- Tu ne trouves pas qu'il fait chaud ici?

Elle se releva, ses lunettes devant les yeux. Elle sauta dans la voiture et appuya sur l'épaule de De pour que cette dernière s'assoit.

- Cesse la rouquine, y'a pas de mannequin roux de 5 pieds dans la mode! Il faisait quoi Jale? Tu lui as parlé? Pas que ça m'intéresse mais je ne l'ai pas vu depuis longtemps, ça n’adonne pas vraiment. Tu lui as dit que tu me connaissais? Il t'a parlé de moi? Tu démarres cette foutue voiture?

Elle tapota le bord de la portière puis se tourna vers l'arrière de la voiture. Elle se retourna et vérifia le miroir.

- Alors?

Lorsque De démarra, elle tourna la radio.

- Tu l'as trouvé comment Jale? Il est gentil hein... hein???? Elle se pencha pour enlever ses gougounes et se releva d'un coup sec.

- Moi je l'ai trouvé vraiment sympa. Il t'a parlé de moi? Ah ouin, je l'ai déjà demandé. Elle releva ses jambes au-dessus de la portière, appuyant ses pieds sur le miroir. Il a une super voiture, une quelque chose des années 60...ouin... c'est pas clair je sais. Il nous reste quelque chose à boire? Je lui ai promis de l'amener au pub une bonne fois...

Elle se prit la tête entre les mains. * Ce que tu as l'air stupide, pauvre nouille... Si tu voulais pas que De se doute de quelque chose, je suis heureuse de t'apprendre que tu as manqué ton coup!* Elle gémit. Elle avait souvent des combats internes avec sa conscience et souvent, cette dernière l'emportait.

- Wowwwwwwwww Mael...Calme-toi... Réussit à placer De au bout d'un certain temps. Mael jacassait comme une pie et bougeait sans cesse. Elles roulaient maintenant sur l'autoroute, direction Louisiane!!!! La rouquine se retourna vers son amie un sourire fendu jusqu'aux oreilles.

- Amael Archer !!!! Tu me caches quelque chose. Avant que je te raconte ma rencontre avec Jale Kensington, tu vas devoir cracher le morceau. Et ne dit pas qu'il y a rien. Regarde juste dans quel état tu es à la simple mention de son nom! Et oui Jale qui travaille à la base...tu sais celui qui a une superbe Impala 1968...et aussi une Harley Davidson sur laquelle il m'a emmenée faire un tour. Il est VRAIMENT charmant et quand il a su que je te connaissais il a réagit à peu près de la même façon que toi. Il m'a presque menacé de lui donner ton numéro de téléphone. Qu'est-ce que tu lui as fait Mael? Pauvre gars tu aurais du le voir... Ajouta le lutin en secouant la tête.

Mael se tourna pour regarder à l'extérieur. Elle sourit.

- Je ne savais pas qu'il avait une Harley, marmonna-t-elle.

Elle reporta son attention sur De, son éternel sourire moqueur sur les lèvres.

- Il t'a fait le grand jeu? Cruise et tout? On s'est seulement rencontré au gym, pendant que je frappais un bag, après l'explosion. J'avais encore ma cicatrice dans le front. Et on a jasé et on est allé au resto manger des fruits de mer... On a jasé, prit une bière, jouer au pool et au baby-foot.

En fait, elle ne mentait pas, elle omettait seulement quelques détails.

- Tu sais, je lui ai raconté pour mon frère...

Elle se demanda soudainement si elle avait raconté à De... Elle n'était plus certaine.

- Alors, il est super gentil, hein? Vous avez fait quoi?

Elle la regarda, fronçant les sourcils.

- T'as monté dans sa voiture? Tu es allée chez lui? Tu lui as donné mon numéro?

Elle grimaça et retourna à sa contemplation du paysage. Elle chantonna la chanson à la radio.

- Et alors, la Louisiane... Combien de temps avant qu'on arrive? Et on fait quoi là-bas? On va manger cajun? On pourrait aller voir les Saints à la Nouvelle-Orléans... au Superdome...J'aime bien le football... Et j'ai apporté mes nouvelles bottes que tu m'as offertes et j'ai laissé les miennes à la maison...

* Faites qu'elle oublie le reste de ce monologue!!!*

* Non mais elle se fout de moi ou quoi ???? Elle pense vraiment me faire perdre le fil de la discussion comme ça * De éclata de rire devant la tentative pathétique de son amie...après tout elle la trouvait mignonne.

- Mael...Sérieusement...crois-tu que je vais marcher? J'ai suivit les mêmes cours que toi à la base je te ferais remarquer. Sérieux si tu veux pas y répondre je te laisserai tranquille mais j'aimerais bien savoir ce qui s'est passé entre toi et lui beauté! Elle alla prendre la main de son amie dans la sienne pour la serrer doucement. Elle comprenait Amael puisqu'elle même connaissait un dilemme de ce genre.

- D'accord Mael, je fais un marché avec toi...Mon coeur a vacillé moi aussi...et je crois même qu'il vacille encore. Le pire c'est que moi ça concerne un agent en formation... AHHHHHHHHHHHHHH galère... La rouquine rougit comme une tomate... détourna le regard.

- Laisse tomber veux-tu...NE ME REGARDE PAS COMME CA !!! Elle tira la langue rageusement à son amie. Elle aussi allait devoir s'expliquer elle le sentait.

- Bon pour répondre à tes questions, non je ne suis pas montée dans sa voiture je l'ai vue c'est tout...on a discuté ensemble car il me semblait vraiment morose. Je sais pas, il m’a parlé de toi...j'ai alors compris... Mael...tu as touché son coeur ma belle. Et il a appris pour Ada et toi. Je crois que ça lui a sacré une claque dans la face, car après votre ''souper'' vous ne vous êtes pas revus... en tout cas c'est ce que j'ai pu savoir. Il m'a demandé ton numéro de téléphone et je n'ai pas eu le coeur à le lui refuser. Il fait des yeux de Bambi comme les tiens d'ailleurs! Elle lui fit un clin d'oeil amusé...question de détendre l'atmosphère.

- Pour ton frère ma puce, non tu ne m'en a jamais parlé...tu détournais le sujet et je te respecte là-dedans...quand tu sera prête tu m'en parleras...c'est tout. Ajouta le farfadet avec un sourire réconfortant.

* Moi aussi j'espère me sauver de son interrogatoire....S’illlllllll vousssss plaitttttttttttttttt faites qu'elle oublieeeeeee*

Amael regarda De.

- Mon coeur ne vacille pas... Elle regarda le ciel, presque certaine de ce qu'elle avançait. J'aime Adalric j'en suis certaine! Avec Jale, ce n'était qu'une histoire d'un soir, avant même que je ne sois avec Ada! C'est lui qui a insisté pour dire qu'il ne s'attachait jamais! Donc, dans ma tête c'était clair qu'il avait eu ce qu'il voulait, merci bonsoir! Pourquoi les gars sont si compliqués à comprendre? J'ai un faible pour Jale mais je suis bien avec mon reptile...même si ce n'est pas toujours facile!

Elle respira et remit ses jambes dans la voiture.

- Tu sais, j'en viens à me dire que ce serait moins compliqué avec Jale! Même race, même âge ou presque, même job! Pas de mauvaise surprise de revoir pleins d'ex, ou de reine des lézards, ou de démons! Une simple vie normale! Je ne l'ai pas revu parce que je n'avais pas son numéro! Et pourquoi il n’a pas joué franc-jeu dès le départ? Il m'a dit qu'il ne s'attachait jamais! Et maintenant, j'ai Ada, avec qui je fais des plans mais j'ai toujours Jale dans le derrière de la tête! J'ai toujours dit qu'on ne pouvait pas aimer deux hommes en même temps et je le maintiens! Jale n’a pas été clair. Je l'apprécie et je ne dis pas que si je le connaissais plus, je ne pourrais pas en tomber amoureuse mais pour l'instant, il est comme... je ne sais pas comment expliquer... il a ce que Ada n’a pas, et il n’a pas ce que Ada a! Il est comme un fantasme et si je le revois, je ne sais pas ce qui se produira! Il y a comme une espèce d'attirance physique et tout entre nous! Si je le revois, ça pourrait être dangereux je crois...

Elle tourna alors un regard torve vers De.

- Tu as fréquenté un jeune??? Il a quoi??? 19-20 ans? C'est qui? Je le connais? Pas Chad toujours? Dit-moi que tu ne cruises pas Chad!

Elle éclata de rire.

- De a un faible pour un flot! Je te pose pas de question ma belle, je comprends ton état d'esprit.

Elle changea la chanson du radio.

- Mon frère est mort j'avais 18 ans. Il en avait 10. Il s'appelait Killian et ma mère lui a reculé dessus en voiture. Il est tombé de son vélo derrière la voiture. Voilà, là, je crois que tu sais tout sur tout.

De écoutait sa soeur d'arme parler et trouvait que ce qu'elle disait était donc ben vrai. Elle souriait franchement sans aucune malice ni moquerie. Ce sujet, elles ne pouvaient l'aborder qu'entre elles seules.

- Je suis contente de savoir que tu aimes Ada. Je comprends aussi ce que tu ressens envers Jale. Je suis un peu dans la même situation avec Loghan. Il est si âgé et il a déjà vécu tant de choses. Je me sens insignifiante comparée à lui. De plus il a déjà…euh… deux femmes et...un fils. Sa vie d'homme est déjà bien entamée et je dois t'avouer que tous ces pouvoirs me font freaker. Toi ça te fait tu ça avec Ada? Elle se confia à son amie sans aucune gêne ni aucun masque.

- Tu le connais peut-être le gars avec qui j'ai eu une aventure avant de rencontrer Loghan. C'est un agent en formation, il n'a pas eu la vie facile. Il est d'origine Allemande...un beau grand chatain aux yeux bleus saphir... et des bras hummmmmm... La rouquine se mit à rire, les yeux pétillants.

- C'est Raphaël...Je l'ai même pas rencontré sur la base, je l'ai rencontré parce que c'est mon voisin. J'ai su ensuite qu'il était agent quand je l'ai croisé... je voulais rentrer dans le sol quand je l'ai vu...oh my god...J'ai ressenti une grande attirance tout de suite. Je l'ai dérangé avec ma cornemuse...HAHA. C’était comique. Mais bon...il est normal, gentil, mignon et...tout à fait craquant...il a un bon sens de l'humour. Bref je suis mélangée....Je ne sais pas ce qui serait le mieux pour mon futur pour...ma vie! Ahhhhhhhhhh... Tu me comprends ?

Mael enchaîna ensuite sur la tragédie concernant son petit frère Killian. De fronça les sourcils...regarda Mael, lui prit la main. Elle comprenait la peine de Mael mais ne voulait pas s'attarder là-dessus. Si elle voulait en parler et se vider le coeur elle le ferait mais De ne la pousserait pas. Elle l'aimait trop pour cela.

Mael sourit.

- Si seulement il n'avait qu'un enfant. Il m'en arrive des nouveaux toutes les semaines! Et il les tue... je sais qu'il le fera pas à nos enfants mais c'est un choc d'apprendre ça. Déjà que Chad a emménagé... tsé, ça me donne l'impression qu'il faut attendre que le petit soit couché pour s'embrasser! Ses pouvoirs c'est pas trop pire... il les démontre pas trop... Il referme mes coupures ahah!

Elle sourit encore plus.

- Je ne connais pas Raphaël mais faudra que tu me le présentes. Je ne connais que deux agents en formation, Chad et le gnome. Aucune idée c'est qui les autres... D'ailleurs, ils attendent quoi pour les retourner à Alert Bay? Est-ce qu'il a l'accent allemand?

Mael soupira, De avait lâché le morceau sur Jale.

- Ton Raphaël, il est mieux que Lo? Pose-toi cette question-là... à long terme qui t'apporteras le plus? Raphaël a quoi? 20 ans maximum... moins deux ans de mental chez un gars... d'accord il est dans son peak sexuel mais c'est ça que tu veux? Tka, je suis mal placée pour parler.

Elle évita de rajouter que son copain était le diable et que sûrement qu’elle était la seule à pouvoir le ramener.

- Mael, ne va pas croire que je n'aime pas Loghan. Tout mon coeur lui appartient et en entier...seulement je me demande ce que ce serait la vie avec un autre homme. Quelques fois j'ai de la difficulté, nous n'avons pas les mêmes coutumes ni la même mentalité. J'avais l'impression d'être aussi fragile qu'une statue de sel dans les bras de Raph. Et ce n'est pas une question de peak sexuel. Loghan a totalement balayé tout ce que je pouvais avoir comme béguin pour Raph. Mais bon, on ne peut pas empêcher son cerveau d'imaginer non? Et oui il a un petit accent allemand quand il est énervé bref quand il se laisser aller et laisse tomber sa façade. Elle soupira mais décida de recommencer à sourire, elle ne gâcherait pas ses vacances à cause des hommes oh ça non!!!!

- Pour les kids d'Ada c'est sur que c'est assez ...hors du commun...Il doit avoir ses raisons mais bon! Ça n’explique pas trop sa conduite et sérieux j'aime mieux pas m'en mêler...tant qu’il ne fait pas de mal à Chad puisque c'est moi qui l'ai sous mon aile, le reste et ben...on peut rien y faire. Mais Mael, pour Jale...Je t'ai tout dit moi... Elle lui fit un sourire espiègle.

- Tu m'en as parlé aussi...tu le choisirais si c'était à recommencer? Demanda malicieusement la rouquine.

Elle se mit à siffloter et monta le son de la radio.

- Alors...raconte-moi plus en détail pour ce grand adonis qui chevauche une moto rutilante....

Amael rougit.

- Tout dit? Tu m'as seulement dit que tu l'avais dérangé avec ta cornemuse! Rien d'autre!!

Elle poussa un cd avec de vieilles tounes de rock dessus et battit le rythme sur du Metallica.

- Bon, d'accord! Après le souper, on est allé chez lui et on a baisé! C'est ça tu voulais entendre sale perverse? Lança Mael, un sourire remontant le coin de sa bouche. Jale est super gentil. Au début, je croyais avoir affaire à un macho dégueulasse mais après avoir passé quelques heures avec lui, je me suis rendu compte que je me trompais. En plus d'être beau, il est super gentil et attentionné. Seulement, ce n'était qu'une aventure De. J'aime Ada, on parle d'avoir des enfants, une maison, une piscine et un chien. Je ne peux pas tout foutre en l'air parce que je ne sais pas quelle sorte de chimie se produit quand je vois Jale. Je le violerais sur place! C'est incontrôlable! Mais je ne sais pas si je pourrais vivre avec! Avec Ada, la relation n’est pas uniquement basée sur le sexe...avec Jale à date, c'est pas mal ce qui s'est passé. Comment tu sais que tu peux vivre avec quelqu'un après une nuit? Anyway... là, on va arrêter de parler des hommes et rouler jusqu'en Louisiane et visiter des maisons hantées... et faudra bien que tu te décides un jour à me laisser le volant de cette foutu voiture!

Elle rigola et hurla le Metallica, assez pour convaincre De de lui céder le volant.

De se contenta de secouer la tête en riant à gorge déployé.

*Sacré Mael!!!! Tu changeras jamais....et je veux pas que tu changes c'est comme ça que je t'aime*

Après avoir entendu chanter son amie à tue-tête pendant 45 minutes, et cela d'une voix qui s'éraillait dans les aigues, le farfadet décida de lui donner le volant. Cependant elle insista avant de lui donner les clés. Elle se rangea sur le bas côté de la route et fit le tour de la voiture de son pas sautillant. Elle tendit ensuite les clés à son amie un sourire espiègle aux lèvres.

- Tien Amael...Les voici les clés...seulement fait attention ok ? J'ai loué cette voiture seule...donc ce n'est pas l'agence qui nous la prête. Elle lui tira la langue moqueusement... Avec cette mustang tu ne peux te permettre aucune collision...disons avec un cerf car sinon ça va me coûter le peau des fesses. Allez maintenant fait-toi plaisir et va sentir vibrer ce bébé. Lui dit-elle ensuite avec un clin d'oeil avant de sauter sur la banquette côté passager, remettant ses lunettes fumées en place. Mael redémarra en trombe et De leva les bras dans les airs en criant à pleins poumons!!!! Elle se retourna ensuite vers sa meilleure amie, prête à lui faire des confidences. Elle rougit un peu avant de se lancer dans le récit de son aventure.

- Pour tantôt je voulais pas savoir que tu avais baisé...sérieusement je te respecte Mael, je voulais simplement savoir ce que tu ressentais à son égard. Parce que lui il a l'air addicted de toi. En tout cas vu la manière dont il m’a regardé quand on a parlé de toi. Mais là...tu es bien avec Ada...c'est tout ce qui compte. S'il t'attire autant que tu le dis faut apprendre à résister ou à ne pas le croiser avant un bout! Elle tapota amicalement l'épaule de la noiraude.

- Bon et de mon côté...ben c'est assez...Je sais pas...Il est venu cogner à ma porte parce que je dérangeais son chien avec ma cornemuse. Quand il m’a vu ben il a fait une de ces faces...C'était trop comique. Je l'ai invité à entrer, étant nouveau voisin. Mais bordel Mael...Je sais pas, c'est peut être comme avec toi et Jale, il m'a attiré comme un aimant. Le regard qu'il a ...je me serais noyée dedans. Mais bien sûr maintenant j'ai Keni qui a bouleversé ma vie entière. Mais je reprends...Donc je l'invite, je lui offre une bière...Il accepte on s'en va au salon et on parle de tout et de rien. Je sens qu'il cache quelque chose par contre...je ne saurais pas te dire quoi mais il cache de quoi. Bref je commence à l'interroger, à le taquiner un peu comme je fais toujours...Ça va bon train...Finalement de la musique latine passe à la radio, je l'invite à danser incapable que je suis de résister à danser...surtout avec un beau gars comme lui! Bref on danse etc. et la sans aucune raison...Nous nous embrassons...J'avais rien contre un petit divertissement à l'époque. Il coupe le tout et me donne la clé de son appart avant de s'en aller. J'étais assez perplexe mais il avait éveillé ma curiosité. J'attends une semaine avant de craquer et de me décider à passer à l'action. Je vais chez lui en pleine nuit question de jouer le jeu. Et ensuite ben…on est passé à l'action. J'ai aussi réussit à me fendre la tête dans la douche etc. Mais ça c'est une autre histoire. Depuis que je suis avec Loghan je ne l'ai même pas recroisé. Je crois que c'est une bonne chose...on avait une vraiment bonne chimie mais avec mon mec ça été le coup de foudre.

La rouquine regarda vers le ciel!!! Allongeant ses jambes par dessus le tableau de bord. Elle sifflota la mélodie jouée à la radio.

- Si on roule avec la même vitesse de croisière on devrait être là dans deux jours! Dit De avec enthousiasme !!!!

Lorsque De lui donna enfin les clés, Mael se tut. Sa voix commençait à être éraillée et elle commençait à avoir passer au travers son répertoire de Metallica. Elle se transporta sur le siège du conducteur et reprit la route.

- T'inquiète, il ne lui arrivera rien à cette voiture! Ce n'est pas parce qu'un chevreuil suicidaire a tenté de mettre fin à ses jours en se jetant devant nous qu'un autre fera pareil ici! Les chevreuils ont peut-être moins de tendances suicidaires aux États...

Elle roula encore un peu avant de répondre à De.

- Je pensais que tu voulais savoir ce qu'on avait fait. En fait, je n'ai pas fait exprès de ne pas le revoir, tout est arrivé ainsi. Mais la vie est bien faite parce que je ne suis pas certaine si je pourrais lui résister. Il n'aurait qu'à claquer des doigts et je serais dans ses bras... Tu crois que deux personnes peuvent s'attirer ainsi? Ce sont peut-être les hormones ou je sais pas trop... Tu sais, comme certaines espèces qui dégagent quelque chose que le sexe opposé ne peut repousser? Avec Jale c'est pareil... au début il ne m'attirait pas mais après notre nuit ensemble, j'ai eu toute la misère de Dieu à partir de chez lui. On peut aimer deux personnes à la fois tu crois?

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MessageSujet: Re: Road Trip en règle (PV Amael et Derhowen)   Ven 8 Avr 2011 - 1:51

Les deux filles continuèrent leur route jusqu'en Louisiane où elles trouvèrent un charmant petit motel où s'installer. Il y avait deux lits doubles, une télé ainsi que l'ameublement nécessaire. La première chose que fit Amael fut de sauter dans la douche pour se rafraîchir et lorsque De y alla à son tour, elle s'écrasa sur le lit, ouvrant la télé mais ne la regardant pas.

- Tu sais, cria-t-elle, peut-être que nous allons découvrir des trucs intéressants ici et ne plus vouloir repartir!

De avait hâte d'être arrivée à l'hôtel, celui-ci lui plu dès quelle en vit la façade. Un ancien édifice de style colonial dans le quartier français fraîchement rénové après l'ouragan Katrina. La Louisiane, la Nouvelle-Orléans, plus précisément Bâton Rouge, était fascinante avec toute son histoire et son architecture qui représentait tous les peuples qui s'y étaient succédés. La température était chaude et humide, la nourriture y était des plus variée. La chambre des deux filles se trouvait au deuxième étage, un long balcon faisait le tour pour amener les clients aux chambres d'en haut, le centre offrant une vue sur le hall d'entrée. Il n'y avait que 6 chambres ce qui en faisait un hôtel personnalisé.

Quand elle arriva à leur chambre De tira son sac sur le lit le plus près de la fenêtre et alla y regarder les gens et les touristes qui déambulaient dans les rues de la ville l'animant inlassablement. Elle ne vit pas Mael entrer et sortir de la douche elle était quelque peu perdue dans ses pensées. Elle fit un petit saut et se retourna avec un sourire amusé vers son amie.

- Aller, à mon tour. Ensuite, ben on ira manger de la cuisine cajun. J'ai le ventre qui gargouille, je vais aussi aller demander à nos hôtes où on peut trouver des tours des grandes plantations de cotons des environs. Qu'est-ce que tu en dis on pourrait commencer par là? Et sur place on essaiera de se trouver des visites guidées des endroits hantés. Style des anciens sites de réunions vaudous. Wowwww!! Ça va être super... Dit la rouquine en se dirigeant en sautillant vers la douche avec son sac d'effets personnels. Une fois dans la douche elle se mit à chantonner une chanson. Elle arrêta l'eau au même moment que Mael lui adressa la parole.

- Humm. Oui c'est vrai, j'aime bien l'atmosphère de mystère et de fête qui plane constamment; ça m'attire déjà énormément. En magnifique prof d'histoire que tu es tu dois déjà avoir des ragots juteux ? Et je suis certaine qu'avec pas beaucoup d'efforts on serait super bien ici et comme tu le dis on ne voudrait pas en repartir. Mais bon profitons au maximum de notre voyage. Moi je me suis gardée des journées de off juste au cas où notre road trip nous prenne plus de temps. Elle fit un clin d'oeil moqueur à son amie. Elle retourna s'habiller dans la salle de bain et en ressortit habillée d'un short noir taille basse avec une ceinture de cuir noir, une camisole blanche style sport, les cheveux tressés, une paire de sandales de cuir brune ainsi que ses lunettes soleil sur la tête. Elle était fin prête à attaquer l'aventure en compagnie de sa meilleure amie. Avec Amael les sensations fortes étaient toujours au rendez-vous et De commençait à en être singulièrement addicted.

- Tu sais que c'est ici que ce produisent les meilleurs blues man ? Si tu veux on peut se trouver un petit pub où on pourra en entendre, demanda pleine d'espoir le farfadet.

Mael ajusta ses jeans 3/4 et enfila sa camisole. Elle mit ses espadrilles et se leva.

- Bon, allons trouver tout ce que tu as mentionné. Désolée, je ne connais pas la Louisiane. Tout ce que je sais, à part Katrina, c'est que Louis et Lestat avaient une maison ici dans le livre Entretien avec un vampire. Je ne connais rien d'autre sinon que l'équipe de football s'appelle les Saints et qu'ils jouent au Superdome. Je ne suis pas prof d'histoire, je suis historienne et j'ai surtout étudié les vieilles civilisations qui ont fondé notre monde. Je dois t'avouer que j'en avais plutôt rien à battre des États-Unis... J'ai étudié la Guerre de Sécession entre le nord et le sud, l'indépendance mais pour le reste, je suis plutôt faible. Là où j'excelle c'est dans la Rome Antique et dans la Grèce. Alors pour cette fois, on va dire que tu es l'historienne et que tu m'apprends des trucs sur la Louisiane. Et pour ce qui est de manger cajun, j'en ai mangé une fois dans une fête où on célébrait différentes cultures.

Elle trottina jusqu'à De et la prit par le bras. Elle l'entraîna à l'extérieur.

- Moi, ce qui m'intéresse poulette, c'est de visiter les maisons hantées et de tenter de voir des fantômes... Si ils existent! Quoique avec notre emploi, je ne comprends pas comment je fais pour douter encore. Tu crois qu'on pourra exorciser un possédé? Me semble que j'aurais l'air cool avec mon eau bénite!

Elle fit un grand signe du bras comme si elle aspergeait de l'eau partout.

- Vade retro Satana! Satan, sors de ce corps ahahah!

Elle se retourna rapidement face à De.

- Allons manger et boire en écoutant du blues!

De éclata de rire, Mael avait parfois de ces idées!!! La rouquine fit comme si c'était elle la possédée et se laissa tomber par terre en se convulsant de partout. .Elle se releva en se tenant les côtes tellement elle riait.

- Je ne connais pas grand chose de plus que les grandes plantations, je me suis déjà intéressé au vaudou, si seulement ça avait pu fonctionné...HAHA...Non c'est mieux comme ça, pauvre gars. Si le vaudou avait fonctionné sur lui...Mais bon c'est le passé. Mais je ne doute plus de bien des choses avec notre métier. On a vu des choses invraisemblables... alors je crois sérieusement que les spectres peuvent exister. Les deux agentes descendirent les marches et De se dirigea vers le comptoir en sautillant, regardée bizarrement par les tenanciers. Elle leur demanda avec un sourire charmant certaines informations, cela prit 5 minutes. Ensuite elle se dirigea vers Mael dont elle prit la main et l’entraîna à l'extérieur. Elles marchèrent dans les rues bondées de gens. Une odeur épicée flottait dans les airs, les portes étaient pour la plupart ouvertes, les terrasses bondées... Bref ça fourmillait autour d'elles.

Au bout de 15 minutes de fouinage De repéra le pub où elle voulait manger. Elle fonça dans la foule et se retrouva avec Mael toujours accrochée à sa main devant un homme qui plaçait les gens. Elle lui demanda une place pour deux sur la terrasse. Elle commanda un pichet de sangria. Et se retourna vers son amie un sourire moqueur aux lèvres.

- La madame m’a parlé d'une petite agence qui faisait visiter les plantations de coton et les maisons hantées...un deux pour un quoi! Bon pour en revenir aux gars de tantôt… Je crois qu'il est possible d'en aimer deux à la fois. En tout cas je comprends ce que tu ressens...moi cependant j'ai juste une attirance envers Raph, je ne crois pas que je ressente de l'amour. Je connais rien de lui, contrairement à toi et Jale qui vous vous connaissez quand même. Mais bon...Elle fit un clin d'oeil à Mael.

- Tu dois absolument manger du poisson...c'est fantastique la façon dont la cuisine cajun l'apprête.

Assise au pub Mael laissait son visage prendre du soleil. Elle buvait sa sangria et écoutait De.

- On ira voir cette agence demain. Je te dirais que les plantations de coton n'ont aucun intérêt à mes yeux mais les maisons hantées, j'ai trop hâte.

Elle grimaça quand il fut question des hommes. Elle pensait en avoir fini avec ce sujet-là.

- Je ne connais pas Jale tant que ça! On a passé... quoi... 2 jours ensemble... pas habillés... dans son appart... Bon, je suis contente de savoir que c'est seulement de l'attirance que tu as pour Raphaël. Moins de problème ainsi.

Elle étira ses jambes sous la table, terminant ainsi le sujet. Elle ne voulait plus penser à ça. Elle ferma les yeux et laissa sa tête tomber vers l'arrière. Elle relaxait quand quelqu'un marchant dans l'allée lui frappa la tête en marchant. Il ne s'excusa même pas.

- Hey! Surtout excuse-toi pas! Arrache-moi la tête, vas-y!

Elle croisa ses bras sur la table.

- Quel impoli! Baon, tu disais, on mangera cajun? Du poisson? Baon... allons-y pour le poisson. Je trippe pas vraiment là-dedans... et ne me sors pas la phrase que je viens du fleuve, j'aime pas ça bon. Mais pour toi, je vais faire un effort et goûter. Mais, promets-moi qu’on n’en mangera pas tous les jours! Sinon, je vais finir par manger le coton dans les champs. Je suis venue en Louisiane pour te faire plaisir. Alors, j'espère qu'on verra de vrais fantômes et non pas des imitations sous des draps de lits blancs.

Elle leva le bras, faisant signe au serveur de s'approcher. Elle soupira, et regarda De.

- À toi poils de carotte, call nous ce serveur! Et on va manquer de sangria!

De pouffa de rire devant l'air de Mael. Elle n’était pas plantation d'accord mais c'est là que se trouvaient la plupart des fantômes de la Nouvelle-Orléans.

- Tu sais Mael c'est dans les plantations vieilles de centaines d'années que l'on retrouve le plus de fantômes. Il s'y est passé tellement d'affaires. C'est riche en histoires et en spectres!!! Dit la rouquine avec un clin d'oeil.

- Ah Mael on est pas obligé de parler des hommes tu sais...je suis un peu écoeurée d'en parler d'ailleurs!!! On est ici pour être entre filles...Je voulais simplement m'assurer que tu étais heureuse c'est tout...Ton bonheur est important pour moi poivron.

De se tut et laissa Mael se perdre dans ses pensées elle en fit de même. Un innocent accrocha Mael et ne s'excusa même pas. Ce fut plus rapide que sa pensée et De lança sa cuillère par la tête à l'imbécile. Il la reçut derrière le crâne. Il se retourna pour protester mais De lui lança le regard qui tue à la sauce Derhowen. Le gars continua son chemin. Le farfadet ne pu s'empêcher de rire.

- Il ne t’a pas trop fait mal ma belle?

- Pour le cajun tu peux manger autre chose, y'a beaucoup de poulet dans cette bouffe seulement moi je ne passe pas au côté de leur taboulé au poisson! Et non on ne bouffera pas toujours cajun Mael d'amour. On est aux States...on doit au moins se bourrer la face de burgers...C'est un classique, enchaîna la rouquine en tirant la langue à son amie. Elle regarda le serveur venir vers elles...et sourit. Elle commanda pour elle et demanda un autre pichet de sangria!

- C'est à toi, tu prends quoi le poulet ou le poisson ?

Quand elles eurent commandé et que le serveur quitta, De fronça un peu les sourcils.

- Dit Mael ? Ça ne te tentait pas de venir en Louisiane ? Tu aurais du le dire on aurait été ailleurs tu sais...Moi l'important c'est que je suis avec toi l'endroit je m'en balance un peu! Lui dit la petite chose rousse avec un sourire franc.

Mael fit un clin d'oeil à son amie.

- Ça me faisait plaisir de venir ici, tu avais l'air d'y tenir. Et peu importe où on est, toutes les deux on a du plaisir. Mais encore, j'ai l'air d'une tarte, je ne sais même ce que sont des plantations de coton! Et je pensais qu'on allait visiter des plantations ET des maisons, pas les deux en même temps. Ne t'en fait pas pour moi, j'aurai du plaisir! Et merci de ne plus parler de Adalric et de Jale.

Mael commanda la poulet, le poisson ne l'inspirant pas trop.

- Je crois que pour aujourd'hui, on va se contenter de faire de la terrasse si tu n'y vois pas d'inconvénients. Je vais essayer de m'imaginer sur la rivière, en kayak, en train de pagayer comme une cinglée pour descendre le courant.

Elle ferma les yeux et fit un sourire niais, et releva les sourcils. Soudain, elle regarda De, le plus sérieusement du monde.

- Je viens de frapper un béluga! Il devait être suicidaire lui aussi! Comme les chevreuils!

Elle éclata de rire. Leur commande arriva et Mael regarda son assiette en soupirant. Son spaghetti lui manquait. Elles mangèrent et burent jusqu'à ce que l'heure de rentrer arrive. Mael commençait à ne plus avoir les yeux en face des trous. Les deux filles rentrèrent bras dessus, bras dessous à leur chambre où Mael sombra dans le sommeil immédiatement, en travers du lit, sans enlever ses chaussures, ni ses vêtements.

De passa une agréable soirée, mais bien évidemment elles abusèrent encore une fois des plaisirs de la table en l'occurrence l'alcool! Mais la sangria était faite maison et elle était délicieuse! Bref la rouquine ne calcula pas le nombre de pichets qu'elles lapèrent ainsi. Pas une fois elles ne parlèrent à nouveau des gars. Et De piqua un fou rire monumental quand Mael déclara avoir heurté un béluga suicidaire. Tout le monde la regarda avec des gros yeux. Elle fronça alors les sourcils et leur tira la langue. Les gens retournèrent bien vite à leurs assiettes et laissèrent les deux jeunes femmes faire les conneries qui leur plurent.

- HAHAHA sérieux Mael...Il faut que tu m'amènes faire du kayak un jour. Je n’en ai jamais fait. Est-ce que c'est dangereux d'entrer en collision contre un béluga? Demanda innocemment la rouquine, elle n'avait aucune connaissance du fleuve...l'experte c'était Amael.

- Je sais pas pour le chevreuil...Moi j'ai simplement donné un coup de volant pour ne pas que tu lui fonces dessus. Je ne suis pas prête encore à corroborer si c'était un suicide animalier ou simplement une mauvaise conductrice qui était au volant. De fit une bouille espiègle à son amie, lui signifiant ainsi qu'elle la taquinait, rien de plus et qu'elle ne doutait pas des capacité de conductrice de sa noiraude nationale.

Elles finirent leur soirée s'enfargeant dans les fleurs du tapis. Le retour fut beaucoup plus long que l'aller. Elles titubaient et durent s'arrêter à plusieurs endroits. Mais elles rejoignirent finalement leur chambre où toutes les deux s'effondrèrent. De ne s'endormit pas tout de suite, avant elle alla se brosser les dent et se changer en pyjama. Elle regarda Mael étendue toute habillée sur son lit et eut un sourire franc. Elle aimait vraiment Mael comme si c'était sa soeur. Et quelle soeur en plus! Elle s'approcha de son poivron noir et lui retira ses chaussures et la recouvrit d'une couverture. Ensuite elle fila dans son lit.

Le lendemain matin De fut debout de très bonne heure et sauta dans le lit de Mael pour la réveiller.

- Allez...debout la marmotte!!!! Elle donna un gros bec sonore sur la joue de la jeune agente encore endormie.

- Aujourd'hui y'a plein de fantômes qui nous attendent...Qui sait on pourra peut-être entrer d'autres informations sur les phénomènes inexpliqués dans la base de données de l'ordinateur. La rouquine débordait de joie et d'énergie.

Le sommeil de Mael fut troublé de tout ce que les deux agentes avaient dit et fait pendant la journée. Elle se voyait en kayak avec Jale qui soudainement disparaissait pour laisser place à De qui tentait de sauver un chevreuil qui s'était suicidé en sautant dans le fleuve. Puis, elle réapparaissait dans une maison hantée où un Adalric fantôme tentait de la kidnapper pour lui faire manger du béluga. Elle se réveilla en sursaut lorsque la maison explosa. Elle vit De étendue dans l'autre lit et se recoucha. Elle attendit que son coeur se calme et finit par se rendormir.
Lorsque De sauta dans le lit, Mael grogna et tenta de se cacher sous les couvertures.

- Pitié! On est en vacances!!! Encore quelques minutes!

Elle tenta de se tourner de dos à la jeune agente rousse mais cette dernière ne l'entendait pas ainsi. Elle dérangea Mael jusqu'à ce que cette dernière décide de se lever. Elle grogna et se dirigea vers la douche. Enfermée dans la salle de bain, elle s'appuya contre le mur de la douche et ferma les yeux, laissant l'eau chaude lui couler dessus. Elle avait mal dormi et était encore fatiguée. Elle grogna et se lava. Puis, elle rejoint De dans la chambre.

- Je déteste les matins. On a de quoi déjeuner?

Elle gratta ses cheveux, les ébouriffant un peu plus.

- J'ai la bouche comme un plancher de taverne! On dirait une truite au soleil!

Elle alla boire un verre d'eau.

-T'as jamais mal aux cheveux le lendemain d'une cuite toi? Bon, plan de la journée, on va botter le cul à des fantômes! Tu es prête?

De était survolté comme toujours au réveil. Elle adorait les réveils. La rouquine débordait d'énergie une vraie hyperactive. Elle souriait à pleines dents à Mael qui elle avait du mal à se lever. Elle la laissa prendre sa douche, durant ce temps le farfadet sauta sur les deux lits essayant de voir où elle pourrait se rendre avec et sans course avant. Bref elle s'amusait comme une petite folle. L'état des deux lits était lamentable quand Mael ressortit de la salle de bain. Mais c'est une De assise sagement avec une bouille des plus angéliques qui se rua vers la salle de bain elle aussi pour prendre une douche vite fait à l'eau froide pour se désénerver un peu. Ça frisait la folie ce matin-là. Elle ressortit les lèvres bleues de la salle de bain presque en claquant des dents mais se réchauffa bien vite en sautant partout. Son ventre la tira de sa quasi folie et la rappela à l'ordre. Elle fit un sourire espiègle à son amie. Et la prit par la main pour l'entraîner vers le petit restaurant de leur hôtel.

- Vient ma belle!!! On va déjeuner au resto de l'hôtel. Quoique un muffin me conviendrait, faut pas se surcharger l'estomac. Si on a à avoir la chienne j'ai pas le goût d'avoir à vomir longtemps après du à l'état de choc. Elle alla donc au comptoir libre service où elle se prit un muffin, un jus d'orange et un cup de lait. Elle paya l'addition et les deux filèrent à l'extérieur.

- Alors ta bouche ressemble moins à une truite fumée ? Demanda la rouquine pour lui tirer la langue ensuite.

- Moi quand j'ai la gueule de bois on dirait que je me réveille avec du gravier trois quart dans bouche, ça c'est sans compter que j'ai l'impression que mes paupières sont collées à la colle contact ultra résistante. Tu es chanceuse de ne pas avoir encore assisté à cela Mael. De sautillait dans les rue en mangeant son muffin et se renversant du jus d'orange sur son chandail. Maladroite quelques fois. Mais bon c'était De. Elles se dirigèrent vers la petite agence dont leur avaient parlé les propriétaires de leur hôtel pour les visites des plantations et des maisons hantées.

- Je suis plus que prête à aller botter des culs de fantômes centenaires. Et pour en revenir à tantôt...non je n’ai jamais mal aux cheveux. Les cheveux roux doivent être moins sensibles aux cuites que les cheveux noirs. Elle envoya un clin d'oeil à la jeune agente.

- Oh et j'oubliais... excuse mon allégresse de tantôt. Mais moi le matin c'est mon high! Je vais essayer de me contenir demain matin d'accord? Demanda la rouquine avec des grands yeux de chat potté tout en faisant un colleux à Amael.

- Super... regarde c'est là. Je suis certaine qu'avec un cent dollars en dessous de la table on devrait pouvoir avoir des frisons. Elle lui montra l'agence de tourisme décrite la veille et se dirigea vers celle-ci de son pas sautillant.

Mael, elle, détestait les réveils. Surtout quand une rouquine lui sautait dessus. Elle suivit De, en silence contrairement à son habitude. Elle se prit une galette aux canneberges et amandes, une jus de pomme et paya sans adresser la parole à la caissière. Elle suivit De, tentant d'ouvrir le plastique entourant la galette. Elle en vint à prendre les nerfs et failli jeter la dite galette au bout de ses bras. Elle se ressaisit et enfouit la galette dans sa poche.

- Je la mangerai plus tard, bougonna-t-elle.

Elle aperçut l'agence indiquée par De et entra. Elle repéra le comptoir malgré ses paupières pas très hautes dans son visage. Elle s'étira, manquant frapper un homme derrière elle.

- Désolé, pas fait exprès.

Elle se tourna vers De et grimaça.

- On les achète? Je m'assois près de la fenêtre dans l'autobus, peut-être qu'un peu d'air frais fera du bien à mon sommeil! Il partira peut-être au vent.

Elle se dirigea vers le comptoir pour acheter des billets pour une visite d'un champ de coton et de la maison hantée. Pendant qu'elle attendait le départ, elle alla s'asseoir dehors et reprit sa galette qu'elle ouvrit avec ses dents. Elle la mangea en silence, buvant son jus de pomme.
*Envoye, secoue tes puces Mael, tu dormiras ce soir!*

Sa conscience lui tapait réellement sur les nerfs et Mael commençait à en avoir raz le bol! On peut changer de conscience? La sienne était trop perspicace. De vint la rejoindre et Maël lui sourit de toutes ses dents.

- Alors beauté de mon coeur? On y va?

De était aux anges. C'était un radieux matin et contrairement à sa collègue, la rouquine adorait les matins. Les oiseaux chantaient, une petite brise soufflait tout pour être bien et passer une belle journée! Elles entrèrent dans la bâtisse, Mael faillit percuter un homme...s'excuse du bout des lèvres en ronchonnant. Le lutin s'approcha d'elle toute guillerette et lui tapota la joue comme on le fait à une enfant. Ses yeux pétillaient d'espièglerie.

- Allez petite Mael...fait un beau sourire à ma tante De. Si tu y en fais un tu auras le droit de voir de vrais fantômes. Elle lui tira la langue pour lui faire comprendre qu'elle la taquinait. Et se retourna vers le comptoir. Elle fit signe à Mael d'aller s'asseoir.

- Des plans pour que tu sautes en arrière du comptoir s’ils te font trop attendre. Rigola l'énergique petite rouquine.

- Je m'en charge Mael d'amour...va manger l'ogre!!! Sans plus attendre elle prit des arrangements pour aller visiter des endroits dans les environs réputés pour leurs fantômes et leurs valeurs historiques et leurs rituels vaudous. Contrairement à ce que croyait Mael cette entreprise était très spécialisée. Pas d'autobus ici, les deux femmes seraient accompagnées d'un guide privé, le véhicule serait une Jeep, donc Mael aurait son air qui emporterait son air de boeuf. Et il comprenait aussi la visite de deux plantations dont une où auraient été commis plusieurs meurtres du au vaudou, et l'autre où il y aurait eu des cas de possessions. Ensuite il y aurait des visites de cimetières et d'églises réputées elles aussi hantées pour finalement terminer par une séance vaudou chez une vieille femme. De était folle comme un balai!!! Elle revint surexcitée vers Mael et s'assied à côté d'elle mais incapable d'arrêter de bouger elle se mit à sautiller des jambes.

- C'est fou ma belle!!! On va voir plein de choses et en plus c'est super personnalisé! Y'aura juste toi, le chauffeur et guide et moi. Donc trois personnes en tout. On visitera 2 plantations dont une où il y a eu des possessions ou des exorcistes autorisés par l'église y ont été recensés. Des cimetières où il y a eu des apparitions ainsi que des églises où il y aurait eu des rituels sataniques et finalement on ira voir une vieille madame qui fait du vaudou. Tu pourras en profiter pour faire jeter un sort à Adalric. La rouquine tira la langue à son amie...et partie à rire.

- Ils doivent préparer le véhicule, ça devrait plus être long avant que l'on vienne nous chercher pour partir !!!

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MessageSujet: Re: Road Trip en règle (PV Amael et Derhowen)   Ven 8 Avr 2011 - 2:58

Amael était assise avec De et sa bonne humeur refaisait lentement surface. Elle était heureuse de ne pas partir avec une quinzaine d'autres touristes qui s'époumoneraient devant un drap de lit blanc avec deux yeux.

- J'ai oublié mon eau bénite, dit-elle faussement triste.

Elles patientèrent encore quelques minutes avant qu’une jeep et un homme, pas tellement plus âgé qu’elle à bord arrive. Il parlait français avec un accent incroyable qui fit sourire les deux jeunes femmes. Il les invita à monter à bord. Mael, politesse obligeant, laissa monter De en avant et s'installa sur la banquette arrière. Au-dessus de la jeep passait une barre de métal. Lorsque le jeune homme, se prénommant Dean démarra la voiture, Mael se leva pour s'appuyer dessus et lorsqu'ils sortirent de la ville, elle admira le paysage. Tout à coup, elle cru voir de quoi de rose sur le bord du chemin. Elle plissa son nez pour mieux voir et releva les lunettes de soleil. Il y avait bien un oiseau rose près d'une rivière.

- De!! Regarde!! Une spatule rosée!! Tu crois qu'on verra des alligators, ou des crocos, tout dépendant je ne fais pas la différence! Tu crois qu'on pourra les approcher? J'aimerais beaucoup voir une spatule de près. Tu as pris l'appareil photo? Tu crois qu'on verra un chaoui? Regarde la faune, c'est vraiment beau! On arrive dans le champ de coton? On appelle ça comment? Un cotonnier?

Elle sourit à Dean qui la regarda, souriant de la voir s'émerveiller et poser des questions.

- Tu sais, je crois que la spatule est rose à cause des écrevisses qu'elle mange!

De était comme dans un était second. Elle affichait un sourire niais, complètement perdue dans ses pensées...mais sans pour autant arrêter de gigoter partout. Elle s'assied en avant avec leur guide quoiqu'elle aurait mieux aimé être assise en arrière avec Mael. Leur guide avait un drôle d'accent et c'est d'ailleurs ce qui ramena la rouquine parmi le temps présent. Elle pouffa de rire. Et regarda Mael en lui faisant un clin d'oeil magistral. Par la suite, De regarda dehors elle aussi. Elle était cependant moins attirée que Mael par la faune. Elle se leva debout à son tour cependant quand elle aperçut l'étrange oiseau que lui montrait la noiraude.

- Oui!!! J'en ai déjà vu de ces oiseaux au Zoo de St-Félicien. Et tu as raison, ils ont ce plumage rosé à cause des écrevisses qu'ils ingurgitent...c'est un peu comme les flamands roses. Pour répondre à tes nombreuses questions de petite fille super excitée, oui j'ai l'appareil photo. Je voudrais pas manquer de te prendre en photos dans des situations cocasses voyons!! Pour qui tu me prends? Demanda la rouquine avec lui tirant la langue.

- C'est quoi ça un chaoui ??? Ça mange quoi en hiver? De affichait une mine curieuse.

- Pour la différence entre crocodile et alligator bah je ne sais pas. C'est à ce moment que leur guide leur parla de la faune et de la flore qui les entourait. Il avait vu que cela intéressait les deux jeunes femmes alors il ne s'en priva pas. Il leur expliqua aussi quelles étaient les différences entre un croco et un alligator. Finalement il s'arrêta sur le bord de la route pour que les deux jeunes femmes puissent prendre les photos qu'elles désiraient ainsi que pour leur permettre de s'approcher de l'oiseau spatule. Après une quinzaine de minutes, ils repartirent tous en direction de la plantation.

- À quoi tu t'attends Mael? Je les ai encore jamais visité...mais ce qui est super le fun c'est qu'on ne va pas voir les habituelles maisons supposément hantées. Là on va hors des sentiers battus. La rouquine rayonnait.

- Je crois pas qu'on ait besoin d'eau bénite mais bon...on sais jamais...Ajouta-t-elle d'une voix mystérieuse.

Elles arrivèrent sur la plantation. Plusieurs bâtiments y trônaient entourés de plusieurs dépendances. Le tout avait l'air abandonné depuis quelques années. Un aspect glauque et lugubre s'en dégageait.

Mael sauta en bas de la jeep, s'étirant par la suite. Elle était parée à affronter tous les revenants du monde.

- Un chaoui, c'est un raton laveur.

Elle regarda les bâtiments et un frisson lui parcourut la colonne. Tout était délabré et semblait tomber en ruine. Un sourire allongea ses lèvres.

- Génial!

Elle se rapprocha de Dean. Il était penché dans la jeep, cherchant quelque chose. Mael supposa que c'était les clés de la maison, quoique d'après elle, un coup de pied aurait suffit à ouvrir la porte. Mais tout briser n'aurait rien servi, elle n'était pas une ghostbuster. Elle observa le bas du dos de Dean, là où son chandail remontait parce qu'il était penché et quand il se redressa elle lui fit un sourire angélique.

- On y va?

Le jeune homme les mena vers la maison et débarra la porte. À l'entrée, il leur raconta ce qui s'était produit dans cette maison pour qu'elle devienne hantée. Mael l'écoutait, levant les yeux vers le deuxième étage, ayant hâte de visiter le deuxième. Elle était à peu près certaine que les fantômes, si fantômes il y avait, ne l'aimerait pas. Un coin de sa bouche remonta en sourire narquois, et elle suivit le guide.

- De, je veux que tu me prennes en photo tantôt, suspendue sur le garde au deuxième, comme si un fantôme me poussait! Ce sera marrant! J'ai hâte de voir ce qu'on trouvera ici, à part des araignées et des rats... Un corps! Des vampires! D'un coup qu'on retrouvait un squelette coulé dans le ciment d'un mur au sous-sol?

Plus elle parlait, plus son sourire s'agrandissait. Alors qu'elle avançait, la porte se referma derrière elle. Mael sursauta.

- Le vent...

De sauta aussi du véhicule mais manqua se tordre une cheville. Elle se releva comme si de rien n'était et tira la langue à son amie.

- Un raton laveur...Et c'est en quelle langue ça chaoui?? La rouquine asticotait la noiraude sautillant tout autour d'elle. Elle arrêta quand elle vit où se dirigeait le regard de sa best. Elle s'éloigna en gloussant...et finit par rire à gorge déployée. Quand le guide se retourna pour voir de quoi elle riait elle lui tira la langue à lui aussi et partit en courant sur le balcon du bâtiment. Là elle attendit que les deux autres la rejoignent. Sur le porche le guide leur raconta l'histoire de ces lieux. C'était sordide à souhait.

Un homme d'une riche famille possédait cette terre et la plantation de coton des environs. Celui-ci était un personnage des plus pervers. Il ne se gênait pas pour aller dans le quartier des serviteurs et esclaves, pour la plupart des noirs, les violer, les battre et les tuer. À cette époque c'était le blanc qui avait raison et s'attaquer à son propriétaire équivalait à une pendaison haut et court. Donc plusieurs pendaisons furent aussi perpétrées en ces lieux. Quand la femme de celui-ci apprit tout ce qu'il faisait, elle ne le supporta pas et noya ses deux enfants avant de se pendre à la balustrade du deuxième étage de façon à ce que son mari la trouve en entrant. Bref, cet homme vira fou...se croyant hanté par les fantômes de ses esclaves tués et pendus ainsi que par les fantômes de sa femme et de ses enfants. Il disparut un beau jour sans laisser de trace.

Les fantômes de beaucoup d'esclaves furent aperçus, selon le guide, dans les bâtiments secondaires. Dans la maison principale, qui devait être d'une beauté inestimable pour l'époque, on apercevrait parfois le cadavre pendu de la femme et d'autres fois les esprits des enfants dans la salle de bain. D'autres auraient affirmé avoir vu le propriétaire terrien déambuler dans les couloirs de la demeure.

- Wowwwwwww... La rouquine cassa l'atmosphère. Elle éclata d'un grand rire sinistre... vous voyez le genre. Elle entra et fixa tout comme Mael la balustrade du deuxième étage.

- Tu es certaine Mael que tu veux te tenir debout sur cette balustrade? Tout à coup que la femme aime pas ça ? Demanda malicieusement le lutin.

- Je sais pas ce qu'on va trouver mais j'aimerais vraiment ça voir quelque chose. Ça m'enlèverait les grenouilles à bandeau et les démons de la tête deux secondes. De sursauta aussi quand la porte se referma. Sa voix se fit mystérieuse et caverneuse.

- Bouuuuuuuuuuuuuuu!!! Le vennttttttttttt ???? Elle rit ensuite et suivit le guide afin de découvrir le premier niveau.

Mael jubilait. Elle voulait voir les fantômes des esclaves dans les bâtiments secondaires et ceux de la femme, des enfants et le propriétaire.

- Ouais mais si il est disparu, pourquoi hanterait-il encore cette place? La femme et les enfants, oui, je comprends, les esclaves aussi mais le propriétaire... On sait même pas il est où!!

Elle écoutait Dean avec attention quand De brisa l'atmosphère.

- Bravo poils de carotte! Si tu voulais briser l'atmosphère, je suis heureuse de t'apprendre que t'as réussi!

Puis elle suivit Dean.

- Bien sûr que je veux me faire prendre en photo! Comme si un fantôme viendrait me pousser en bas! Je ne promènerai pas dessus, je veux juste m'appuyer sur le garde! Ce ne doit pas être assez solide pour que je me tienne debout dessus. Et si la femme aime pas ça, elle viendra me le dire ahah!

Elle regarda Dean qui avançait déjà vers la prochaine pièce de la maison.

- Hey! Est-ce qu'on ira en au deuxième? Et dans les bâtiments secondaires? Les as-tu déjà vu toi les fantômes?

Elle regarda De.

- Je sais que tu riais parce que je l'observais...mais je peux checker le menu sans goûter!

Elle lui fit un clin d'oeil et courut rejoindre Dean.

De n'en pouvait plus de les voir parler de la légende et Mael qui en rajoutait...pffffffff...

- Mael il nous a déja raconté la légende. Y’a rien de plus à savoir, si tu veux en savoir plus faut fouiller.

Dean ne put s'empêcher de rire devant la remarque de la rouquine, il se retourna vers la noireaude pour lui faire un clin d'oeil et lui assurer qu'elles pourraient visiter de fond en comble toute la propriété. À vrai dire le farfadet, comme la nommait Dean, avait requis les services de la voiture et du guide donc lui pour 3 jours entiers. Donc elles auraient le temps de prendre leur ''temps'' partout. Avant de s'en aller dans une pièce qui devait être une bibliothèque, De fit une grimace à son amie.

- Tu vois poivron noir... On a tout notre temps, et si tu continues à les harceler comme cela je suis certaine que les revenants viendront te mordre les orteils cette nuit. Le lutin s'en fut. Mais une exclamation de surprise lui échappa.

- Mael !!! Vient voir ça! C'est pas toi qui aime la littérature anglaise? Il en a des rayons complets. Et Waouaaaaaa! Il y a des éditions vachements vieilles! Quand Mael la rejoignit dans la pièce elle put voir De qui tenait un livre recouvert d'une couverture en cuir. Tous les murs étaient tapissés de livre, du sol au placher. Soudain, directement au dessus de leur tête, un grand bruit se fit entendre. Dean qui était venu les rejoindre pâli. De son côté la rouquine se mit à courir en direction du corridor de son pas sautillant.

- Wouaaaaaaaa...Mael...c'est parti...Chassons le fantôme!!!!

Amael grogna au commentaire de De, et lança un regard noir à Dean qui en riait.

- Si ça m'intéresse, j'ai le droit de poser des questions. Si je ne peux pas poser de questions, aussi ben me dire de rester chez moi! C'est tout ce que je sais faire!

Elle bourrassa un peu et marcha jusqu'à un placard qu'elle ouvrit d'un coup sec. Elle espérait y trouver quelque chose d'incroyable, un squelette, une momie, une araignée géante mais non. À part la poussière, rien n'habitait ce placard. Amael referma la porte. Puis elle entendit De crier. Elle alla la rejoindre et contempla les livres. Il y avait une multitude de livres, tous plus vieux les uns que les autres. Mael passa devant les étagères, regardant les titres. Certains étaient écrits par des auteurs dont elle n'avait jamais entendu parler. Elle posa le doigt sur un.

- Geoffrey Chaucer... Wow! Et quelle édition! Elle a sûrement... 150 ans. Je suis certaine que si je l'ouvre, les pages tomberont en miettes...

Le bruit la fit sursauter et elle leva les yeux au plafond. Dean était blanc comme un drap et De surexcitée comme une souris sur l'acide. La rouquine détala comme une fusée. Mael prit le temps de contempler la bibliothèque une dernière fois et suivit les traces de De. Elle monta l'escalier, remorquant un Dean qui avait plus ou moins envie de monter voir qu'est-ce qui se passait. Elle ne repéra pas De, et se demanda dans quelle chambre la rouquine pouvait bien se trouver.

- De? De t'es où? Je t'avertis Derhowen O'Donnell que si tu me sautes dessus pour me faire faire un saut, tu ne verras jamais tes 25 ans!

Elle prit la direction de la pièce qui se trouvait au-dessus de la bibliothèque, celle où le bruit s'était produit. Elle s'aperçut que Dean ne la suivait pas et elle le prit par le poignet.

- Toi aussi tu viens, tu es responsable de nous! Si la rouquine a fait quelque chose, ce sera de ta faute! De! Tu es là?

Elle poussa la porte pour pouvoir voir avant de rentrer. Pas qu'elle avait peur des fantômes, après tout, les revenants ne sont pas solides, mais la vision de quelqu'un de pendu, ça se prépare.

De monta les escaliers en trombe. Elle faillit manquer la troisième marche et donc de s'étaler de tout son long ou son court tout dépendant comment vous voyez, dans l'escalier. Elle jura à voix base mais réussit tout de même à se rendre en haut qu'avec de futurs bleus. Une fois là, elle sentit un froid intense tout autour d'elle. Le lutin ralentit et poussa doucement la porte de la pièce d'où était venu le bruit. De l'autre côté on pouvait encore entendre comme de longs grattements. Quand la porte se mit à grincer sur ses gonds...tous les bruits stoppèrent. Le farfadet entra dans la pièce comme si elle était entrée dans un hangar ennemi, c'est-à-dire précautionneusement. Des meubles tenaient encore debout, en décrépitude.

- Wow !!! C'est la chambre des maîtres... De se mit à longer les murs pour essayer de relever une quelconque trace de supercherie mais elle ne trouva rien. En passant près de l'armoire à draps, elle sentit un gros courant d'air. Elle entendait Mael lui parler mais elle voulait vérifier son hypothèse. Elle essaya de pousser un peu le lourd meuble ne le déplaçant presque pas à vrai dire mais le petit sillement se fit entendre un peu plus fort. Elle sautilla de joie et ne se retint plus.

- Amael Archer...je suis ici. Et je crois que l'on a trouvé le jack pot. Vient voir ma grande. C'est sûrement une pièce secrète. De son côté, Dean se mit à avancer...après tout ces deux femmes étaient sous sa responsabilité. Il entra dans la pièce et alla tout de suite trouver la rouquine qui sautait partout.

Amael entra dans la pièce et rejoignit De près du placard. Une fois que la rouquine lui eut exposé son idée de faire bouger le meuble pour vérifier si il y avait une pièce secrète derrière, Mael sourit.

- On y trouvera peut-être des cadavres ou des trucs du genre! Elle marqua une pause et remarqua que Dean la regardait bizarrement.

- Bah quoi? On est là pour voir des fantômes oui ou non? Ne me regarde pas comme ça beauté et aide-nous à pousser ce meuble. On ne l'abîmera pas, promis.

Elle s'appuya le dos et plia les genoux pour se donner une plus grande puissance. À eux trois, ils réussirent à pousser le meuble un peu.

- Bordel, il est fait en quoi? Souffla Mael quand ils eurent terminé.

Devant eux apparaissait l'ouverture d'une pièce secrète que personne n'avait sûrement jamais vue. Amael sourit à De.

Après moult efforts de la part de Mael et De, l'étagère bougea enfin. Dean ne les avait pas aidé il semblait désapprouver leur exploration hors des sentiers battus. La rouquine se tourna vers lui en s'épongeant le front et lui fit un sourire espiègle.

- Si tu ne veux pas venir chiffe molle bien retourne nous attendre dans la voiture. Moi je compte bien explorer cette plantation hantée. Elle lui tira la langue pour bien lui montrer que chiffe molle était seulement un taquin et reporta son attention vers la cavité dans le mur. En fait ce n'était pas une pièce mais bien un escalier dissimulé dans le mur et qui s'enfonçait vers le sol. De prit sa lampe torche, l'alluma et regarda dans le trou. Elle se tourna vers Mael un sourire diabolique aux lèvres. De son petit pas léger elle s'engouffra dans l'arche du mur pour en descendre les marches.

Les murs suintaient l'humidité. Et plus les deux jeunes femmes s'enfonçaient au coeur de la maison et plus l’air devenait froid. Aucun interstice ne brillait de lumière, si bien que seules leurs lampes torches éclairaient leur progression. Le farfadet faisait attention où il mettait les pieds, sachant très bien que dans ces vieux bâtiments le bois vermoulu pouvait être fatal. Mais au bout d'une lente progression, des marches de pierres cédèrent aux marches de bois. Un vent frais leur fouettait le visage. Sur les murs apparurent alors des signes ésotériques de couleur brune...comme si c'était du sang qui avait vieilli. Au détour des escaliers, après s'être enfoncé d'une quinzaine de mètres sous terre, le corridor devint plat et se mit à serpenter sous terre.

- Tu as vu ces dessins Mael? Lui dit la petite rouquine en s'arrêtant auprès d'une des nombreuses fresques ésotériques qui peuplaient le corridor.

- C'est quoi à ton avis ?

Mael suivait De. Elle avait aussi remarqué tous les signes sur le mur et arrivée où c'était plat, elle illumina l'une des fresques. Elle l'éclairait, cherchant à comprendre. Elle s'approcha et en toucha un. Il s'agissait bel et bien de sang séché depuis très longtemps. Mael recula ses doigts et les essuya sur ses pantalons. Elle grimaça à l'endroit de De.

- C'est bien du sang, et très vieux à en juger par la couleur et la texture. Tu crois que ça aurait pu être un mauvais sort jeté contre les habitants de la maison? Tu sais, si je me souviens bien de ce que tu m'as dit, les esclaves avaient des tendances à jouer au vaudou et certains devaient pratiquer la magie noire... Peut-être connaissaient-ils cet endroit et ont-ils décidé de l'ensorceler...

Elle reprit sa marche avec De.

- Je ne connais pas grand chose à la magie noire, à l'ésotérisme, au vaudou, à la sorcellerie en résumé. J'ai seulement joué à jeter un sort à un gars pour qu'il tombe amoureux de moi quand on était ado.

Elle ricana.

- Ça n'a pas fonctionné, je lui ai cassé le nez en jouant au cossom par accident et il m'en a toujours voulu par la suite.

Elle éclata de rire. Elles suivirent les couloirs, s'éclairant de leur simple torche. Il semblait y avoir une pièce plus claire au fond, ou du moins, un espace où le jour devait filtrer un peu. Les deux filles s'y rendirent. Une porte de bois était devant l'entrée, abîmée par le temps. Les deux filles poussèrent sur la porte pour l'ouvrir un peu. Lorsqu'il y eut assez de place pour les laisser passer, elles entrèrent dans la pièce.

Éclairant la pièce avec sa lampe, Mael remarqua des torches sur les murs. Elle fouilla dans ses poches à la recherche d'un briquet. Elle trouva des allumettes dans ses poches. Elle les avait pris le matin même à l'hôtel avant de sortir. Elle alluma une torche. Le bois sec s'embrasa mais il ralentit sa combustion. Elle en alluma un autre pour se faire assez de clarté. Elle se tourna vers De, le sourire aux lèvres.

- Et la lumière fut!

La pièce était assez grande pour y contenir plusieurs dizaines de personnes. Par terre, Mael remarqua des dessins ésotériques comme dans les couloirs. Elle se pencha pour les observer.

- Encore du sang...

Mael n'avait que regardé vaguement autour d'elle, s'étant attardée sur les murs et le plancher, où le dessin était peint mais où il y avait aussi des traces de sang.

De avait elle aussi touché à l'étrange peinture couleur ocre. Elle s'essuya prestement quand Mael confirma que c'était du sang.

- On est tombé dans un endroit de débile! Oui la plupart des esclaves à cette époque pratiquaient le vaudou. Ce sont des rituels...je sais pas ça ressemble peut-être au satanisme. Je ne m'y connais pas beaucoup moi non plus. Mais je crois que l'on vient de découvrir quelque chose.

Elle continua à marcher avec Mael jusqu'à ce qu'elles atteignent une pièce d'une bonne circonférence. Elle en fit le tour ou du moins essaya pendant que Mael se dirigeait au centre. Elle parlait joyeusement jusqu'à… Mael allumait des torches pour faire plus de lumière.

- Tu as vraiment jeté un sort? Et tu as pété le nez de... C'est ici qu'elle s'arrêta. Elle venait de voir avec la lumière ce qui se tenait devant elle. La rouquine blanchit jusqu'à la racine des cheveux. Elle tituba vers l'arrière sa gorge ouverte sur un cri qui ne voulait pas sortir.

- Maaaaaaaaaaaaaelllllllllll!! Elle recula encore s'enfargea dans quelque chose et tomba. Elle regarda sur quoi elle s'était enfargée et vit que c'était un squelette humain. De poussa un autre cri muet. Elle se releva et se plaqua sur le mur et entra en contact avec des chaînes.

- Je crois que nous sommes dans l'endroit où ils torturaient les gens... Elle avait murmuré cela regardant autour d'elle. Un bruit de quelqu'un qui se traîne sur le sol et poussant un râle se faisait entendre d'un des coins encore noir de l'endroit. La fougueuse rouquine prit une inspiration pour se donner du courage. Doucement elle avança et sortie une dague.

Amael, toujours penchée sur le dessin du plancher, n'avait rien remarqué de particulier. Elle observait le dessin, s'en faisant une image mentale pour le rechercher plus tard dans les livres. Elle sursauta quand elle entendit De crier et se leva en position de combat. Elle ne vit pas tout de suite ce que De avait aperçu. Elle frissonna et ses yeux s'agrandirent d'effroi. Elle suivit le même chemin que De, ses pieds se barrant aussi dans le squelette. Cependant, elle ne prit pas la peine de se relever et recula à l'aide de ses pieds et de ses mains pour se retrouver contre le mur, près de De.

- Bordel de criss! Qu'est-ce que c'est que ça?

Elle retourna lentement vers le squelette à quatre pattes et l'observa. Puis, un son à faire lever les cheveux dans les airs se fit entendre et Mael cessa tout mouvement.

- De... c'est toi qui a fait ça? Dit-moi que c'est toi...

Elle se releva et attrapa sa lampe de poche.

- Où est-ce qu'on est tombé? Et il est où le preux chevalier quand on en a besoin bordel de merde! Le peureux, il est resté en haut...

Elle pointa sa lampe vers le coin sombre de la pièce et ce qu'elle vit l'horrifia. Elle sentit les cheveux sur sa nuque se redresser et les poils de ses bras aussi. Si ses sourcils avaient pu, ils se seraient levés dans les airs aussi. Elle ouvrit la bouche pour ne laisser sortir aucun son. Le cri d'horreur était resté pris dans sa gorge. Elle échappa la lampe et revint à la réalité. Elle se pencha pour la ramasser et recula.

- De... on s'en va... De... Je ne veux pas savoir si il va bien... De... on s'en va... De...

Elle étira la main pour prendre le bras de sa copine.

De toujours appuyée sur le mur fut bientôt rejointe par sa meilleure amie. Mais dans quelle merde elles venaient de se foutre. Elles avaient décidément le don pour cela.

- Ahhhhhhhh Mael...

Le squelette était là, par terre, leur pied y touchait presque mais ce n'était pas cela le plus épeurant. Le bruit se fit entendre de nouveau et Mael lui demanda si c'était elle qui avait fait ce bruit. Ce long râle morbide...ce frottement d'un corps qui se déplace sur le sol. Les mains de la rouquine se mirent à trembler d'effroi. Elle tenait toujours sa dague à la main, elle sortit la deuxième et la donna à la noiraude.

- Ma...Ma...Mael...je te jure que ce n'est pas moi... AHHHHHHHHHHHHHHHHHH!!!! Regarde...c'est quoi qui rampe là-bas... Merde merde... Y'en a pas de chevalier servant. On doit défendre notre peau juste toi et moi. De respirait très vite, elle était énervée. Elle pâlissait à vue d'oeil. Mael échappa sa lampe torche. Et quand elle la reprit elle éclaira directement la créature qui s'avançait vers elles. De longs cheveux noirs semblant souillés de sang, une peau bleuâtre, des ongles noirs et saillants, des yeux jaunes très brillants…sans oublier son sourire morbide et affamé. L'autre jeune agente demanda à s'en aller. De ne savait plus quoi faire, elle avait pourtant la peur de sa vie mais son côté pratique reprit le dessus. Elle voulait savoir c'était quoi cette créature, elle voulait aussi pouvoir entrer ses informations dans la banque de données de la base. Le farfadet était curieux de nature. La fougueuse rouquine se releva en collant bien le mur...elle tira avec elle son amie et la regarda dans les yeux.

- Mael, je veux savoir c'est quoi. Oui je sais je suis folle mais je peux pas partir comme cela sans savoir c'est quoi. Quitte à devoir tuer cette chose qui serait supposée être morte. Une lueur de détermination s'alluma dans les yeux émerauded de la jeune femme.

- Si tu veux remonter en haut je ne t'en empêche pas, j'aimerais ça par contre que tu restes avec moi pour que l'on fasse cette découverte ensemble. Pense à toutes les infos que l'on entrera dans la banque de données. J'ai vraiment peur...ne va pas me penser insensible seulement pour une fois dans notre vie j'aimerais braver ma peur. Sans plus attendre elle enjamba le squelette. La créature qui rampait se stoppa et poussa un autre long râle.

Mael essayait de se calmer sans grand résultat.

- Avec une dague? Avec une dague!! Je me sers de ça pour manger ma pomme!! Comment veux-tu qu'on tue cette horreur ambulante avec une dague? Je m'excuse et je lui demande de me laisser le percer au niveau du coeur? Si coeur il y a! Tu crois que cette bibitte a un coeur? Je crois que j'ai plus de chances en le frappant avec ma flashlight!

Quand elle vit De partir, elle reprit sur elle.

* Elle est folle! Qu'est-ce qu'on avait affaire à descendre ici et à réveiller les morts? Pis c'est qui lui d'abord?*

Elle serra la poignée de la dague dans sa main et suivit De. La chose n’avançait plus mais les regardait en râlant.

*Si seulement il pouvait se la fermer!*

Elle marcha vers le mort-vivant et le toucha du bout de sa lampe de poche. Il tenta, d’un geste affreusement lent, de s’en saisir. Elle n’eut aucun mal à l’esquiver.

- Tu peux parler?

La créature ne répondit pas et n’émit qu’un long râle.

- Ouais bon ça on sait que tu sais le dire.

Elle le retoucha avec la lampe mais ce coup-là, la créature réagit tellement rapidement que Mael fut surprise. Sa main se retrouva prise sous celle en décomposition de la chose. Le contact froid et désagréable lui donna la chair de poule.

- Lâche-moi! Lâche-moi!

Elle lui asséna un coup de pied et recula. Sans prendre de chance, elle s’étira la jambe et frappa la mâchoire en décomposition avec son talon. Comme la créature refusait de reculer, elle redonna un coup de talon et frappa avec le côté de son pied de l’autre bord de la tête du monstre. Après trois ou quatre coups, la chose recula.

- On n’en tirera rien. Je veux seulement savoir comment il est devenu ça et partir.

La rouquine se retourna vers sa meilleure amie avec un petit sourire en coin. Encore une fois toutes les deux allaient vivre une aventure originale signée Archer/O'Donnel. N'étaient-elles pas après tout les deux meilleures agentes de la base de Montréal ? Même Saphira l'avait dit mais bon. Elles étaient en vacances...et même en vacances les deux jeunes femmes attiraient les ennuis. De gardait dans son champ de vision la créature qui rampait et râlait.

- Oui Mael avec une dague, parce que de un je n'ai rien d'autre avec moi...je suis censé être en Jamaïque!!! Pas dans un sous-sol de la Nouvelle-Orléans après expérimenter une approche avec une créature quelconque. Et deuxièmement, parce que cette créature en putréfaction doit être beaucoup plus facile à découper q'une pomme. Et troisièmement je ne me fais pas trop de soucis pour toi avec le caractère que tu as ainsi que ton superbe crochet du droit. Tu es une bombe. Le lutin finit par lui faire une grimace et s'avança mais Mael la devança. Alla le toucher avec sa lampe, la créature eut un geste lent que Mael n'eut aucun mal à esquiver. La noiraude lui demanda ensuite si elle pouvait parler mais apparemment non. De s'approcha de son pas sautillant. Mais au même moment la créature empoigna la main de Mael. Le sang de la rouquine ne fit qu'un tour et elle s'élança sur la créature lui faisant une descente du coude. Sans attendre son reste elle roula en petite boule pour se relever.

- Non mais ta mère ne t'a jamais appris à être poli? De se retourna vers Mael qui avait eu elle aussi une réaction forte vis à vis de la dite créature, qui avait d’abord reculée sous les coups de Mael, se mettait maintenant debout et avançait vers elles de manière plus agressive.

- Mael ? Cette charogne ne t'a rien fait? Dit-moi que tu es OK ? Je crois bien que tu as raison mon beau poivron, nous ne tirerons rien d'elle...on l'achève et on en ramène un échantillon pour l'analyser. On pourrait même le faire dans une des bases de l'A.N.G.E des States? La créature coupa leur discussion comme l'impolie qu'elle était et se jeta sur elles. Dans un geste rageur et dégoûté De lui lança sa dague qui se ficha dans le front de la dite créature. Elle chancela, tituba un peu, poussant un râle plus fort...et se jeta à nouveau sur ses proies. La rouquine se tenait prête à l'affronter à mains nues.

- Mael ? Je crois qu'elle n'a pas apprécié ma dague dans le front...tu vois elle chancelle un peu plus...comme si c'était possible. Tu veux lui lancer ta dague ou je sais pas moi je l'attire et passe par derrière pour lui décoller la tête avec ta dague. De prit une poignée de terre qu'elle lança sur la créature, celle-ci comme une automate affamée de viande fraîche se dirigea vers le farfadet.

- Voilà c'est à ton tour. Fait lui décoller la tête...si tu réussis pas on achève le tout à la main. Dans les films en tout cas quand les monstres sont privés de leur tête ils cessent de vivre. Croisons-nous les doigts que cela soit pareil.

Mael grimaça au souvenir de la peau froide et dégoûtante de la créature. Elle se frottait encore le poignet quand De décida de lui lancer du sable. Toujours la dague dans le front, le zombie continuait malgré tout d'avancer comme si cela ne lui faisait rien. Mael l'approcha et lui planta sa dague dans une tempe, pour voir si ça aurait un effet sur la créature. Elle plissa son nez, constatant qu'il n'en était rien. Elle reprit sa dague et fila derrière le monstre. Elle lui planta l'arme à la base du cou, faisant une torsion avec. La créature se retourna vivement, frappant l'air avec ses bras mais Mael eut le réflexe de se baisser et évita une claque en pleine figure.

La créature continua de tourner sur elle-même, tentant d'atteindre la dague qui l'empêchait de tourner la tête. Amael s'éloigna, la regardant faire.

- Bon, on fait quoi? Je crois que ma dague est hors d'atteinte...

Sans vraiment attendre de réponse de De, elle asséna un coup de pied dans le torse de la créature, ce qui l'envoya valser quelques pieds plus loin puis tomber sur le dos. Un affreux craquement, suivit d'un bruit dégoûtant de succion se firent entendre. La créature de bougea plus. Amael attendit quelques instants avant de s'approcher. Elle la toucha du bout du pied et la retourna sur le ventre. Elle arracha la dague.

- Tu crois qu'elle est morte? Et ce squelette-là, c'est celui de qui? J'aimerais vraiment qu'on fasse sûr que c'est vraiment mort avant de l'amener à quelque part.

Elle se pencha sur la créature et la piqua avec sa dague. Elle n'eut aucune réaction et elle décida de la déclarer morte.

- De, tu veux la ramener au complet ou seulement un échantillon? Je ne suis pas certaine que Dean adorera ce nouveau passager dans la jeep.

Amael sourit moqueusement.

- Ouais, ajouta-t-elle en ricanant, il est super mignon mais côté courage, on repassera... Je pourrais même gager qu'il est reparti en nous laissant ici... quoique il ne sait pas ce qu'il y a en bas, il doit nous attendre en chialant.
De demeurait sur ses gardes et regarda Mael poignarder la créature à la tempe et presque lui démantibuler la nuque. Elle n’eut pas le temps de répondre aux questions que la noiraude lui posait que la créature se retrouvait déjà sur le sol, déclarée morte par la dite noiraude.

- Je crois en effet que tu l'as bien achevée ma belle. Pour le squelette je ne sais vraiment pas à qui il est. Ça pourrait être à n’importe qui. Un esclave ou de quoi du genre. Faudrait faire des analyses sur les ossements. Elle s'approcha du cadavre deux fois mort et le botta pour s'assurer par elle-même de sa mort. Mael arracha ensuite sa dague. Ensuite Mael lui demanda si elle voulait la ramener au complet. Une idée germa dans l'esprit de la rouquine.

- Non Mael...on ne l'amènera pas. J'ai une meilleure idée. Si on fait ça notre face de creton va nous faire une crise du coeur. Je crois que le mieux ce serait de dépêcher une équipe d'intervention et d'enquête…tu sais celle de la Nouvelle-Orléans... On doit demander à ce trouillard de repartir avec sa jeep et ensuite caller l'A.N.G.E. Tu en penses quoi ? La rouquine regardait son amie les sourcils froncés. Elle se mordillait la lèvre pensant à son plan. De revint dans le monde présent juste au moment où Mael souriait moqueusement et se moquait de Dean.

- C'est vrai qu'il est mignon mais c'est plus ton style à toi. Et pour le courage je suis 100% d'accord avec toi...c'est une couille molle. Alors tu en penses quoi de mon plan...comme ça on pourrait savoir au plus vite tout ce qui c'est passé ici. De sautillait comme une petite fille excitée, boostée de sucre.

Amael fronça les sourcils à la mention de couille molle. Encore une fois, son esprit repartait dans un délire.

- Pourquoi on dit couille molle? T'as déjà vu une couille dure toi? Du genre, on appellera jamais quelqu'un qui est courageux, couille de brique...ou couille d'acier. Moi, dans ma carrière, qui n'est pas très longue en passant, je n'ai jamais vu de couille dure comme de la brique...

Elle regarda De et sourit.

- Ouais...bon... pour ce qui est de l'ANGE, les gens ne sont pas supposés connaître l'existence de l'organisation, alors demander à Dean d'aller chercher les agents de l'ANGE, c'est peut-être pas une super idée... Faudrait les caller nous-mêmes. Tu veux que j'y aille? Quoi qu'il est hors de question que je te laisse ici seule avec ça. Et nos montres sont reliées avec Montréal mais on est en vacances à deux endroits opposés l'un de l'autre. Dean a peut-être un cellulaire et j'arriverai peut-être à communiquer avec quelqu'un de l'ANGE d'ici... et ensuite j'effacerai sa mémoire...

Elle vit De la regarder bizarrement.

- Au cellulaire! Pas la mémoire de Dean! Voyons, je ne possède pas de superpouvoirs et je ne suis pas superwoman!

Elle se plaça devant De et fit bouger ses doigts.

- Au compte de trois, ta mémoire sera effacée et tu te souviendras seulement à quel point Amael Archer est formidable... et tu la laisseras dormir le matin! UN, DEUX, TROIS!

Elle lui sourit moqueusement.

- Tu vois, aucun pouvoir! Je ne peux rien faire de surhumain! So now, qu'est-ce qu'on fait?

De suivit les élucubrations de son amie. Elle secoua sa tête, un peu découragée mais éclata de rire. Après cet événement elles en avaient bien besoin.

- Et dire que l'on était ici en vacances ma grande. Mais bon je ne sais pas pourquoi on dit toujours couille molle. Et je n’ai jamais vu de couille dure. Je suis certaine que ce serait pas beau une couille dure...du genre dure et chauve. Eurkkk...Mon innocence saigne. Elle s'approcha de Mael pour lui donner une bourrade affective. Et elle l'écouta ensuite donner son opinion concernant l'alternative de contacter la base de l'A.N.G.E de la Nouvelle-Orléans. De tira la langue à la noiraude.

- Non Mael, je veux pas que ce soit Dean qui contacte la base...voyons je veux pas le mêler à cela. Le pauvre doit déjà être sous le choc. Ce que je proposais c'était de monter lui dire de s'en aller que l'on en aurait pour quelques...Et puis...non mais tu dérailles vraiment ma grande...as-tu reçu un coup sur la tête lors du combat...tu sais du genre un coup que je n'aurais pas vu aller. Et là tu me fais une crise de folie passagère. Je sais que tu n'as pas de pouvoirs...pffffffffff... Et pour Superwoman tu as juste la couleur de cheveux. Il te manque l'espèce de costume rouge et bleu super moulant et sincèrement je ne te vois pas là-dedans...il te manque aussi un bon pied et demi sans oublier qu'il te faudrait du rembourrage pour obtenir deux tailles de bonnet de plus. La rouquine mima à quoi ressemblerait Mael avec des seins plus gros. Elle éclata de rire quand celle-ci s'approcha d'elle question de lui prouver qu'elle n'avait pas de pouvoir.

- Pour nos montres je suis certaines qu'en appelant à la base de Montréal et en demandant à être transférée à celle de la Nouvelle-Orléans ça fonctionnerait...Donc...ce que l'on fait...on monte en haut se débarrasser de Dean la couille molle. Ensuite on contacte la base pour un transfert. On se trouvera bien une excuse valable pour expliquer notre présence ici. À deux on n’est pas collable alors... Et ensuite on attend l'équipe de la base de la région. On aide aux fouilles et à l’analyse des données...Tu en penses quoi ? De s'était remise à sautiller...elle avait déjà hâte de pouvoir obtenir plus d'informations sur cette bestiole et sur cet endroit.

Amael rigola.

- Bon, je vais monter dire à Dean de partir et qu'on le voit demain et je vais revenir te rejoindre. Pendant ce temps-là, essaie d'établir la liaison avec la base et de faire le relais avec l'ANGE d'ici. Si il y a quelque chose, hurle ou appelle sur ma montre. Je vais faire ça vite je te le promets.

Amael sortit de la pièce au pas de course et remonta le corridor. Elle atteint l'escalier et monta les marches deux à deux. Elle arriva au deuxième étage et courut hors de la pièce jusqu'au rez-de-chaussée. Elle tourna sur elle-même pour trouver la porte et sortit, heurtant Dean sur la galerie. Elle recula de deux pas, s'excusant.

- Désolé! Je ne te pensais pas si près. Euh... tu crois que tu pourrais nous laisser ici? Nous partirons bientôt promis et nous te retrouverons demain.

Le jeune homme refusa net. Amael marchanda avec lui, promettant de ne rien dire. Elle lui fit les yeux doux, tentant de l'amadouer mais tout ce qu'elle retira fut une invitation à souper. Elle plissa le nez et sorti son portefeuille.

- Check, je te paie pour partir et tu ne poses pas de questions.

Après quelques minutes, Dean daigna enfin partir. Mael lui fit au revoir et espéra que De avait réussi à rejoindre l'ANGE. Elle retourna à la pièce du sous-sol en courant.

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Amael
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MessageSujet: Re: Road Trip en règle (PV Amael et Derhowen)   Ven 8 Avr 2011 - 3:04

La rouquine écouta parler sa collègue mais ne put placer un mot avant que celle-ci monte en courant aviser leur guide qu'elles n'avaient plus besoin de lui pour la journée. Soit... À ce moment il ne lui restait plus qu'une choses à faire : contacter la base de Montréal et avoir un transfert vers la base de la Nouvelle-Orléans. De sortit ses écouteurs de ses poches, les brancha dans sa montre et les porta à ses oreilles, elle mit en place le mini-micro et lança son code vert à la base.

- Ici DO-13-13, je suis à la Nouvelle-Orléans avec l'agente AA-31-13. Nous avons été confrontés à une créature non-identifiée, nous ne pourrons la ramener avec nous. Serait-il possible de nous transférer à la base de la Nouvelle-Orléans, qu'une équipe de celle-ci puisse venir nous retrouver et mener l'enquête avec nous? Elle attendit, un technicien avait pris son code et demanda les autorisations nécessaires à sa demande. Il lui dit qu'il avait lui-même prévenu la base de la Nouvelle-Orléans, qu'une équipe d'enquête et de nettoyage étant en chemin et les rejoindrait grâce à leur montre donc de ne pas bouger en les attendant.

Comme elle mettait fin à la communication Mael revint en bas. Elle était un peu essoufflée et semblait contrariée. De leva un sourcil interrogateur.

- Ça va Mael ? Tu n’as pas eu trop de mal avec notre couille molle? Moi j'ai rejoint la base de Montréal. Avec nos montres on ne peut que les rejoindre eux. Alors le technicien qui a pris mon code vert à lui-même fait la demande auprès de la base de la Nouvelle-Orléans. Une équipe d'enquête et de nettoyage devrait arriver sous peu. Ils vont nous localiser grâce à nos montres. Alors on doit attendre ici toi, moi et le grand-père pestiféré. Dit-elle en pointant du doigt la chose qui les avait attaquées.

- Je vais prendre des photos des lieux, ça nous aidera peut-être, ajouta-elle en sortant son appareil photo et en prenant des photos de l'endroit.

Mael s'accroupit contre le mur.

- Oui, ça va. J'ai eu de la misère à le faire partir! Et je dois aller souper avec lui ce soir bordel! Genre, j'ai commencé par lui demander gentiment, ça n’a pas marché, j'ai essayé de bargainer et quand je lui ai fait les yeux doux, le flattant dans le sens du poil, il m'a invité à souper!! Donc, résultat, j'ai fini par le faire partir mais je dois aller souper avec... Tu n'irais pas à ma place?

Elle écouta De parler de l'ANGE et acquiesça de la tête quand elle lui dit qu'elle allait prendre des photos. Elle s'approcha du cadavre et décida de l'examiner. Elle toucha la peau et à l'aide de la dague, elle la piqua. Il n'y eut pas de sang qui coula. Elle était concentrée sur ses recherches anatomiques quand elle entendit une voix forte dans le couloir. Elle sursauta et se recula de la créature.

Des agents se précipitèrent dans la pièce, armés jusqu'aux dents. Amael, simplement en short et camisole regarda De, sensiblement habillée pareil.

- Hum... elle est morte la créature Rambo, lança-t-elle à celui qui semblait être le chef. Je l'ai achevé à coups de dague...

Son regard se reporta sur De. Tout à coup, elle pensa que les deux femmes devraient sans doute répondre à mille questions et remplir une foule de paperasse. Elle soupira. Elle regarda les agents s'emparer de la créature, du squelette et faire des dizaines de photos des lieux. Elle commençait à trouver le temps long quand un agent la photographia, l'éblouissant. Il fit la même chose à De.

- Hey! Je ne suis pas une vedette! Ne me prends pas en photo!

De était déjà après prendre des photos quand Mael lui parla de leur guide. Elle pouffa de rire quand elle apprit que Mael devait aller souper avec lui ce soir même. Elle ouvrit grand la bouche quand la noiraude lui demanda d'y aller à sa place.

- Non mais tu rêves? Je n’irai certainement pas souper avec cette triple couille molle. Tu as voulu t'essayer au jeu de la séduction, débrouille-toi ma grande!!! De finit par lui tirer la langue moqueusement. Elle ne pu rien ajouter que des voix fortes se firent entendre. Une équipe d'agents fortement armés débarqua dans l'endroit. Mael les invectiva tout de suite montrant ainsi son superbe caractère. Ils prirent en charge les opérations. De n'attendit pas sagement les bras croisés et elle fonça sur celui qui semblait le chef de ce commando. Elle commença par se présenter et lui faire un rapport détaillé de la situation. Elle leur donna leur numéro d'agent etc. Quand vint le temps de la photo elle s'énerva un peu.

- Ça fera les photos!!! Dit-elle autoritairement. Elle mit ses poings sur ses hanches et tapa du pied.

- Vous avez déjà plusieurs photos de nous dans les dossiers de l'agence. Inutile d'en rajouter de nous en shorts et camisole. Pensez un peu à notre image! Cette fois-ci elle éclata de rire, les prenant totalement au dépourvu. Elle s'approcha d'un agent du commando qui riait plus que les autres et lui tapa sur l'épaule.

- Allez Rodriguez...efface-moi ces photos. C'était pour me faire chanter plus tard hein? Elle se tourna vers Mael.

- Mael vient que je te présente un ami qui était dans mon groupe à Alert Bay...

Mael trouva De très peu crédible dans son rôle de frustrée, surtout lorsque cette dernière éclata de rire.

* Elle ne peut pas être fâchée plus de 5 secondes en ligne.*

Puis, lorsqu'elle décida de lui présenter Rodriguez, Mael fit un sourire forcé à l'agent.

- Salut. Elle lui tendit la main. Amael Archer.

Elle regarda les autres sortir avec le cadavre et le squelette.

- On aura des nouvelles de nos découvertes? Je tiens à savoir qu'est-ce que c'était! Ou qui... peu importe! Ça va prendre du temps pour les analyses? HEY!

Les agents transportant les morts ne l'écoutaient pas et commençaient à quitter les lieux. D'autres, comme le chef et Rodriguez restèrent prendre des photos, des échantillons, etc. Mael suivit le petit groupe et répéta ses questions. L'un des hommes lui parla comme à une demeurée, lui mentionnant qu'elles avaient été chanceuses de survivre et que deux petites femmes comme elles auraient pu mourir. Mael prit un visage dégoûté. Elle lui envoya un coup de pied dans la cheville, la crochetant au passage. L'homme tomba sur le dos et Mael se retrouva près de lui en moins de deux, un pied sur le tibia de l'homme et lui tenant un bras dans les airs, le tordant.

- Tu peux répéter ce que tu as dit? Je viens de me faire attaquer par un mort-vivant, je suis tombée sur un squelette et j'ai rendez-vous à souper ce soir, alors, n'en rajoute pas. Réponds gentiment à mes questions, sans faire le malin.

Les autres hommes rigolèrent de voir leur copain aussi mal pris.

- De! Viens voir! Cria Mael. J'ai trouvé pire couille que Dean!!

De parlait avec son ancien camarade d'Alert Bay. Elle plaisanta avec lui de quelques profs, se demandant aussi où avait bien pu être envoyé le reste de leur petit groupe. De remarqua que Mael était un peu crispée. Elle décida qu'elle lui en reparlerait un peu plus tard. De toute façon la noiraude bombardait les autres agents de questions et elle commença même à s'échauffer quand ils ne répondaient pas à ses questions. Il partirent finalement avec le cadavre du ''mort-vivant'' ainsi qu'avec le squelette. Mael les suivit et exigea des réponses. De la perdit de vue mais l'entendit très bien l'appeler et lui dire qu'elle avait trouvé une pire couille que Dean. La rouquine ouvrit grand les yeux et éclata de rire une autre fois. Elle courut pour rejoindre sa meilleure amie, Rodriguez sur les talons.

- Impossible d'avoir une pire couille molle que Dean. Moi qui croyais en plus que les agents devenaient couilles dures quand ils étaient mutés sur leur base. Comme elle disait cela elle arriva et vit Mael menaçant un agent. Elle regarda l'homme au plancher et fronça les sourcils en sa direction. Mael n'aurait pas eu ce genre de réaction pour rien.

- Qu'est-ce qu'il ta dit le couillon? Car je sais très bien que tu ne lui aurais pas fait ça pour rien. Elle s'approcha menaçante près de l'homme toujours étendu par terre. À elles deux, elles devaient faire vraiment peur. Elles étaient malgré leur petite taille, deux agentes très bien entraînées et expérimentées. Elles n'étaient pas à négliger en duo en plus! Cet homme venait de goûter à la puissance de frappe de Mael. Il ferait mieux de se montrer coopératif s'il ne voulait pas connaître la furie de De en plus.

- Alors vous nous répondez oui ? C'est nous qui avons buté cette connerie sur deux pattes. On ne vous laissera pas prendre toutes nos infos et ne rien nous dire ensuite. Elle avait croisé ses petit bras et dardait ses yeux sur le chef de cette mission. Celui-ci prit connaissance de la situation et les rassura. Elles auraient des informations dès que l'autopsie et les diverses analyses seraient effectuées. Ils les rejoindraient grâce à leur montre. Il leur présenta surtout à Mael des excuses pour la conduite rocambolesque de son agent. Ils quittèrent peu de temps après, les déposant au centre-ville près de leur hôtel. Le visage de De s'illumina, le soleil déclinait.

- Il faut se dépêcher ma grande, tu as un rendez-vous galant ce soir. Lui dit la rouquine en se moquant un peu.

- Tu dois te préparer. Enchaîna-t-elle en se dirigeant de son pas sautillant vers leur hôtel.

Amael fit une moue lorsque le chef s'excusa de la conduite de son homme. Mael haussa les épaules et sortit avec les autres. Ils les amenèrent en ville. Dès qu'elles furent seules, De entreprit de se moquer de Mael. Cette dernière la bouscula en grognant.

- Tu vas faire quoi toi? Ça ne te tente pas de venir? Dis ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!

Devant le refus de son amie Mael refit la baboune. Elle n'avait jamais voulu que Dean l'invite à souper. Elle chercha autour d'elle un moyen de s'en sauver, kit à se casser une jambe.

- Tu crois que si j'escalade cette clôture et que je me tire en bas, je me casserai une jambe? Le but c'est seulement de me faire assez mal pour ne pas aller à ce damné souper! La prochaine fois, tu t'occupes des gars et moi, je bute les méchants morts-vivants. Je n'ai pas envie d'aller souper au resto, je n'y vais même pas avec Adalric de peur que tout explose dans ma face!

Elle rouspéta jusqu'à l'hôtel où elle s'engouffra dans la douche. De put l'entendre crier de la cabine.

- Et en plus, je n'ai rien apporté pour un souper moi! Qu'est-ce que je mets? Je ne sais même pas où on va!! Dans une cantine à patates frites ou dans un resto chic? C'est toi qui lui as dit que je l'avais regardé quand il s'était étiré et que j'avais dit qu'il était mignon?

Elle finit par sortir de la douche, poursuivit par un immense nuage de vapeur. Elle se laissa tomber sur son lit, enroulée dans sa serviette.

- De, s'il te plait, tue moi!

Devant le refus de son amie, la jeune femme se décida à se lever. Elle enfila un short en jeans aux genoux et une chemise blanche avec de petites fleurs bleues dessus. Elle était dans le plus coloré qu'elle pouvait. Habituellement, elle se limitait au noir et au blanc. Elle chaussa de petites sandales et coiffa ses cheveux, qui de toute façon, allaient se décoiffer dans les cinq prochaines minutes. Finalement elle appliqua son crayon noir sur ses yeux et se tourna vers De.

- Bon, je crois que c'est un bon mix, t'en pense quoi?

On cogna à la porte de la chambre peu après. Mael alla ouvrir et découvrit un Dean, en chemise et en jeans également. Le bleu pâle de sa chemise faisait ressortir ses yeux et la coupe de la chemise laissait voir une musculature pas imposante mais agréable à admirer. Mael sourit en coin. Elle attrapa son portefeuille qu'elle fit glisser dans sa poche arrière et adressa un regard à De.

- Bonne soirée ma grande, tu sais comment me rejoindre!

Elle tapota sa montre et sortit à la suite de Dean qui adressa un au revoir de la main à De.

Amael tenta par tous les moyens de faire changer la rouquine d'avis. Allant même lui demander si elle se cassait la jambe si elle sautait du haut d'une clôture. De n'en pouvait plus elle se tenait les côtes et secouait frénétiquement la tête.

- Mon dieu Mael...Arrête de me faire rire ainsi. Je n’irai pas avec toi bon! TU as voulu jouer les femmes enjoleuses...DÉBROUILLE-TOI ! Un peu plus et elle s'étalait de tout son long elle n'avait pas vu la petite marche qui leur permettait d'entrer dans leur hôtel. Elle rit de plus belle faisant résonner son petit rire d'argent dans l'endroit.

- Je vais mourir d'une crise d'asthme ou pire d'une crise d'apoplexie.Tu dois y aller, tu n'avais qu'à refuser ou à sortir ton cash avant de lui faire la cour. Et non madame ce n’est pas moi qui vais jouer à la femme fatale la prochaines fois. Ils se font tous des illusions...en plus ils bavent comme des clébards dès qu'ils aperçoivent ma couleur de cheveux...pas question. Elles avaient parcouru le hall pliées en deux comme deux adolescentes pré pubères...c'était surtout De...Mael, elle, était plus tôt du type boudeuse en cet instant. Ensuite son poivron d'amie se mit à se plaindre sur ses vêtements.

- Arfffffffff !!! Non mais tu t'écoutes parler ? On dirait une poule qui se prépare à aller en boite. Tu vas juste souper. Et non ce n'est pas moi qui lui ai dit que tu le trouvais mignon. Il est pas aveugle il a bien vu que tu le dévorais des yeux. La rouquine lui tira la langue question de la taquiner. Elle laissa ensuite Mael se préparer, donc sauter dans la douche et enfiler des vêtements...ben des vêtements style Mael. De ne fit que lever un sourcil.

- Oui tu es bien correcte ne t’en fait pas de toute facon c'est juste un souper. Rien de bien sorcier! On cogna à la porte et Dean entra. Mael finit par sortir laissant De toute seule. La porte se referma mais De cria au traver celle-ci.

- Bien sûr que je sais comment te rejoindre. Je tire sur le fil qui nous relie l'une l'autre. Ou j'apelle siamoise en détresse c'est ça ? Elle termina sa tirade en se garochant dans son lit. Se mit debout et sauta dessus comme une gamine. Elle passa un bon quinze minutes à sauter et à chanter des tounes, elle avait son ipod sur la tête. Ensuite elle fila sous la douche, en ressortit toute propre, enfila des vêtements et sortit elle aussi. Pas question qu'elle reste sagement assise à attendre Mael...Ohhhhhhhhh non !!!!

Mael alla souper avec Dean. Finalement ils s'amusèrent bien, le jeune homme lui faisant visiter la ville avant d'aller manger. Puis, ils soupèrent avec des mets traditionnellement cajuns. Il était beaucoup plus volubile que pendant la visite de la maison hantée et ne posa pas de questions concernant cette visite à Mael. Ils allèrent prendre un café au Café Degas et ensuite allèrent marcher Woldenberg Park. Ils se promenèrent sur le moonwalk en discutant. Dean était peut-être froussard mais c'était agréable de discuter avec lui. Amael lui apprit qu'elle était police montée et qu'elle travaillait à Montréal.
Elle ne prit aucune chance et lui dit qu'elle avait un copain. Elle ne voulait pas qu'il se fasse de fausses idées mais il lui répondit qu'il s'en doutait. Elle lui sourit et mentalement se répéta ce qu'elle avait entendu toute sa vie:"Un meuble, ça se tasse." Mais son meuble à elle était dur à tasser et il y avait un autre meuble qui suivait. Elle n'avait pas besoin d'un troisième. Il la ramena finalement à l'hôtel après lui avoir souhaité bonne nuit.

- À demain!

Puis, elle rentra dans la chambre. Elle remarqua que De brillait par son absence. Elle s'étira et enfila son pyjama. Elle se coucha sur le lit, espérant reprendre le sommeil que De lui avait si violemment enlevé le matin même. Elle alluma la télé et arrêta son choix sur une émission de science fiction. Elle n'entendit pas De rentrer. Elle dormait, ses lunettes sur le bout du nez, la télé jouant et son roman déposé près d'elle.

De son côté, la rouquine était tout d'abord partie se remplir l'estomac. Elle se prit de l'anguille frite et une pinte de bière. Cela calma un peu sa faim légendaire. Elle ne resta pas en place ensuite. Elle voulait visiter et surtout pouvoir s'amuser à la façon Bâton Rouge. Et c'est ce qu'elle fit. Donc, elle prit de la bière, écouta des gens jouer du blues, dansa, rebut de la bière, but encore de la bière, parla à plein d'étrangers sans aucune gêne et finalement but de la bière. La fougueuse rouquine devait avoir passé par tous les clubs du coin, elle n'aurait aucun regret ainsi et ne serait pas obligé de trainer Mael avec elle pour les faire. Ça avait du bon finalement de passer une soirée seule. Mael ne subirait donc pas pour cette fois-ci la torture Derhowen. Elle espérait d'ailleurs que sa copine ait passé une bonne soirée et que Dean savait bien se conduire. Elle le saurait bien assez tôt de toute manière, Mael était du style à laisser des traces de son mécontentement habituellement. La soirée toucha à sa fin pour De...ou du moins sa faculté à marcher droit. Elle sautilla de gauche à droite et réussit à revenir à l'hôtel en un seul morceau et sans s'être fait accoster...Wowwwwww....

Quand elle arriva à l'hôtel, elle manqua encore la foutu petite marche qui ne paraissait pas. Elle se foula une cheville et s'étala de tout son long. Le lutin grogna un peu. Pour l'instant elle ne ressentait pas la douleur, cela ferait partie de ses joies matinales. Au moins Mael ne chialerait pas qu'elle ne la laisserait pas dormir. De était saoule, monter les marches fut pénible et redondant. Monte trois marches, s'arrête la tête tourne, en redescend une...ainsi de suite. Elle buta contre la porte de leur chambre. Fouilla et trouva au bout de quelques minutes la carte magnétique dont elle avait besoin pour entrer. C'est compliqué ces cartes-là, surtout quand tu es bourrée... Après un autre 5 minutes à pousser des jurons tout bas, la porte s'ouvrit. Un sourire niais s'afficha sur les lèvres de De quand elle vit son lit. Elle courut vers lui et s'étendit dedans, de travers, toute habillée, les bottes aux pieds.

Mael n'entendit pas sa copine rentrer. Elle ouvrit les yeux durant la matinée. Elle jeta un coup d'oeil au lit de De. La rouquine y était effoirée (c'est le bon terme), toute habillée, ses souliers dans ses pieds. Mael sourit et éteignit la télé. Elle se leva et alla à la toilette. Ressortant de là, un sourire en coin éclaira son visage. Elle prit ses trucs pour la douche et ses vêtements de la journée. Elle alla se laver et en ressortit toute habillée. Elle jeta un regard à la rouquine qui dormait encore. Elle prit la télécommande et ouvrit la télé à un poste de musique qui jouait du trash. Elle leva le son au maximum, quittant vers la porte. Le bruit était insupportable à ses oreilles, elle détestait le trash. Connaissant De et ses goûts pour la musique folklorique, elle n'aimerait sûrement pas. Lorsqu'elle atteignit la porte, elle lança la manette sur un fauteuil et quitta en claquant la porte. Dehors, elle rigola. Elle descendit se chercher à déjeuner, pris un muffin pour De, quoique, avec l'odeur d'alcool que cette dernière dégageait Mael n'était pas sûre si la rouquine pourrait avaler quoique ce soit, se prit un jus, de l'eau pour De et ressortit. Elle laissa le soleil tomber sur son visage, remonta ses lunettes et retourna à la chambre. Elle n'avait pas envie de mettre ses verres de contact pour l'instant.

Elle entra dans la chambre en hurlant:

- Good morning Sunshine!!

Elle déposa le muffin et la bouteille d'eau sur la table et se jeta sur De.

- Quelle sale fraise tu as ce matin! Tu sens le fond de tonne à un mille à la ronde! Tu as eu un bon réveil?

De dormait du sommeil du juste...ou en tout cas du sommeil du saoul! Elle n'eut pas connaissance que Mael se leva et encore moins qu'elle prit sa douche. La rouquine était partie loin...très loin. Quand Mael ressortit de la douche elle alluma la télé, ce qui encore une fois ne dérangea pas le farfadet tout fini qu'était De. Ce qui la fit grogner par contre ce fut quand elle se mit à entendre du Trash. Déjà le trash elle n'aimait pas ça mais en plus il fallait que ça lui crève les tympans. En plus, Mael foutut le camp la laissant comme ça, toute démunie, avec un mal de crâne, le tournis et un mal de coeur qui commençait à se pointer en même temps que le fit sa conscience. Elle mit toute l'énergie qu'elle avait pour attraper un oreiller et se le foutre sur la tête. Elle se mit à râler ensuite.

- AhAhAHHHHHHHHHhhahahAHHHHHHHHH....Non mais c'est pas vrai? Je suis morte durant mon sommeil et je suis après subir la torture imaginée par Satan? Elle se retourna de peine et de misère. Elle réussit à décoller sa tête de sur le matelas, de la main elle chercha la télécommande. Mais Mael dans sa fourberie ne l'avait certainement pas laissé à côté d'elle non? Donc elle abandonna et commença à pousser des jurons sonores et riches de provenances. Le tout se termina sur des sacres gaéliques et des malédictions lancés à l'égard de son amie. Quoi que dans sa tête De se demandait si Mael était vraiment une amie de l'avoir laissée ainsi. Après ce qui sembla une éternité à De, Mael finit par revenir et entra en hurlant ajoutant à son calvaire. De en beau cri... Grogna et se mit à parler en gaélique sans en avoir vraiment conscience. Il fallait qu'elle soit en rogne. Mael sembla ne pas en faire de cas car elle s'approcha d'elle et lui dit qu'elle avait une sale mine et qu'elle sentait le fond de tonne.

- Rrrrrrrrrrrrrrr....Normal, j'ai fait la virée des bars. Je me suis rendue de justesse dans notre chambre, je me suis aussi foulé la cheville et j'ai faillit engager un combat avec notre porte car elle refusait de me laisser entrer gentiment. Maellllll... Éteint-moi ce TRASH. Je suis plus capable. Elle avait dit cela d'une voix renfrognée et boudeuse...peut-être aussi nauséeuse.

Le sourire de Mael ne s'élargit que plus devant la mauvaise humeur de De. Elle prit la manette sur la table et baissa le son. Elle monta debout sur le lit de De, faisant bouger le matelas. Elle se doutait que De aurait mal au coeur mais elle n'en fit pas de cas.

- Je t'ai apporté un beau muffin ainsi qu'une bouteille d'eau fraîche. Parce que tout le monde sait que, le lendemain d'une brosse, il faut s'hydrater beaucoup! Et ça guérira aussi le mal de tête que je te soupçonne d'avoir. Tsé, du genre que t'as un drummer débutant dans le crâne et qu'il sait pas trop où frapper donc ça fait mal! Ou bien, t'as le groupe au grand complet qui te joue One de Metallica dans le crâne. Tsé le bout, à peu près au milieu de la chanson où ça fait: TALATATA! TALATATA! TALATATA TA TA TA! Elle jouait de la fausse guitare sur le lit. Donc, pour en revenir au déjeuner, je t'ai pris un muffin et une bouteille. Moi, j'ai plutôt opté pour un jus d'orange et une galette canneberge amandes. Il fait tellement beau dehors que j'ai pris le temps de saluer le soleil. Il n'y a pas encore beaucoup de monde dans les rues, c'est super tranquille et le ciel est tout bleu!

Lorsque De se leva et se dirigea vers la salle de bain Mael la suivit et s'installa près de la porte. Son sourire moqueur était encore plus large. Ce qu'elle pouvait s'amuser! Elle parlait vite, fort et beaucoup.

- HEY! Tu veux connaître les détails de ma soirée?

Elle n'attendit pas de réponses de la part de la rouquine, trop heureuse de pouvoir lui casser les oreilles!

- Dean est super gentil! On est allé manger et prendre un café dans un petit café, tiens c'est redondant, dans un petit café super cute! Ensuite, on est allé marcher dans un parc, sur le moonwalk pour observer le coucher de soleil. C'était de toute beauté! Il m'a raconté plein de choses et il n'a même pas essayé de me cruiser. Il faut dire que je l'ai prévenu en partant que j'avais un copain. Il m'a dit qu'il s'en doutait mais tsé, un gars s'essaye. De toute façon, si j'avais été toute seule, tu comprends je veux dire célibataire, pas sans toi! et bien, je ne suis pas certaine que je n'aurais pas succombé. Il est quand même charmant, très différent de ce qu'on a vu hier après-midi.

Elle entendit du bruit dans la chambre de bain, et se demanda ce que De faisait.

- Ça va là-dedans? De toute façon, il est super! Et tu oublies pas qu'on doit le rejoindre tantôt, on a encore droit à des visites aujourd'hui et je ne veux pas t'entendre chialer! Pour en revenir à ma soirée, je ne regrette pas d'y être aller. Hey De! Tu es encore vivante? Ne te cogne pas le front sur le rebord du bol! Hier j'ai mangé cajun! J'ai mangé du jambalaya... tsé le truc orange... avec du riz et des crevettes!

Mael sourit en coin. Elle laissa De ressortir des toilettes, le teint vert pâle.

- OOooooh! le vert ne te va pas du tout! J'aurais plutôt opté pour une autre couleur. Baon, il faut te préparer, on a encore une belle journée devant nous et les agents de l'ANGE vont sûrement communiquer aussi avec nous.

Mael se dandina dans la chambre, chantonnant.

De remercia le ciel intérieurement Mael venait de baisser le volume de la télé. Ce qu’elle fit par la suite donna définitivement la nausée à la rouquine. Mais qu’est-ce qui lui prenait de monter comme ça sur son lit. Et puis était elle pas capable de se la fermer deux minutes? Hein?

- Amael Archer... Arrête ça tout de suite bordel, je vais être malade. Mael lui mit le muffin sous le nez et continua de plus belle son baragouinage. Le teint de De passa au vert olive, elle se leva vitesse grand v chialant de douleur à cause de sa cheville et foutut le camps dans la salle de bain. Elle se passa de l’eau dans la figure mais rien n’y fit. La noiraude lui avait vraiment donné mal au coeur. Elle eut tout juste le temps d’ouvrir le couvercle de la toilette et de vomir ses trippes. Ça devenait fréquents ces derniers temps. Disons que ses brosses étaient plus rapprochées...après une journée de travail ou une mission particulièrement coriace De allait faire la fête question de ne pas virer complètement maboule. De se sentir vivante un peu. Durant tout le temps où De était malade comme un chien, Mael lui raconta son rendez-vous. C’est une rouquine renfrognée qui ressortit des toilettes. Elle prit la bouteille d’eau et la calla d’un coup se laissant ensuite tomber sur le lit.

- Mael… ferme ton clapet deux secondes veux-tu? Tu m’as fait vomir...t’es pas gentille. Le lutin lui tira la langue. Elle se releva prit son nécessaire pour la douche et alla en prendre une très froide. Elle en ressortit 15 minutes plus tard avec une meilleure mine mais un air toujours aussi grognon.

- Tu es trop de bonne humeur pour moi ce matin. J’ai faim j’ai plus rien dans le corps. Un déjeuner full gras ça te dit? Finit par lui demander le lutin se massant les tempes, espérant ainsi endiguer le flot de paroles de la noiraude.

Amael ricanait.

* Tu m'as réveillée hier matin alors que j'avais une gueule de bois, endure maintenant.*

- Ce n'est pas moi qui t'aie fait vomir, c'est l'alcool. Arrête de te plaindre tu as déjà connu pire, je suis certaine. Et tu te souviens d'une certaine journée où moi, je ne voulais pas me lever et où toi, tu ne m'as pas laissé en paix? Dans le genre, hier?

De alla s'enfermer dans la douche et Mael s'écrasa sur son lit, fière d'avoir fait frustrer la rouquine.

* Et après, on ose dire que j'ai mauvais caractère... voyons donc! *

Elle prit son livre et replongea dans sa lecture. Au bout d'une quinzaine de minutes, De ressortit de la chambre de bain, toujours aussi maussade, mais au moins, elle ne sentait plus l'alcool.

- Alors, t'as fini de bouder ou je vais devoir endurer ton hangover toute la journée? Allons le prendre ce méga déjeuner extra gras.

Les deux filles sortirent et descendirent à un resto. Amael commanda des céréales et un jus d'orange. Pas envie de rester bloqué toute la journée. Elle regarda De manger, grimaçant sur le fait que la rouquine allait sûrement se claquer le pire mal de foie de son existence. Puis, elle regarda l'heure.

- Tu te dépêches? On doit retrouver Dean dans quelques minutes pour une nouvelle aventure... et cette fois-ci, pas de mort-vivant! C'est des vacances que je veux, pas de la job. Ou, on lui demande autre chose que des maisons hantées et des histoires de fantômes... Je te laisse choisir, ô toi qui reflète la bonne humeur incarnée ce matin et qui se fout si j'ai passé une bonne soirée, comme elle se fout de sa dernière paire de bas! Rappelle-moi de ne plus te raconter mes histoires quand tu as cet air!

Elle afficha son air le plus baveux et se leva, jetant quelques dollars sur la table. Ses lunettes sur le nez, elle jeta un coup d'oeil au journal.

La rouquine sortit de la salle de bain et se fit tout de suite envahir par Mael. Aujourd'hui ce n’était vraiment pas le moment de chercher des noises au lutin. Il deviendrait bad dans le temps de le dire. Elle aurait adoré avoir un démon à exterminer sous la main. De aurait rivalisé avec les plus grands psychopathes en cet instant. Elle serait acerbe à n'en pas douter. Mael enchaînait divers sujets...passant sur le ''c'est toi qui ma réveillé hier etc.'' Elle lui demanda ensuite si elle avait fini de bouder.

- Nan j'ai pas encore fini de bouder....Ca m'arrive une fois par année et j'y ai droit bon...c'est écrit dans ma convention collective avec moi-même. Elle sortait de la douche et avait proposé un petit dej bien gras. Elles sortirent toutes les deux. De avait une faim de lionne. Elle commanda des crêpes avec une coupe de fruits et une assiette de patates rissolées en plus. Elle s'hydrata également comme une folle. Elle voulait fuir le mal de tête. Mael lui dit de se dépêcher. La rouquine leva le nez de sur son plat et lui lança un regard noir. Elle n'ajouta cependant rien. Tout de suite après elle lui dit qu'elle lui laissait choisir l'activité de la journée pourvu qu'elles ne doivent pas encore se battre car elles étaient en vacances.

- Ouiiiiiiiiiiiiiii Mael chérie. Nous sommes en vacances. Hier je ne t’ai pas réveillée tôt que je sache! Je t'ai seulement réveillé. Toi tu en as profité pour te venger. Ma vengeance sera terribleeeeeeeeeee. Articula le lutin avec une voix grave et caverneuse. Par la suite elle éclata de rire. Finalement bouder n'était pas fait pour elle. Elle tira la langue à sa soeur adoptive et se leva.

- J'ai fini moi madame je lis les nouvelles. On fait ce que tu veux aujourd'hui. Qu'est-ce que tu dirais d'une visite des cimetières et en aprèm je sais pas moi une croisière sur dans les bayous. On verra sûrement des cousins à Ada. La rouquine se mit à sautiller sur place et se tenait les côtes tellement elle riait. Elle glissa quelques billets sur la table et se dirigea vers la porte. Mael vient la rejoindre peu de temps après et elles prirent la direction de l'agence avec laquelle elles faisaient affaire. Dean les attendait déjà prêt dans la Jeep. Elle se retourna vers Mael et lui offrit un sourire espiègle. Elle se glissa à l'arrière du véhicule afin que Mael soit obligée de s'asseoir à l'avant avec Dean. Aussitôt assise De commença à parler, un peu penchée sur Dean. Elle lui chuchotait des choses que Mael ne pouvait entendre. De son côté, Dean affichait un air de plus en plus réjoui. Le lutin se releva un air complètement innocent sur son visage. Qu'avait-elle dit à Dean?

Toujours dans le resto, Amael lisait attendant que "The Grinch" finisse son déjeuner. L'ogresse avait déjà avalé une énorme portion de crêpes. Sans lever les yeux de son journal, elle répondit à De.

- Hier, tu m'as réveillée tôt sous prétexte d'aller à l'agence. Hier, j'avais la gueule de bois. Ta vengeance n'aura rien de terrible comparée à ce que je te ferai subir si tu ne changes pas d'air!

De lui proposa une visite des cimetières. Mael accepta.

- Les cousins d'Ada ne sont pas ici. Il n'a pas de cousins, seulement une multitude d'enfants!

Elle soupira. Puis elles arrivèrent en vue de l'agence. Elle salua Dean et elles s'installèrent dans la jeep. Mael laissa la banquette arrière à De, supposant que cette dernière tenait à y être, vu qu'elle avait été à l'avant la veille.

Aussitôt partis, De se mit à parler avec Dean. De plus, elle faisait exprès pour que Mael n'entende pas. Mael haussa les épaules. Elle porta son attention sur le paysage plutôt que sur le visage rayonnant de Dean.

Ils arrivèrent dans un vieux cimetière où quelques tombes étaient tombées ou croches. Amael sauta hors du véhicule et marcha vers les sépultures. De vint la rejoindre.

- Alors, de meilleure humeur? Que disais-tu à Dean? Ça devait être important pour m'ignorer!

Elle se mit à marcher mais devant l'inégalité du sol, elle trébucha.

- Bordel! Qui a eut la brillante idée de ne pas recouvrir égal? Je veux voir si il y a des tombes creusées! Beeeeeeeeeeuuuuh! Des voleurs de corps! Des morts-vivants!
Elle se mit la main sur le cou comme si on l'étranglait et se coucha sur le dos, simulant une attaque de morts-vivants.

Durant le trajet en Jeep, la rouquine s'était mise en tête de faire payer sa conduite du matin à sa meilleure amie. Elle racontait des bobards à Dean. Et organisa même un autre souper entres les deux. Mael ne le saurait pas mais se retrouverait encore une fois en compagnie du jeune homme ce soir-là. De simulerait un rendez-vous donc s'éclipserait juste avant que Dean ne se présente à leur hôtel. Mwouahahaha plan diabolique. Elle débarqua de la Jeep une fois arrivée à destination et se mit à sautiller en direction de Mael. C'était maintenant elle qui semblait faire la tête. Elle lui demanda si elle était de meilleure humeur.

*Ohhhhhhhhh que oui ma belle, je suis vraiment de meilleure humeur. * Pensa la rouquine en jetant un regard malicieux et espiègle à son amie. Elle n’eut pas le temps de rien dire que Mael foutut le camp par terre. De se mit à rire des connerie que faisait encore la noiraude. Elle lui tendit la main pour l'aider à la relever.

- Première des choses Mael, je ne t'ai pas ignoré j'ai simplement eu envie d'en apprendre plus sur notre guide. Et je voulais aussi savoir comment il avait trouvé sa soirée d'hier. Dit la rouquine d'un ton mystérieux.

- Deuxièmement ce n’est pas le sol qui est inégale mais toi qui n’es pas habile. Cette fois-ci le farfadet lui tira la langue. Elle ne faisait que la taquiner.

Ne pouvant plus résister elle se mit à déconner avec son poivron de soeur en mimant des scènes typiques de films d'horreur. Genre la blonde qui court et qui regarde en arrière...et qui tout d'un coup se foule la cheville. Voyez le genre... tout pour passer pour deux folles quoi!!! Dean vint les rejoindre et secoua la tête l'air de se demander ce qu'il avait bien pu faire au bon dieu pour être avec deux femmes aussi ''spéciales''. Il débuta donc sa visite du cimetière leur parlant de ces célèbres occupants et de ses mystérieuses apparitions. La fougueuse rouquine sautillait à droite, à gauche et en posant tout plein de questions. Elle agaçait Mael signe qu'elle était revenue à la normale.

Mael regarda De, relevant un sourcil.

- Toi? Intéressée à connaître Dean? Attends un peu...

Elle attrapa De par les épaules et la secoua.

- Où est De? Qu'avez-vous fait d'elle? Qui êtes-vous? Sortez de son corps immédiatement et rendez-moi ma De!

Elle continua un moment de la secouer puis la lâcha, souriant. Lorsque De partit comme une nouille blonde de film d'horreur, Mael la suivit, les bras par en avant grognant et se traînant les pieds.

- Maaaaannnnngeeeeeer!! Cerveaaaaaauuuu!!! Blondaaaaaassssssse!

Elle attrapa De de nouveau lorsque celle-ci feignit s'être foulée la cheville et lui secoua la tête comme une noix de coco pour voir si elle avait un gros cerveau. Elle fronça les sourcils et cogna dessus. Puis elle la relâcha et se dirigea vers Dean, qui ne riait pas, pour voir si il avait un cerveau. Elle mit ses mains de chaque côté du crâne de l'homme et secoua comme elle l'avait fait pour De.

- Mouuurrrrriiiiiiiirrrrrrr de faiiiiiiiiim!

Elle relâcha Dean et le laissa tomber dans le creux d'une sépulture, croisant ses bras sur son ventre. Elle ouvrit un oeil pour voir Dean la regarder, découragé. Elle lui offrit son plus beau sourire et se releva.

- Allons Dean, faut rire un peu! On n’est pas des touristes ordinaires! On est des bizarres!

Elle l'écouta leur parler des morts célèbres et de tout ce que le cimetière avait connu. De était déchaînée et posait questions sur questions. Après la visite du cimetière, ils mangèrent une bouchée et se dirigèrent vers les bayous, où une croisière les attendait.

- On va voir des alligators! Tu devrais faire attention De, j'ai entendu dire que leur repas préféré était les rousses ayant oublié leur cervelle dans leurs casiers à la job!

Elle s'éloigna de De, s'évitant la claque.

Décidemment Mael était aussi en feu que De au plus grand malheur de leur guide. Elles ne l'épargnèrent pas le taquinant à tour de bras. Il réussit tant bien que mal à leur donner les informations mais il avait constamment une tête de quelqu'un qui a l'air de se demander qu'est-ce qu'il faisait là. Pour le restant de l'avant-midi Mael et De ne cessèrent pas leur jeu de '' les pires scènes de films d'horreur'' mimées par Amael Archer et Derhowen O'Donnel, mises en scène par les deux légumes etc. La rouquine ne s'offusqua pas des jokes plates que fit Mael à l'encontre de son cerveau. Elle avait un bon cerveau bien développé bon!!! Et en plus elle n'était pas blondasse elle. Contrairement à Mael qui était châtain au naturel. C'était pas une teindue De!!! Elles mangèrent, comme d'habitude De s'empiffra...c'était à se demander où elle mettait tout ça! Mais bon...elles repartirent du resto pour les bayous. Mael ne put s'empêcher encore une fois de faire de jokes sur les cheveux de De et sur son cerveau.

- J'ai un cerveau tu sauras, seulement il est là par intermittence. Quand tu es dans les parages, tu dégages tellement d'ondes de folie que tu court-circuites mon cerveau hi-tech! De lui tira la langue et se bidonna un instant.

- Pour les repas préférés des alligators pose-toi une question ma belle...C'est pas moi qui attire les reptiles que je sache, c'est pas moi qui a un copain aux écailles vertes fluo. Ton odeur doit les faire virer fous. Ou de quoi du genre je sais pas trop. Donc pour la durée de la croisière on va t'attacher sagement au centre de l'embarcation pour ton plus grand bien!!! De prit Mael dans ses bras et lui plaqua un bec retentissement sur la joue.

- N'ait pas peur Mael chérie, je vais te protéger des batraciens et des lézards. La rouquine continua son chemin passant en sautillant à côté de la noiraude. Elle embarqua dans le bateau et s'installa à l'avant pour ne rien manquer. Elle se tassa un peu et tapota la place à ses côtés pour Mael.

Amael fit semblant d'être vexée lorsque De mentionna qu'elle sortait avec un lézard.

- Tu me lâches avec les lézards? Ce n'est pas mon odeur qui les attire, mais bien ma beauté hors du commun.

Elle fit une grimace à De et s'installa près d'elle dans le bateau. Dean s'installa derrière elles. Mael se pencha vers De.

- Tu lui disais quoi sérieusement? Ne me prends pas pour une tarte, à voir son visage, je sais bien que tu ne lui demandais pas de te parler de lui!

Le bateau partit et Mael regretta soudainement d'avoir mis ses lunettes. Le vent envoyait de l'eau dedans et ses cheveux collaient à ses vitres. Le bateau ralentit et Dean leur montra un alligator du doigt. Les filles ne pouvaient voir que les yeux et le long museau de la bête, semblant flotter. Il leur parla de l'alligator, donnant plein de renseignements sur les bêtes.

- Il y en a un qui va bouger? Si je jette De à l'eau, tu crois que les alligators bougeront? N'aie pas peur De, c'est pour la science! Je te repêcherai avant qu'il ne te bouffe, poil de carotte. On ne peut pas les faire bouger un peu? Deaaaaaaaan!!!

Levant les yeux, Mael repéra un oiseau bizarre.

- Dean? Tu crois qu'il y a des cadavres dans les eaux des bayous? De? Tu crois qu'il y en a? Tu sais le genre qui sort en rampant, à moitié mangé? Tu as vu Entretien avec un vampire, quand Lestat sort de l'eau? Tu crois qu'il y a réellement des gens qui ont été jetés ici? Tu sais, avec comme musique de fond, Moonlight sonata??? Oh que ce serait cool!! Tu crois que j'écoute trop de films?

Elle pencha sa tête vers l'arrière et regarda Dean.

- Tu suis toujours ou tu es tanné?

Les deux jeunes agentes étaient à l'avant du bateau. Mael venait de dire à De de la lâcher avec les lézards que c'était pas son odeur mais sa grande beauté qui les attirait.

- Bah si c'est ta beauté tant mieux alors, car y'aura pas un reptilien qui sera attiré par moi on est différentes comme pas possible. Je te les laisse tous autant qu'ils sont. Zut j'oubliais... C'est moi le mentor de Chad. Rigola la rouquine. Ensuite Mael se pencha vers elle pour lui demander ce que De avait dit à Dean. Des éclairs de malices passèrent dans les yeux du lutin.

- Tu veux vraiment savoir? Quoi que oui, tu devrais savoir. Puisque ça te concerne... De tira la langue à son poivron.

- J'ai dit à Dean que tu m'avais dit que tu avais passé une superbe soirée. Que tu le trouvais rigolo et séduisant ET que tu voulais réitérer le souper et la soirée en sa compagnie mais que tu ne savais pas comment le lui demander. Alors en véritable amie pas du tout vengeresse pour ce matin, je m'en suis chargée. Et voilà beauté...Tu as un autre rencard avec Dean ce soir. De se pencha par dessus bord et arrosa la noiraude et pouffant de rire comme une gamine. Elle avait un sourire moqueur sur le visage. Elle se mit à chanter une petite marche nuptiale pour rajouter à son air guilleret! Par la suite, Dean leur parla des alligators. Mael vit un oiseau et poussa un espèce de Deaaaaaaaaan à faire peur dans le dos. Le poivron le bombarda ensuite de questions pour finalement terminer avec des questions à savoir si on pitchait la rouquine à l'eau s'ils la boufferaient, s'ils bougeraient un peu. Que c'était pour la science, etc. De tout sourire répliqua à Mael.

- Mael...Avec ton incroyable magnétisme reptilien si tu veux qu'ils bougent c'est toi qui devrais aller à l'eau. Mais bon si tu insistes je vais me dévouer pour la bonne cause. De se leva, enleva ses chaussures de ses pieds ainsi que tout ce qui ne devait pas être mouillé et sauta à l'eau sans plus de préambule.

- Ouaaaaaaaaaa...l'eau est froide. Elle ne semblait pas du tout avoir peur des alligators aperçus quelques temps auparavant. Elle s'accrocha au bateau et se hissa à bord.

- Tu vois je les ai fait fuir. Je suis certaine que si ça avait été toi ils se seraient rués. La rouquine prit sa tresse entre ses mains et la tordit au dessus de Mael l'aspergeant d'eau.

Plus De racontait ce qu'elle avait dit à Dean, plus la tête de Mael baissait d'incrédulité et plus sa bouche ouvrait.

- T'as pas osé? T'as pas fait ça? Je ne sais pas ce qui me retient de te tirer à l'eau!

Lorsque De l'arrosa, Mael faillit lui envoyer un crochet du droit. Elle en rajouta avec sa petite chanson. Lorsque la rouquine plongea à l'eau, le coeur de Mael s'arrêta. Elle l'aida à remonter.

- Je vais tellement te faire mal! Tu veux mourir ou quoi? Oh que je vais te faire mal! Je vais trop t'étouffer quand on sera sur la terre ferme. J'ai eu une envie de te taper sur la tête avec une rame pour t'empêcher de remonter. Si tu savais!

Mael gigota un instant, retenant sa colère.

- CRISS DE! T'AS PAS PENSÉ OU QUOI? C'EST PAS ADA OU CHAD! SONT PAS GENTILS EUX! CALISSE!

Elle croisa ses bras et s'éloigna de la rouquine. Elle se leva et changea de siège. Elle était en colère contre De. Elle lui avait fait peur et elle trouvait ça drôle. Mael détestait montrer qu'elle avait peur. Elle n'était pas comme De, à se jeter dans les bras de tout le monde pour leur prouver ses sentiments. Et si un alligator l'avait attaqué? Ou si elle s'était noyée? Elle avait beau être une excellente nageuse, on ne savait pas ce qu'il y avait là-dedans. Elle se tourna de l'autre côté pour ne pas qu'on voit son visage, le temps de se le refaire. Elle regarda les oiseaux derrière le bateau.

- Je vais la tuer! Marmonna-t-elle. Dean, demanda-t-elle à haute voix, on rentre bientôt? J'en ai marre des bayous?

Elle avait hâte d'avoir ses fesses dans la jeep.

Oui décidément Mael était d'une humeur massacrante. Autant De était bougonne le matin autant c'était Mael qui ne prenait pas le simple fait que De lui ai joué un tour. La noiraude ressemblait à un poisson hors de l'eau, les yeux grands ouverts ainsi que la bouche si grand ouverte que si Mael avait eu des caries De aurait pu les répertorier mais ce n'était pas le cas alors. C'est avec un sourire satisfait et baveux qu'elle lui confirma qu'elle avait bel et bien organisé un autre rendez-vous à Mael.

- Oui ma chère Mael. La vengeance est un plat qui se mange froid. Je t'avais dit que je trouverais bien quelque chose et mon esprit machiavélique m’a encore une fois soutenue. Dit-elle en lui tirant la langue. Mael la menaça de la tirer à l'eau.

* Elle n’aura pas besoin puisque je vais aller faire saucette. * Pensa malicieusement la rouquine.

*Ça va sûrement même la décoincer un peu.* se dit-elle intérieurement. De se pencha par dessus bord et l'arrosa Mael réagit vivement, De cru voir passer un éclat de rage passer dans le regard de sa soeur. Elle ne s'en formalisa pas et comme elle l'avait imaginé sauta à l'eau. Riant comme une petite fille. Mael l'aida à remonter, elle la tira hors de l'eau comme s'il y avait un danger mortel dans l'eau. Elle semblait bouleversée par ce que De venait de faire. Elle commença par lui dire qu'elle allait lui faire mal, lui demandant si elle voulait mourir, qu'elle allait l'étouffer rendue sur la terre ferme...qu'elle avait eu envie de lui taper dessus avec une rame. Mael se mit à gigoter. De savait ce qui allait se passer Mael tentait de refouler sa colère mais avec son caractère cela ne t'arderait pas à exploser. Elle plaignait mentalement le pauvre Dean qui devait assister à cela. Et ça éclata comme prévu par le lutin.

*Je devrais me partir une business de diseuse de bonne aventure, j'aurais du succès je crois. * Se dit la rouquine pendant que Mael lui postillonait dans la figure. Elle comprenait qu'elle lui avait fait peur mais tout de même, De n'en était pas à sa première incartade. Elles s'étaient toutes les deux sorties de situations beaucoup plus dangereuses et périlleuses. Mael s'en alla, se croisa les bras et changea de siège. De la laissa faire sachant que la noiraude en avait besoin. Elle demanda finalement à Dean s'ils rentraient bientôt. Celui-ci encore un peu sous le choc de la colère de Mael parla d'une petite voix. Pas vraiment ils n'avaient pas fini. Ils devaient aller voir une vieille femme qui faisait des trucs vaudous. De respira un bon cou et fit face à Mael tant pis si elle recevait une claque par la tête. Elle prit la main de Mael dans la sienne.

- Mael, d'accord j'avoue que ça peut être effrayant, mais je pensais te faire rire un peu. Je venais de t'arroser et tu as fait un de ces airs. Je ne sais pas, on rigolait sur le fait que ça ne bougeait pas et rien, j'ai voulu mettre un peu d'animation. Et il fait très chaud et humide dans ces bayous. Je me suis rafraîchit en même temps, pas de quoi fouetter un chat. Je ne suis pas restée assez longtemps pour qu'il m'arrive quoi que ce soit, les alligators ne sautent pas comme des défoncés sur leurs victimes. De affichait un visage peiné. Elle n'avait pas voulu effrayer Mael...juste la distraire un peu. Sans s'occuper de la réaction rébarbative de sa meilleure amie, elle la prit dans ses bras et la serra longuement. Elle lui chuchota au creux de l'oreille.

- Mael d'amour ???? Je te promets de faire attention quand tu sera là... quand tu seras pas là par contre je peux rien te promettre. Tu le sais je suis un aimant à malchance. Mais je veux bien faire un effort pour pas que tu meurs d'une syncope quand tu es avec moi. Elle termina le tout en enfouissant son visage dans les cheveux de Mael. C'est qu'elle l'aimait sa tête dure de soeur.

Amael eut envie de retirer sa main et d'étouffer De avec.

- Je n'ai pas trouvé ça drôle. Tu imagines si il y avait eu quelque chose sous l'eau qu'on ignore! Un alligator caché ou tout autre bebitte! Si tu étais disparue? Comment j'aurais survécu moi? Et comment j'aurais expliqué ça? Ben... elle s'est jeté par-dessus bord et n'est jamais remonter!

Elle se tourna vers Dean, qui venait d'assister à l'explosion.

- Je suis désolée que tu aies vu ça. J'ai un caractère peut-être un peu trop fort. J'espère que je ne t'ai pas fait peur?

Pour ce qu'elle en avait à foutre! Elle rapporta son attention sur De.

- Maintenant, il me croit bipolaire, c'est sûr! Je suis la touriste cinglée!

Ils glissèrent jusqu'à une maison qui semblait abandonnée.

- C'est ici la femme vaudou? Et si elle décidait de me vaudouiser? Elle m'a entendu hurler et veut que je me taise.

Ils marchèrent vers la maison, Mael laissant Dean guider pour une fois.

Mael était encore en rogne contre De. La noiraude lui disait qu'elle n'aurait rien pu faire si quelque chose un alligator ou une quelconque bébitte l'avait entraînée sous l'eau. De savait qu'elle avait raison surtout avec la poisse qu'elle avait mais son geste était parti d'une bonne intention. Ensuite, Mael dit à De qu'elle ne savait pas ce qu'elle aurait fait sans elle, comment elle aurait survécu. Dans le langage Maelien c'était comme si elle venait de lui dire je t'aime et je ne veux pas te perdre donc arrête-moi tes conneries. Avec le temps De avait développé la faculté de comprendre les messages codés dans les phrases de la noiraude. Mael enchaîna lui demandant comment elle aurait expliqué sa disparition.

- Mael...tu sais très bien que je suis indigeste, aucune créature n'aurait voulu me manger voyons. Elle tentait de lui redonner le sourire.

- Merci ma belle, moi aussi je t'aime et je tiens à toi...même si tu le dis pas directement je sais ce que tu ressens. Et sincèrement je m'excuse, je vais essayer de faire attention à l'avenir. J'aimerais pas ça que tu aies douze mille paperasses à remplir à cause de ma disparition. De lui tira la langue pour essayer encore une fois de la décoincer. Lui montrer que demeurer en rogne n'arrangerait rien, elle n'avait rien aucun bobo et que c'était pas la peine de continuer à la bouder. Mael se tourna vers Dean et s'excuse à moitié. Et revint tout de suite à De pour lui dire que maintenant il la croyait bipolaire. Le lutin se pencha vers elle et lui murmura dans l'oreille.

- On est deux cinglées Mael. Et puis vois les choses du bon côté, si on lui fait assez peur il voudra pas aller souper avec toi à nouveau ce soir, lui dit sournoisement la rouquine. De se releva pour voir la maison dont venait de parler la noiraude. Celle-ci semblait glauque et un peu décrépite. Mael ne put s'empêcher de lâcher une autre connerie. De pouffa de rire la suivant de près jusqu'à la maison.

- Mais non, je suis certaine qu'elle pourra rien te jeter, tu as un sors sur toi déjà, juste à regarder comment tu as la tête dure elle osera même pas essayer. Moi par contre elle va sûrement dire quelque chose à propos de ma couleur de cheveux. Tu veux parier ??? Demanda la rouquine en lui faisant un clin d'oeil. Dean cogna à la porte et une voix aigue leur dit d'entrer.

Amael frissonna en entendant la voix. Comment quelqu'un pouvait-il avoir une voix aussi aigue? On approchait des BeeGees à ce rythme. Seule avec ses pensées, elle fit un mouvement disco que De et Dean ne durent sûrement pas comprendre. Elle les regarda.

- Il y a des gens qui aiment les bizarres comme moi vous savez!

Elle sourit et la porte s'ouvrit. Ils pénétrèrent tous dans la maison. Devant eux se tenait une vieille dame noire, vêtue d'une robe plus ou moins vieillotte rose pâle. Mael la salua timidement en entrant. Non mais, elle n'avait pas envie que la femme la vaudouise!

- Bonjour, vous allez nous expliquer ce qu'est le vaudou? Parce que sincèrement ma culture a un manque de ce côté. Je ne connais que les poupées... et les quelques trucs qu'on voit à la télé et dans les livres.

Elle se tut. Elle aurait continué un peu plus mais elle n'avait pas envie de la femme prenne une poupée d'elle et lui enlève les corde vocale ou lui couse les lèvres avec du fil à pêche. Valait mieux rester silencieuse. Elle leva les yeux vers le plafond, observant la maison. La poussière semblait tomber de partout. Elle décida de ne pas s'appuyer au mur, juste au cas où le dit mur s'effondrerait.

* Je ne sais pas si elle lit l'avenir, ce serait intéressant de savoir ce qui risque de m'arriver... *

Elle regarda De, souriant. Dean semblait à l'aise avec la femme et lui parlait. Mael fit aller ses doigts devant les yeux de De comme elle l'avait fait quand elle lui avait prouvé qu'elle n'avait pas de pouvoirs. Elle ne pouvait pas être sceptique après tout ce qu'elle avait vu dans sa vie et elle avait hâte de voir ce qu'était le vaudou.

De suivit Mael sans rien dire. Elle avait assez fait de conneries pour ce jour-là pensa-t-elle et en plus si elle parlait et vexait cette black mama elle risquait d'avoir un sort vaudou par la tête. La rouquine ne put s'empêcher de sourire aux remarques d'Amael. Elles entrèrent dans la maison où se tenait une vieille dame d'origine afro-américaine vêtue d'une robe rose un peu défraîchie. Dans la pièce se trouvaient beaucoup d'autres personnes. Les deux agentes et leur guide semblaient attendus. Dean fit les présentations avec celle qu’il désigna comme la Mambo. Il leur montra, accroché à son cou, une calebasse où on voyait des vertèbres de couleuvres. Au centre de la pièce se trouvait un bâton où divers symboles étaient dessinés. Dean leur dit que cela servait à invoquer les Loas, les esprits du vaudou, un peu comme les saints de la religion catholique. Mael et De auraient droit d'assister à une cérémonie qui demanderait l'aide des esprits de la fertilité pour aider une femme à concevoir des enfants. La femme en question se tenait tout près du bâton, entourée de divers habits cérémoniels et objets fétiches.

Dean leur expliqua encore que le vaudou était dirigé en quelque sorte par un dieu...dont De ne comprit absolument pas le nom mais que ce dieu était le commencement et la fin. On ne le priait pas et on ne l'invoquait pas, ceux qu'on invoquait pour les problèmes quotidiens c'était les Loas. Les deux agentes furent invitées à se joindre au cercle qui se forma autour du bâton central. La mambo commença par former un cercle qu'elle arrosa d'eau. Elle jeta du sel ensuite au quatre coins cardinaux et fit des offrandes. Une musique s'éleva, elle était assez tribale. La mambo but un liquide, qui selon De devait être cancérigène à long terme et qui dans ce cas-ci était aussi hallucinogène, elle en donna aussi à la femme qui voulait avoir des enfants. La musique s'accéléra, les gens se mirent à danser. Des torches furent allumées.

La cérémonie se déroula tout le long comme cela, possession de la part de Loas qui parlèrent par la bouche de la Mambo, promettant contre divers sacrifices la fertilité de la jeune femme. Quand elle revint à elle, la vieille femme semblait totalement déboussolée aussi ce ne fut pas elle qui ferma la cérémonie, mais ce fut une autre personne semblant être son bras droit. Chaque personne présente fut ensuite purifiée. Bref Mael et De eurent droit d'être arrosées par de l'eau et durent passer dans la fumée de l'encens. Ensuite ils sortirent tous dehors et entraînèrent les deux agentes dans un autre bâtiment où tout le monde festoya pour la réussite de la cérémonie. Selon tout le monde, les Loas avaient été généreux aussi il fallait se réjouir manger et danser.

Durant tout le long de la cérémonie De avait prit la main de la noiraude dans la sienne. Pas question qu'elle la lâche au milieu de ces gens encore plus bizarres qu'elles deux. Elle ne la relâcha que quand on leur mit une assiette dans les mains. Elle se tourna vers Mael avec des yeux éberlués.

- Calvaire... y'en a des pires que nous autres Mael.

Mael avait assisté à la cérémonie sans rien dire, bien qu'elle avait eut envie de rajouter ses commentaires. Quand ils se mirent à danser, Mael regarda De. Il n'était pas question qu'elle se mette à gesticuler aussi bizarrement. Elle resta donc statique, tapant du pied. Elle avait De à sa droite qui la tenait par la main et Dean de l'autre côté qui frôlait sa main de temps en temps sur celle de Mael, le tout semblant être fait par mégarde. Amael le laissait faire.

* Ma colère n'a pas eu l'air de l'effrayer...*

Quand tout fut fini, ils quittèrent pour un autre bâtiment. De la bouffe fut mise dans leur assiette. Quand De parla, Mael acquiesça.

- Je suis d'accord avec toi. Mais ils sont mieux de ne pas s'être trompé et de ne pas avoir jeté leur sort de fertilité sur nous! Ce n'est pas dans mes intentions de gonfler comme une montgolfière. Mes jeans n'y survivraient pas!

Elle goûta ce qu'ils mirent dans son assiette. Elle soupira et regarda De.

- J'aimerais mieux un hamburger géant. Qu'est-ce qu'ils ont tous à manger ces bouillasses?

Un homme passa près d'elles, leur souriant. Mael se tourna vers De.

- Ah non! Pas de salut ni de sourire. La dernière fois que j'ai souri à un gars, j'ai du aller souper avec et grâce à ma meilleure amie, je devrai refaire l'expérience ce soir. Moi, j'ai eu du plaisir hier soir mais toi, tu devras rester sagement à la chambre ce soir.

Lorsque Dean leur fit signe du départ, Mael s'empressa de rejoindre le bateau.

La rouquine qui n'avait pas peur d'essayer de la nourriture provenant d'autres cultures commença à manger, ce fut à ce moment que Mael acquiesça au fait qu'il y en avait des plus fuckés qu'elles. Elle rajouta qu’ils étaient mieux de ne pas s'être trompé et d'avoir jeté le sort de fertilité sur elles. De faillit s'étouffer avec ce qu'elle mangeait. La noiraude en rajouta, elle ne voulait pas ressembler à une montgolfière, ses pauvres jeans ne survivraient pas.

- Keuh keuh. Merde Mael, fait attention quand tu me dis des choses drôles, je mangeais j'ai faillit m'étouffer. J'espère pour toi qu’ils ne se sont pas trompés de personne. Je ne voudrais pas être tantine avant mon temps. Moi y'a aucun risque je que tombe un jour enceinte, je suis infertile, dit la rouquine en haussant les épaules.

- C'est mieux de même, tu aurais vu toi une armée de rouquins hyperactifs courant partout. J’n’aurais pas la patience en plus et ferais sûrement des bêtises encore pires que celles qu'ils pourraient faire mais bon. La noiraude regardait son assiette comme étant découragée, elle dit qu'elle aurait préféré un hamburger, qu'elle était tannée des bouillasses. Le lutin lui tira la langue.

- Bah, c'est vrai que la bouffe crasse commence à me manquer. Albert mon foie redevient en trop bonne santé, je vais devoir virer une autre cuite ce soir pour ne pas qu'il se ramollisse. Mais c'est pas trop pire non plus ce genre de ragoût, c'est sûr que je veux pas savoir ce qu'il y a exactement dedans mais ça bouche un coin. Un homme passa à côté d'eux leur souriant à pleines dents. Mael se tourna tout de suite vers la rouquine comme si elle l'avait pas vu, De haussa un sourcil et rendit son sourire à l'homme. Mael durant ce temps geignait sur le fait qu'elle ne faisait plus de salut ni de bonjour, que la dernière fois ça lui avait valu un souper et que grâce à son poil de carotte de soeur elle devrait en subir un autre ce soir. Elle enchaîna sur le fait qu'elle devrait demeurer sagement à l'hôtel cette fois. De ouvrit grand les yeux.

- Non mais ça ne va pas ? Je vais certainement pas me cloîtrer dans notre chambre d'hôtel, de plus Rodriguez veut sortir comme dans le bon vieux temps d'Alert Bay, quand on avait des permissions, ce qui veut dire que toi tu iras avec Dean et moi j'irai m'éclater avec un vieil ami. Et je ne risque pas de rentrer en bon état si tu croyais que ce matin j'avais la gueule de bois. Attend de me voir demain matin, mais je te promets ma Mael chérie que je serai pas bougonne. De lui offrit un sourire craquant et papillonna des yeux pour faire l'effet Bambi!!!!

- Alors ça ne te dérange pas trop?

Mael était effoirée dans le bateau quand De parla de sortir avec Rodriguez.

- D'accord, tu peux sortir avec ce Rodriguez ou saucisse Merguez je ne sais plus trop. Mais ne rentre pas complètement détruite par l'alcool. Parce que demain, je n'ai aucune idée de ce que nous ferons mais un hangover, c'est pas super. Faudra penser au retour aussi, on en a pour un moment à conduire... encore.

Ils atteignirent enfin le rivage et descendirent du bateau. Ils se dirigèrent vers la jeep et Mael s'affala dedans.

- J'ai besoin d'une sieste. Et d'une douche! Et d'un test de grossesse, d'un coup que la femme m'aurait mise enceinte grâce à ses incantations! Elle rigola.

Elle ne reparla pas du souper avec Dean, espérant qu'il ait oublié et que De, dans sa grande gentillesse n'irait pas lui chuchoter des choses à l'oreille. Il les débarqua à l'hôtel, leur faisant un signe de la main. Il fit un clin d'oeil à Mael et partit. Cette dernière le salua de la tête et entra dans la chambre.

- Attention à la marche!

Une fois dans la chambre, elle se laissa tomber sur le lit. Elle gigota jusqu'à remonter à son oreiller et s'y enfonça le visage.

- Sommeil! Dormir! Je ne sais pas pourquoi, mais je suis vidée. Tu sors à quelle heure avec la saucisse Merguez? Je te laisse la douche en premier, tu es pleine d'eau de marécage puant et de crottes d'alligator.

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Amael
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MessageSujet: Re: Road Trip en règle (PV Amael et Derhowen)   Ven 8 Avr 2011 - 3:08

De écouta sa noiraude d'amie ridiculiser la nomenclature d'un de ses anciens camarades d'Alert Bay. Elle fit une grimace à l'agente. Ne se formalisant nullement du surnom de saucisse merguez qu'avait hérité le jeune homme. Elle haussa les épaules quand elle lui dit qu'elle ne devait pas rentrer trop démolie. Si elle avait à rentrer ben saoule, De n'y pouvait rien.

- Merci pour la permission maman Mael. Je vais transmettre tes bonjours et compliments à Rodriguez, je suis certaine qu'il appréciera le surnom de merguez. De se mit à siffloter quelques instants et reprit.

- Pour le pas trop démolie je peux rien te promettre...tu sais, c'est le destin. Dit-elle d'une voix mystérieuse pour imiter le ton de la voix de la vieille dame noire durant la cérémonie.

- Si c'est mon destin de rentrer ben saoule, je ne peux rien y changer, sinon les loas se ligueraient contre moi. Tu voudrais tout de même pas qu'ils se mettent à me faire la gueule tout de même. Car étant en voyage avec toi, mon malheur te serait automatiquement attribué! Énonça la rouquine d'une mine certaine et fatidique. Ils arrivèrent enfin au quai et purent revenir les deux pieds sur le plancher des vaches. Mael s'était laissée tomber sur le banc de la jeep. La rouquine, elle, se donna un élan à partir du pneu de la Jeep pour embarquer en arrière. Elle se leva et se pencha par dessus la barre afin de regarder Mael la tête en bas. Elle lui fit une série de grimaces plus laides les unes que les autres ne se souciant pas de Dean. Mael disait qu'elle voulait dormir, se laver et aller chercher un test de grossesse pour vérifier que le sort n'avait pas eu d'effet sur elle. Les deux agentes rigolèrent. Dean démarra et en peu de temps les ramena en face de leur hôtel. De en descendit et faillit se péter la gueule, elle fonça dans un petit couple qui se tenait par la main et qui la regardèrent comme si elle était cinglée. Pour leur répliquer un peu De se mit à papillonner des yeux...se croisa les mains.

- Ohhhhhhhhhhhhh...que c'est beau l'amourrrrrrrrrrr... Tout bas elle ajouta.

- À dévisager le monde de même vous ressemblez déjà à des vieux cri...blasés!!!!De se mit à sautiller en direction de la noiraude sans les regarder à nouveau les ayant expulsés de ses pensées. De ne vit pas le clin d'oeil que Dean lança à Mael. L'agente dit à De de faire attention à la marche et comme De était dans sa bulle elle rentra en plein dedans et manqua s'affaisser sur le plancher. Elle se reprit après avoir sautillé juste sur une jambe durant 3 ou 4 secondes. Elles se rendirent sans autre incident jusqu'à leur chambre, la noiraude se laissa tomber sur son lit et gigota dedans comme une chenille. L'oreiller dans face De tendit l'oreille pour comprendre ce que sa soeurette lui demandait. ''À quelle heure sortait-t-elle avec la saucisse et qu'elle lui laissait la douche en premier parce qu'elle avait pataugé dans la bouse d'alligator''. De prit son nécessaire à douche et se mit à danser dans la pièce en chantant à tue-tête. Question de déranger un peu l'autre marmotte sur son lit. Elle recula un peu et évita l'oreiller que lui pitcha Amael. En rigolant bien fort elle s'enferma dans la salle de bain, elle prit sa douche en un temps record. Elle sortit de l'endroit et fronça le nez.

- Tu sais ma belle tu sens vraiment pas bon. Pffffffffff...Va te laver. Dean va t'attendre sinon. De fila jusqu'à son sac contenant son linge et prit son t-shirt John Deere. Elle l'enfila, elle était fin prête. Peu de temps après on cogna à la porte. De alla ouvrir de son pas sautillant. C'était Rodrigez.

- Ahhhhhhh tiens...La saucisse merguez comme le dit si bien ma consoeur Mael. Nan je rigole. Alors mon apollon t'es prêt à perdre tous les concours de beuverie comme dans le temps d'Alert Bay? Demanda la rouquine en lui faisant un clin d'oeil. Elle se tourna ensuite vers Mael.

- Dit Mael...Tu veux pas venir avec nous? Je pourrais appeler Dean et lui dire que tu as bouffé un truc qui a pas passé. Ça serait plausible tu sais...Malgré le fait que De était espiègle elle ne tenait pas à ce que Mael passe une mauvaise soirée. Elle se souciait de savoir si son poivron noir allait s'amuser.

Mael profita du moment que De était dans la douche pour fermer les yeux. Elle avait la tête directe sur le matelas, son oreiller ayant été propulsé à l'autre bout de la pièce. Elle fit un tas avec la couverture et s'enfouit le visage dedans. Lorsque De sortit de la douche, Mael ouvrit un oeil.

- Je sens bonne moi, je n'ai pas traîné dans la bouse d'alligator. J'irai me laver dès que mon corps sera d'accord pour me lever. Ah, et tu demanderas à la saucisse des nouvelles de notre mort-vivant. Rodriguez, parle-moi d'un nom... Anyway...

Lorsque la porte retentit, Mael grogna. C'est un Rodriguez souriant qui entra dans la chambre. Mael se tourna dos à la porte. Elle ne savait pas pourquoi mais cet homme lui était antipathique. Comme on dit souvent: sa face ne lui revenait pas. Elle entendit De lui demander si elle voulait venir. Alors ça, non! Autant passer la soirée seule à compter les acariens dans son lit que de passer la soirée en compagnie de deux anciens amis qui allaient sûrement passer la soirée à se remémorer de bons souvenirs d'Alert Bay.

*AHAHAH! Te rappelles-tu la fois que...! AHAHAH! Et la fois où...! AHAHAH! Te souviens-tu de elle? Maintenant elle fait ça! AHAHAH!*

Ça, c'est comme les histoires de camp de vacances, c'est drôle pour ceux qui y étaient mais pas pour les autres. Mael se demanda d'ailleurs pourquoi elle n'avait pas été avec De à Alert Bay... Il devait y avoir plusieurs groupes. Elle ne se souvenait plus vraiment des gens de son groupe d'ailleurs. Elle n’en avait rien à faire de toute façon. Toujours de dos à la porte, elle répondit à De.

- Non. Sans façon, merci. Je vais passer la soirée avec Dean. Je vais passer une bonne soirée je suis certaine. Et je ne suis pas très "beuverie en se remémorant de bons souvenirs". Bonne soirée.

Quand ils furent partis, Mael se leva et fila sous la douche. Elle y était encore quand elle entendit cogner à la porte.

* Merde!*

Elle sortit, trempée, patinant sur le carrelage. Si il fallait qu'elle se pête la tête encore une fois, c'était sa fin. Elle saisit une serviette et cria.

- Entre! C'est pas barré...enfin je crois, ajouta-t-elle tout bas.

Dean entra. Vêtu d'un jeans bleu usé, d'un t-shirt beige, un chandail à capuchon vert olive et d'une veste grise, il paraissait très bien. Mael lui sourit de l'embrasure de la porte et lui fit signe de s'asseoir.

- J'en ai pour cinq minutes!

Le jeune homme s'assit sur le bout d'un lit et Mael retourna dans la douche. Elle se dépêcha et sortit. Elle enfila jeans et un t-shirt noir d'un groupe de heavy metal. Elle mit une veste capuchon rouge par-dessus, mit du crayon sur ses yeux, et ébouriffa ses cheveux. Puis elle sortit rejoindre Dean.

- Tu es très beau ce soir! Alors, on va où?

Ils partirent dans la jeep vers un pub où ils soupèrent en écoutant du jazz. Mael adora ce pub. Cependant, elle avertit Dean de la plaisanterie de De. Elle lui dit qu'elle avait effectivement eu beaucoup de plaisir la veille mais qu'il ne devait pas se faire d'idée, que tout ce qu'il récolterait serait un baiser sur la joue. Dean sourit. Il savait très bien que Mael n'était que de passage et qu'elle avait un copain chez elle mais pourquoi rater l'occasion de passer une agréable soirée? Mael hocha de la tête, d'accord. Ils discutèrent de tout et de rien, prenant un verre et écoutant la musique. Quand vint l'heure de rentrer, Mael saisit le crayon sur la table et déchira un bout de napkin. Elle écrivit son adresse, son numéro de téléphone ainsi que son email.

- Si tu viens à Montréal, tu auras une place à aller.

Il la conduisit à l'hôtel et Mael l'embrassa sur la joue avant de descendre de la voiture. Elle lui lança un à demain! et entra dans la chambre désertée par De. Elle mit son pyjama et se laissa tomber sur son lit, ayant ramassé son oreiller au préalable. Elle ouvrit la télé, et s'endormit dessus.

Dès que Rodriguez entra dans la chambre la noiraude leur tourna le dos. De fronça les sourcils mais ne fit aucun commentaire, Mael avait sûrement ses raisons et elles devaient être bonnes. De lui demanda tout de même si elle voulait venir avec eux. Elle déclina l'invitation. Dans un élan d'amitié et d'amour pour son poivron la rouquine courut jusqu'au lit sur lequel elle sauta et fit un gros colleux à sa soeurette. Elle se releva et sortit non sans avoir dit.

- Amuse-toi bien ma grande, n'abuse pas trop des bonnes choses de la vie. De sortit en rigolant sachant très bien que Mael ne ferait rien de mal. Ce serait plutôt elle qui encore une fois se bourrait la fraise. Donc elle sortit accompagnée de Rodriguez et de plusieurs autres agents situés à la base de la Nouvelle-Orléans, plusieurs personnes de son groupe d'Alert Bay y avaient été mutées. Drôle les coïncidences parfois. Ils étaient tous assis à une terrasse un pichet de sangria et un autre de bière et ils discutaient. La soirée se passa ainsi, elle leur apprit à tous qu'elle serait la future prof d'espionnage à Alert Bay, elle reçut les félicitations et comme dans le bon vieux temps fit plusieurs paris avec ses anciens collègues. Elle en remporta plusieurs et en perdit quelques-un, les conséquences avaient toujours trait à l'absorption d'alcool. À la fin de la soirée ou plutôt au milieu de la nuit se fut Rodriguez qui vint la reconduire dans son hôtel. Elle lui souhaita une bonne nuit, échangea avec lui ses coordonnées. Cela prit beaucoup de temps d'ailleurs, puisqu'elle se trompait toujours!!! Elle réussit cette fois-ci à se rendre à la chambre sans s'étaler sur le plancher. La porte lui causa encore du souci, après de nombreux et de nombreux essais elle réussit. Elle s'aperçut que Mael avait laissé la télé ouverte. Elle s'approcha en titubant et la ferma. Elle prit cette fois-ci le temps d'enlever ses bottes, se serait moins dur le lendemain matin. Elle se laissa tomber dans le lit faisant encore une fois l'étoile. Sans savoir pourquoi ses pensées voguèrent vers son pays ancestral... L'Écosse. Elle y revoyait les highlands, les buffles, les lochs. Elle pouvait presque sentir le parfum de la bruyère. Elle s'endormit un sourire aux lèvres.

Lorsque Mael se réveilla le lendemain matin, elle détecta par le ronflement de De que cette dernière était de un: couchée sur le dos et de deux: qu'elle avait du boire plus que son lot d'alcool. Elle repoussa la couverture, mit ses lunettes pour ne pas frapper les murs et alla à la salle de bain. Lorsqu'elle ressortit, une odeur de fond de tonne la frappa en pleine figure. De avait cuvé son vin durant la nuit, ouff! Mael ouvrit une fenêtre et entrouvrit même la porte. Comment une aussi petite chose pouvait-elle ingurgiter autant d'alcool? Mael alla s'écraser sur son lit, ouvrant la télé. Elle trouva une émission intéressante et s'installa pour l'écouter.

Un peu plus tard, elle regarda le cadran et s'aperçut que si elles ne se dépêchaient pas, elles seraient en retard pour rejoindre Dean. Mael alla au lit de De et s'étendit près d'elle.

- De! Chuchota-t-elle. De!

La rouquine ne bougea pas. Mael eut une soudaine envie de la brasser mais se retint.

- De! Lança-t-elle plus forte. DE!

Lorsque la rouquine ouvrit un oeil, Mael lui offrit un large sourire.

- Faut te lever! On a juste le temps de prendre une douche et de sortir. Je ne sais pas ce qui est au programme aujourd'hui mais c'est notre dernière journée avec le guide. Faudrait pas le faire suer. Il en a déjà assez enduré.

Mael se releva et s'enferma dans la douche, laissant le temps à De de se réveiller complètement. Elle ressortit de la chambre de bain, complètement habillée et laissa la place à De.

De dormait profondément, elle n'eut pas conscience que Mael ce soit couchée à côté d'elle. La noiraude l'appela plusieurs fois. Mais De était bien, perdue au milieu des landes des Highlands. Elle en avait viré toute une la veille. Soudainement une voix si particulière et chère au coeur de la rouquine vint la tirer de ses songes. C'était Mael qui était couchée à côté d'elle et qui la secouait doucement. De ouvrit les yeux, tout croûtés et ensommeillés. Elle porta une main à sa bouche pour ne pas importuner Mael avec son haleine du matin et de lendemain de veille.

- Salut ma poule...Comment ça été hier? Scuse moi j'espère que je t'ai pas trop ronflé ça dans les oreilles? Mael lui répondit. Bizarre comme elle était gentille et douce ce matin-là. Mais la rouquine n'allait sûrement pas s'en plaindre. Mael fila sous la douche et en ressortit peu de temps après. De se leva et sautilla à moitié pour se rendre à la salle de bain, elle manqua foncer dans le cadre de porte se reprit à la dernière seconde mais rentra tout de même dans le lavabo. Un juron bien salace du être entendu de la part de leurs voisins de chambre. Elle referma la porte en lançant une grimace à son amie. Elle se lava, la douche lui fit le plus grand bien. Elle se brossa soigneusement les dents et se fit au moins trois rinçages de bouche. Elle sortit habillée de couleurs vives. Elle avait faim comme un bataillon au complet.

- Je suis prête Mael...Merci de ne pas m'avoir réveillée comme hier. Je n’avais pas le goût d'être vache avec toi aujourd'hui. Elle lui fit un clin d'oeil car elle rigolait. Les deux agentes descendirent en bas et prirent rapido presto leur petit dej. Elles marchèrent jusqu'à l'agence. De raconta sa soirée à Mael en cours de route. Elle n’était vraiment pas bougonne ce matin-là pas comme la veille. Comme de quoi un bon réveil équivaut tout!!! Elle sautilla au devant de la Jeep de Dean stationnée devant la vitrine de l'agence. Elle regarda Mael avec un regard malicieux.

- Tu sais Mael, il est habitué maintenant...je suis certaine qu'on ne le fait pas suer et qu'en plus il va s'ennuyer de nous quand on sera partie!!! As-tu déjà pensé qu'un jour tu serais peut-être transférée de base ? Moi j'y ai pensé hier. Ça me ferait de la peine, je crois que si tu ne changeais pas de base avec moi je refuserais le transfert. Pas envie de m'inquiéter pis de te harceler toutes les cinq minutes pour savoir si tu ne t’es pas encore fendu le crâne.

Mael écouta De, qui était de meilleure humeur que la veille.

- Ouais, j'ai fait ça en douceur ce matin, voir ta face vert pâle et t'entendre gerber ce n’était pas super. Et ton air de boeuf après non plus n’était pas super.

Mael rigola. Quand De mentionna que Dean s'ennuierait sûrement d'elles, Mael leva un sourcil de doute.

- De moi peut-être...de toi, permet-moi d'en douter poil de carotte. À part pour ton copain, je suis la seule à pouvoir t'endurer plus que 2 heures d'affilées sans chercher un mur pour me pêter le crâne dessus.

Elle regarda De, moqueuse, retenant son envie de rire. Dean les attendait dans la voiture.

- Alors De, je m'assois en avant ou toi?

Elle laissa De s'asseoir en arrière et s'installa à l'avant.

- Alors Dean, que va-t-on découvrir aujourd'hui?

Dean leur dit qu'il les amènerait dans des églises et des catacombes. Étant donné leur tendance à vouloir voir des fantômes et des trucs surnaturels, il s'était dit que ce serait une bonne idée. Et ils allaient commencer par la plus vieille église, où l'on faisait les offices religieux des esclaves. Bien sûr, selon leurs maîtres, ils devaient être enterrés dans la religion des maîtres mais les esclaves, eux, avaient leurs propres croyances. Donc, certains soirs, des gens disaient entendre des bruits venant des églises. Il leur promit même une visite des sous-bassements des églises.

Mael se tourna, tout sourire vers De.

- Mon eau bénite est restée à l'hôtel, et pleines de péchés comme on est, on va sûrement y rester... encore une fois!

Alors qu'elle se retournait vers l'avant, sa montre vibra. Elle y jeta un regard.

* Bon, on aura les infos à la base de Montréal concernant Frankenstein... pas cool.*

Elle regarda De qui avait reçu le même message. Puis Dean les conduisit à une église qui ne ressemblait plus à une église. Les plantes grimpantes l'avaient pris d'assaut. Mael sauta hors de la jeep.

- Prête?

De sautillait vers la jeep quand les paroles de la noiraude vinrent lui frapper les tympans, manquant les défoncer! Elle se retourna d'un coup, les yeux grands ouverts, figée en une expression outrée!

- Non mais je peux comprendre pour mon air matinal hostile mais tu l'avais cherché! Cependant je ne prends pas ce que tu as dit bon. Elle croisa les bras et se mit à taper du pied.

- Tu n'es pas la seule à part Loghan qui peut m'endurer plus de deux heures sans attenter à ses jours. Je sais que je déplace beaucoup d'air et que j'ai un caractère hors norme mais bon!!!! Elle lui tira la langue fronçant les sourcils. Elle était un peu fâchée contre Mael de lui avoir dit ça. Elle fila vers la jeep et prit la place arrière pour permettre à Mael de s'éffouarer sur la banquette avant. Elle avait toujours son air renfrogné quand Mael demanda à Dean ce qu'il les ferait visiter pour leur dernière journée. Le départ serait ensuite donné...Retour à Montréal beach! Donc il les amènerait visiter des églises anciennes réputées pour leurs apparitions spectrales. Elles visiteraient aussi plusieurs catacombes. Mael rigola sur de l'eau bénite et sur le fait qu'elles étaient impures, qu'elles y resteraient encore une fois. De la regarda narquoise.

- Parle pour toi le poivron! Moi je suis aussi pure que le jour de ma naissance. Tu as du faire plein de galipotes avec ton lézard. Elle lui fit un clin d'oeil taquin. Rien de mieux qu'une plaisanterie pour faire retrouver son humeur joyeuse au farfadet.

- Et puis tu sais très bien que si on rencontre des fantômes, il faut retrouver leur tombe, saler les os et les brûler!!! De fut interompue sur sa lancée, sa montre vibra. Elle y jetta un dicret coup d'oeil. Question qu'elle n'ait pas l'air de deux flamants roses ayant spoté la même crevette.

*Bordelllllllll... Je ne voulais pas que tout le monde soit au courant à la base de Montréal. Bravo pour ma superbe couverture!!! J'était supposée être dans le sud et Mael avec ses baleines! * Elle lança un regard à son amie qui voulait tout dire. Toutes les deux n'étaient pas heureuses de cette nouvelle mais elles n'auraient pas le choix de faire avec! Dean les avait conduit à un vieux bâtiment. Le clocher pointait encore vers le ciel mais on pouvait se demander comment il pouvait encore tenir aussi droit. Le bâtiment était entouré de grimpantes. De sauta en bas du véhicule et offrit un sourire éclatant à sa soeurette qui lui demandait si elle était prête!!!

- Si je suis prête...Je crois bien que je suis née que pour ça. Et si jamais il y a des vilains fantômes qui sont attirés par tes pêchés Mael je ferai un écran protecteur de ma pureté... juste pour toi. De se mit à rire à grands éclats.

- Je crois qu'on ferait bien d'en faire le tour pour pouvoir savoir où sont les sorties. Avec notre malchance légendaire on en aura sûrement de besoin. De se mit à sautiller et à faire le tour du bâtiments. Il y avait deux sorties en tout. Celle de devant, et une autre par le sous-sol à l'arrière.

- Bordelllllllll... je ne veux pas encore être pogné avec un mort en décomposition. Tu t'imagines toi être obligée de pieuter un cadavre de prêtre ? Elle s'approcha de l'entrée principale. Une lampe torche dépassant d'une de ses poches arrières de jeans. Elle prit une des deux dagues qu'elle portait toujours sur elle et découpa un peu du lierre, question de leur donner accès à l'endroit.

Mael remarqua que De était fâchée. Elle ne réagit pas, étant assise à l'avant de la jeep mais décida de s'en souvenir. Lorsqu'elle mentionna qu'elle était aussi pure que le jour de sa naissance, Mael haussa les sourcils.

* Permets-moi d'en douter!*

Elle garda son commentaire pour elle, ne tenant pas plus qu'il faut à jeter de l'huile sur le feu... De était assez bouillante en ce moment. Lorsqu'ils arrivèrent devant l'église en ruine, Mael sauta hors de la jeep. Après avoir demandé à De si elle était prête elle ne put s'empêcher de se jeter sur la rouquine. Elle la prit dans ses bras, lui plaquant un bec sonore sur la joue.

- Change d'air ma petite De d'amour préférée à moi toute seule! Tu sais très bien que quand je ne te supporte pas, tu me manques! Je ne pourrais pas passer deux jours sans toi!

Mael fit des yeux de Bambi à De jusqu'à ce que cette dernière capitule. Puis, elle s'éloigna en ricanant.

- Héhéhé... ça marche tout le temps...

Après que De eut fait le tour, elle déclara qu'elle ne voulait pas être encore au prise avec un mort-vivant.

* Bravo pour la discrétion... Dean va nous penser folles... c'est déjà fait anyway...*

- Des morts-vivants... okay... marmonna Mael, jetant un regard à De.

Puis ils entrèrent tous dans l'église. Il y faisait sombre et humide et Mael se mit à tousser. Sa toux résonna dans toute l'église. Elle alluma sa lampe et suivit Dean qui leur raconta l'histoire de l'église. Mael apprit donc que sous l'autel, pour préserver la nature sainte du lieu, il y avait les ossements du prêtre qui avait fondé cette église. On racontait qu'il était impossible pour quiconque de la détruire complètement. Puis, il enchaîna, disant que au sous-sol, où ce que les gens aimaient appeler les catacombes, se trouvaient les corps des esclaves qu'on avait pas enterrés mais plutôt déposés là. Il ne restait que des ossements, pour certains bien conservés et pour d'autres tombant en poussière. Ces esclaves ayant été convertis par leur maîtres mais ne croyant pas réellement avaient été jetés là, pour le salut de leur âme mais aussi pour ne pas encombrer les cimetières où les âmes des bons croyants devaient trouver le repos éternel. On disait que ces esclaves, n'ayant jamais eu de sépultures dans leur propre religion, hantaient ce lieu.

- On se croirait dans un film d'horreur...

De était effectivement très bouillante ce jour-là. Elle avait l'impression qu'elle jouait aux montagnes russes avec ses états d'âme. Elle était à l'arrière de la jeep et ne parla plus du voyage. Ils arrivèrent à la vieille église, De sauta par terre suivit de Mael qui lui demanda si elle était prête. De sautillait vers l'entrée du bâtiment quand elle se fit percuter par une petite, plus grande qu'elle d'accord, donc une grande masse noire qui n'était autre que Mael! Sa soeurette lui plaqua un bec sonore sur la joue et lui dit de changer d'air, qu'elle était sa petite De d'amour préférée à elle toute seule, qu'elle ne pouvait passer deux jours sans elle. De qui allait se renfrogner parce qu'elle savait très bien que Mael tentait de la manipuler ne put résister aux yeux de Bambi que lui lança la jeune femme. La rouquine finit par lui sourire et lui tirer la langue avant de repartir vers l'église en ruine.

* Arfffffffffffffffffff ça fonctionne toujours ses yeux de Bambi...Va falloir que je lui sorte mes yeux de chat poter un jour! * Elle avait beau rouspéter dans sa tête sa baboune était partie...c'est donc de bonne humeur qu'elle entreprit de faire le tour de l'église, elle repéra les deux sorties, au cas où on était jamais trop prudent avec leur ''chance'' légendaire. Sarcasme ici! La rouquine s'avança vers les deux autres en disant qu'elle ne voulait pas rencontrer de morts-vivants. Mael comprit très bien l'allusion et jeta un regard torve au lutin. Celui-ci hausa les épaules et ne fit que bouger les lèvres espérant que Mael comprendrait.

- Il est même pas au courant lui. Si ça se trouve il doit encore se foutre de notre gueule. Ils entrèrent dans l'église et Dean leur expliqua tout pleins de détails sur l'endroit. La direction de l'autel, la représentation des vitraux d'origine (qui n'étaient plus la en grande partie), etc. La véritable exploration débuta juste après que Mael eut dit qu'on se croirait dans un film d'horreur. De pouffa de rire, déplaçant un nuage de poussière en même temps. Elle s'étouffa et toussa.

- Bâtard ! Sont pas forts sur le ménage ces revenants-là! La rouquine partit en direction de la sacristie question de vérifier qu'aucun fantôme ne s'y cachait. Elle marchait sur la pointe des pieds essayant de ne pas faire craquer le vieux plancher vermoulu. Ou de tout simplement défoncer le plancher pourri. Malheureusement c'est ce qui arriva. Un grand crac se fit entendre et la rouquine passa au travers du plancher. Elle eut le temps de crier à Mael.

- MAELLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLL! J'ai foutu le camp! Bang! De venait de percuter le sol de l'autre niveau... ou peut-être l'autre plancher avait-il cédé lui aussi du à sa décomposition avancée. Si les autres tendaient l'oreille ils pourraient entendre la rouquine gémir de douleur.

Mael explorait une autre partie de l'église quand elle entendit De hurler. Puis, s'écraser. Elle se précipita vers le trou laissé par De.

- De! DE! Ça va? Rien de casser? Je viens te chercher!

Elle se tourna vers Dean, le faisant reculer ses mains appuyées sur lui. Elle le faisait marcher rapidement à toute vitesse.

- Il faut que tu me montres la sortie pour cet endroit! Et il faut que tu me le montres maintenant!

Dean s'obstina, disant qu'ils ne pouvaient descendre au sous-sol, qu'après les catacombes les accès étaient bloqués. Mael lui jeta un regard noir.

- Alors, conduis-moi aux Catacombes et j'aviserai ensuite. Non mais ce n’est pas possible, être aussi peu débrouillard!

Il lui montra le chemin des catacombes. Mael marcha au travers les restants humains comme si elle marchait dans le gazon. Dans l'état où elle était, si l'un d'eux se levait, il retournerait rejoindre ses ancêtres dans le temps de le dire. Elle calcula qu'elle ne devait plus être très loin lorsqu'elle arriva au mur.

- Dean, tu es sûr que c'est le seul endroit où on peut descendre? Je te rappelle qu'on a quand même trouvé un escalier à la plantation...

L'homme acquiesça. Mael frappa le mur de brique.

- DE! TU M'ENTENDS? JE SUIS DE L'AUTRE CÔTÉ! TU VOIS UNE SORTIE DE TON CÔTÉ?

Mael tourna en rond dans la pièce puis, leva les yeux au plafond. Elle y aperçut un trou, pas très grand mais permettant de voir de l'autre côté. Elle empoigna la manche de Dean et le tira avec elle.

- Fait-moi la courte échelle!

Elle monta sur les mains de Dean et se dernier la hissa le plus qu'il put. Elle prit sa lampe dans sa poche et éclaira de l'autre côté. Elle repéra finalement De, assise par terre.

- Ça va cocotte? Attends, je vais agrandir ce trou et on te fera passer. Dean, redescends-moi.

Lorsque ses pieds eurent rejoints le plancher des vaches, Mael rechercha quelque chose de dur. La seule chose qu'elle trouva fut un fémur.

- Ça devrait aller pour le moment. Dean, t'as pas un arrache-clou ou un bat de baseball ou quelque chose de semblable dans ton jeep? Va voir, s'il te plait. Le fémur ne durera pas le round.

L'homme partit et du bout des bras, Mael entreprit de défaire les briques. Certaines étaient faciles à enlever alors que d'autres ne voulaient guère bouger. Lorsque Dean revint avec une barre de métal, elle balança le fémur et s'en empara. Elle agrandit l'ouverture assez pour pouvoir sauter et s'y faufiler. Elle atterrit près de De.

- Alors, poulette, ça va?

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Amael
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MessageSujet: Re: Road Trip en règle (PV Amael et Derhowen)   Ven 8 Avr 2011 - 3:09

De venait de faire une chute de près de 15 mètres sinon plus. Elle avait atterri lourdement sur le sol et reçu beaucoup de débris du plancher sur la tête. Elle était sonnée et ne savait pas trop si elle n’avait pas quelque chose de cassé. La rouquine savait qu’elle saignait, elle était tombée sur un petit piquet qui lui était passé bord en bord de la cuisse droite. Elle avait hurlé de douleur quand elle avait tenté de le retirer. Elle n’y était pas parvenue. Elle tremblait de toutes parts, claquant des dents. Elle s’était sûrement fait une commotion cérébrale par dessus le marcher. Elle entendit Mael au dessus d’elle qui lui disait qu elle venait la chercher. De couchée sur le dos ne put que répondre par des gémissements plaintifs. Elle perdit ensuite toute notion du temps sachant qu elle se vidait peu à peu de son sang par divers endroits. Vive l'hémophilie! Après ce qui lui sembla une éternité de souffrance elle entendit du bruit l’autre bord du mur nord d’où elle se trouvait. Elle entendit Mael lui dire qu’elle s’en venait que ça ne tarderait pas. Elle commença à entendre des bruits de pioches. Peu de temps après les bruits devinrent plus puissants comme si la pioche en question était devenue plus grosse et plus solide soudainement. Quelques minutes après cela qui parurent encore une fois une éternité au petit lutin roux, Mael sauta en l’endroit. Elle s’accroupit à ses cotés lui demandant si ça allait. De avait le coeur au bord des lèvres. Elle chercha à tâton la main de la noiraude, elle avait trop mal pour parler pour l’instant, et lui mit la main sur sa cuisse empalée par un objet non identifié.

- Je suis empalée comme du shish taouk Mael. Fait mal criss. Anticoagulant dans poche droite. Elle parlait par vagues. De n’était pas divagante mais la douleur lui faisait perdre quelque peu ses moyens. La rouquine ouvrit ses yeux émeraude pour analyser un peu dans quel trou à rat elle venait d’atterrir. Elle regarda surtout le plafond vu la position dont elle était. Ses yeux s’agrandirent. Et elle retrouva sa voix d un coup.

- Ahhhhhhhhhhh...Sur quelle merde on est encore tombé? Veux-tu bien me dire pourquoi faut qu’on ait droit à toutes les putains de charognes inimaginables!! L adrénaline coulant dans les veines de De lui redonna une certaine vigueur.

- Mael...fait pas de gestes brusques...y'a un truc tout noir au plafond qui nous regarde. On dirait un foutu spectre. T’es certaine que t’as pas d’eau bénite ou de sel sur toi? De tentait de faire de l’humour malgré tout, elle avait chuchoté l’avertissement à sa soeur pour ne pas alerter la chose.

Mael déposa sa main sur la cuisse de De et sentit le bout de bois. Elle sacra intérieurement mais ne dit rien. Elle fouilla les poches de De à la recherche d'un anticoagulant non fracassé. Elle en trouva un et le donna à De.

- Chérie, je ne peux pas faire des miracles... Je devrai soulever ta jambe pour la sortir de là. Alors prends ton anticoagulant et je te ferai un bandage bien serré.

Elle chercha des yeux avec quoi elle le ferait. Elle commença par enlever sa ceinture et la serra dans le haut de la cuisse de De. Cette dernière grimaça de douleur. Puis, elle entreprit de déchirer son chandail. Elle ne réussit qu'à en faire une seule bande, portant ses chandails courts par habitude. Elle se maudit de ne pas avoir adopté la mode skateux. Puis, elle déchira le bas de ses pantalons, se faisant deux autres bandes.

- Ça devrait faire l'affaire ma De. Je vais devoir lever ta jambe d'un coup sec.

C'est ce moment que choisit De pour lui annoncer qu'un spectre était au plafond. Mael inspira profondément.

- Non, je ne traîne pas d'eau bénite. Et pas de sel non plus... tu crois que si je pleure dessus, les larmes salées feront l'affaire?

D'accord, ce n'était pas le temps de plaisanter. Elle réfléchit deux secondes. Elle ne pouvait prendre la chance de battre cette bestiole seule, laissant De empalée. D'un autre côté, si elle sortait De de là, elle risquait d'abîmer des muscles, des nerfs et d'invalider la rouquine pour le reste de ses jours.

- De, je fais quoi? Je te sors au risque de te blesser encore plus ou je te laisse là et j'essaie de battre cette bestiole?

Mael ne trouvait plus sa visite amusante. Elle tourna légèrement la tête pour apercevoir la créature et reporta ses yeux sur De.

- Si elle bouge, tu me le dis. Je te sors de là. Un grand coup et ce sera terminé, je te ferai un pansement après. Et si la bebitte descend, je ne veux pas que tu te mettes sur ta jambe! Ne joue pas la superwoman! Prête?

Quand De acquiesça, Mael leva d'un coup sec, dégageant De mais au prix de fortes douleurs pour la rouquine.

- Je m'excuse! Je m'excuse! Je m'excuse!

La créature, toujours les observant, Mael eut le temps de faire un bandage temporaire à sa soeur. Elle décida de l'approcher du mur où Dean les attendait. C'est à ce moment que le spectre descendit.

- Dean! Court et remonte dehors! DÉPÊCHE-TOI!!!

Mael appuya De à un mur et éclaira le spectre de sa lampe.

- Savais-tu que même si j'avais du sel, c'est ses ossements qu'il faudrait que j'arrose et que je mette en feu? C'est lesquels ses ossements? Je prends tu la chance de faire tout brûler? Et nous avec si on reste de ce côté-ci du mur?

Elle fouilla dans sa mémoire tout ce qu'elle savait sur les spectres, laissant la lampe torche braquée sur la créature.

De regardait sa soeur, les yeux vitreux de douleur. Elle faisait entièrement confiance à celle-ci, à vrai dire Mael était la personne en qui elle avait le plus confiance au monde. Alors lui remettre la santé de sa jambe entre les mains en cet instant ne lui donna pas beaucoup de cheveux blancs. Quand elle parla, elle parla la voix étouffée par ses dents crispées du à sa souffrance.

- Mael chérie...Je m'en balance un peu présentement d'avoir un peu plus mal ou pas...l'important c'est qu'on sorte d'ici illico presto, pis je peux pas sortir empalée à ce bout de quelque chose qui sort du sol. Fack oui la logique c'est que tu me soulèves. Dit-moi? Tu crois vraiment que les parques sont après moi pis qu'elles se sont amusées à faire en sorte que je m'empale la cuisse sur ce cossin-là ? Ou bien encore que c'est tout simplement la fatalité? Durant ce temps elle s'était balancée le coagulant en arrière de la cravate. Ça régulariserait au moins sa perte de sang mais le lutin doutait qu'avec un objet non identifié passé bord en bord de la jambe coagulerait grâce à une seule bouteille de coagulant. Il aurait fallu lui geler le sang dans les veines. Mais on se débrouille avec les moyens du bord. De gardait le moral, essaya d'amener le fait qu'un spectre les observait comme une plaisanterie. Mael fut pas mieux elle continua le bal. Pas de doute à elles deux, elles faisaient une belle paire de folles à lier! De se mit à rire doucement pas trop fort suspectant qu'elle avait peut-être une côte ou deux de cassées. Si Mael se fendait toujours le crâne lors de leur mission ou tout simplement tout le temps, De elle était la reine des côtes cassées et des jambes abîmées. La noiraude commença à se déshabiller pour pouvoir faire un garrot à la jambe de la rouquine afin de pouvoir la soulever et la délivrer de son pieu...

- My god Mael. Es-tu après me faire un strip tease? Des fois je me dis que ça aurait été plus facile si on avait été gothique ou ben encore de style grunge. Allez, je veux montrer mon ventre moi aussi, prend un peu de mon chandail...pis tu peux prendre aussi tout le tissus de ma jambe de pantalon trois quart qui est pas taqué à un pieu. Dit tu crois que le spectre dans le coin trouve que je ressemble à une mouche ou une libellule clouée? Tu sais les bébittes qu'on voit à l'insectarium de Montréal. Sont toutes empalées sur du carton blanc. Elle rigolait un peu...rien de mieux pour ne pas voir tout ce qui les attendait par la suite. C'est à dire froncement de sourcils et inquiétude pour la noireaude et douleurs atroces et sacres monumentaux pour la rouquine. Mael prit donc un peu du chandail de son amie et la jambe de pentalon inutile. Le garot obtenu avec la ceinture, l'habillement de Mael et un peu de celui de De était plus que convenable étant donné les circonstances. Mael lui dit d'ailleurs que ca devrait faire...qu'elle pourrait la lever. De venait de lui dire durant le garot et leur one woman show respectif et l'étalage de leurs compétences en secourisme qu'une bébitte identifiée ici comme un spectre les observait. Mael commenca à plaisanter...pas d'eau bénite que des larmes.

- Nan Mael...Laisse tomber les larmes, je ne t’ai jamais vue pleurer et je ne veux pas commencer today. Je suis sûre que tu es full laide quand tu pleures. De trouvait encore le moral pour rigoler. Elle tira la langue à sa soeurette. Mael lui demanda par la suite ce qu'elle devait faire. La sortir de là ou se battre seule contre la bestiole et la laisser sur le carrelage.

- O.K...Je vois bien le tableau...mais il est hors de question même au risque d'abîmer mes muscles ou je sais quelles conneries internes que tu me laisses là! Tu me sors ce machin chose de la cuisse...les conséquences après!!!! Mael regarda encore sa cuisse, le garrot et regarda de biais la créature. Elle se pencha prit De dans ses bras et lui dit de le lui dire si la bébitte bougeait et de pas essayer de jouer les superwoman. De avait à moitié fermé les yeux...juste les bras de Mael autour de son torse et l'autre en dessous de ses jambes lui donnait le goût de hurler. Elle se concentra rouvrit les yeux, tenant sa mâchoire bien crispée.

- Je jouerai pas les superwoman...mais je te laisserai pas dans marde non plus, pis ça tu le sais bien...Vas-y beauté je suis prête!

Mael la souleva d'un coup sec dégageant sa jambe. De poussa un hurlement à fendre l'âme, s'éraillant la voix tellement il fut puissant. Elle manqua défaillir mais tint bon. Le reste ne fut plus que gémissements et larmes de douleur coulant sur les joues noires de poussières de la rouquine. Durant ce temps Mael avait entamé une litanie d'excuses.

- Pas...ta...faute...chérie...La voix de De sonnait atrocement rauque et on pouvait y percevoir toute la douleur qu'elle vivait. Mael lui fit un bandage temporaire et l'appuya contre le mur. Le spectre se décida enfin à entrer en action. La noiraude cria à Dean de remonter en haut de se dépêcher. Sage décision pensa la rouquine. Elle étaient déjà assez dans merde de même, sans avoir l'éventuelle mort de leur guide sur les bras. De soufflait comme un boeuf, tentant de faire passer la douleur en imaginant des plans d'action. Mael se posa des questions. Devait-elle tout brûler? Mais fallait d’abord trouver les bons ossements. Sinon si elle mettait le feu à la pièce elles y passeraient c'est certain.

- Mael tu crois que l'argent leur fait quelque chose. Mon triskèle est en argent...On pourrait peut être essayer. D'un geste tremblant De défit son triskèle de son cou et le lança à sa soeur qui l'attrapa à la sauvette.

- Qui n'essait rien...N’a rien...récita la rouquine. Elle attendit de voir si l'argent pourrait faire quelque chose à la créature. Elle l'espérait vraiment...elle n'avait pour l'instant pas d'autres idées.

- Oublies ça, tu n'es pas un de ces sales barbots piqués sur des plaques de bois! Tu es seulement malchanceuse, c'est tout. Si j'avais été de ce côté de la sacristie, c'est moi qui serais étendue là, et moi, j'aurais le crâne fracassé. Ce n'est que de la malchance.

Lorsque De lui parla de striptease, Mael sourit.

- Pas de strip pour toi ma jolie! Tu n'es pas mon genre et je doute d'être le genre de ce qui est au plafond. Dean par contre doit être dans le trou du mur... Elle regarda De, soulevant les sourcils. Quand on sera sorti d'ici, il aura tout le loisir d'observer mes courbes si parfaites. Elle fit une grimace à De.

Quand la rouquine lui dit de prendre une partie de son chandail et de ses pantalons Mael ricana.

- De, tu mesures 4'3. Avec ton chandail au complet je n’arriverais même pas à me faire un kleenex et avec tes pantalons, 3/4 en plus, je n'irai pas loin. Je vais voir ce que je peux faire.

- Je ne suis pas laide quand je pleure, je ne suis jamais laide... Ma beauté est époustouflante peu importe ce que je fais et je vais botter le cul de ce spectre si il descend. Je commence à en avoir marre de ces horreurs! Elle entoura De pour la soulever. Je sais que tu ne me laisseras pas dans la merde mais quand même, n'exagère pas.

Mael ne prévint pas De quand elle la souleva. Elle lui avait demandé si elle était prête, mais elle ne le fit pas immédiatement, attendant que De ne s'y attende pas trop. Puis, elle leva. Le cri que poussa De lui fit mal aussi.

Lorsque De lui lança son triskèle, Mael l'attrapa, se demandant ce qu'elle pourrait bien faire avec. Même avec sa dague, elle n'arriverait à rien, aussi bien essayer le coup de l'argent.

- De, commence à essayer de grimper dans le passage, je te rejoins tout de suite.

Mael, malgré la peur qu'elle avait, s'avança vers la créature. Cette dernière ne semblait pas trop dangereuse mais Mael se méfia quand même. Elle essaya de faire le coup rapide. Et quand la créature leva un bras, elle l'esquiva. Non mais, pas question que cette chose la touche! Elle planta le triskèle dans ce qu'elle croyait être le flanc de la créature. Rien ne se produisit. Mael recula, la créature ne semblait pas contente du tout.

- De! Et là, je fais quoi? Je prononce une formule magique? Ocus pocus, disparait?

Soudain, la créature s'arrêta d'avancer. Mael la regarda et poussa De vers l'ouverture. Puis, la créature prit une teinte gris métal et sembla se fracturer en plusieurs morceaux. Elle finit par disparaître, laissant le triskel retomber par terre. Mael le ramassa et le tendit à De.

- On dirait qu'il a été brûlé au cinquantième degré... C'est à toi quand même.

Elle lui donna le triskel noirci.

De était appuyée sur le mur et regardait Mael s'avancer doucement vers la bébitte toute noire. Elle se tenait prête au cas où elle devrait intervenir. Jambe fichue ou pas elle ne laisserait pas sa soeur dans la merde. Quand celle-ci lui dit de commencer à monter un grand pfffffffffffffff sortit des lèvres de la rouquine.

- Crois-tu sérieusement que je vais me pousser tant que je ne saurai pas que ça peut plus bouger ? Elle n'eut pas le temps de rien ajouter que Mael enfonçait le triskel en argent pur de De dans le flanc de la créature. Il ne se produit rien et Mael essaya même la comédie.

- Quand on prendra notre retraite...il faut écrire un livre. On va faire un malheur beauté. Comme elle disait cela la créature se mit à changer de couleur. Elle passa du noir au gris et se fractura ensuite en millier de morceaux avant de disparaître complètement. Mael alla prendre son triskel et le lui tendit. Il était tout carbonisé.

- Ohhhhhhhhhhhhhhhhhhhh merdeeeeeeeeee! C'était le seul souvenir familial qui se donnait de génération en génération. Mais c'est tout ce à quoi j'ai pensé. Mael...Faut plus jamais que j'aille voir mes parent d'accord....Ils vont me tuer! La rouquine taponnait son triskel et avait une moue boudeuse. Elle se foutait de sa jambe blessée comme d'une guigne mais son triskel ...Ça elle y tenait. Elle poussa un soupir résigné et remit son triskel tout noir autour de son cou. C'était sa place bon! Elle regarda ensuite autour d'elle. Elle repéra l'ouverture dans le mur plus haut.

- Mael d'amourrrrrrrrrrrrrrr... Va falloir que tu m'aides. Pas beaucoup mais juste un peu que je puisse me pogner après le bord. Ensuite je vais me hisser moi même t'inquiète. Pis si Dean veut être un chevalier servant il pourra m'attraper de l'autre bord. Elle lança une grimace à sa noiraude de soeur.

- AH OUI !!! PIS DEAN...SERRE PAS TROP SINON JE TE DÉFONCE LE CRÂNE. JE CROIS QUE J’AI DES CÔTES DE BRISÉES. Elle avait crié cette phrase pour qu'il l'entende. Mael vint l'aider. Elle n'eut pas à la soulever beaucoup, la rouquine s'accrocha au mur et se souleva elle-même. Elle serra les dents et ne se plaignit pas une seule fois. Elle enjamba le trou et regarda Dean sérieusement. Espérant que de un, il ne la rate pas, de deux, qu'il ne serre pas trop fort car sérieusement elle ne répondait plus d'elle-même. Elle se laissa pendre de l'autre côté...compta jusqu'à 3 dans sa tête et se laissa tomber à deux et demie. Dean la cueillit la faisant grogner de douleur.

- Repose-moi par terre...repose-moi tout de suite et éloigne-toi de moi bordellllllll. Elle avait prononcé cette phrase entre ses dents...elle savait que le pauvre bougre n'y était pour rien mais quand même. Mael vint les rejoindre. Quelques minutes plus tard...plusieurs sacres plus tard pour la rouquine ainsi que plusieurs gémissements, ils sortirent enfin du bâtiment.

- Si tu veux mon avis, ton triskel il est plus cool comme ça! Au moins là, il a de l'histoire! Ça sert à quoi de passer un objet qui n'a pas d'histoire! Quand tu le transmettras, tu pourras dire pourquoi il est devenu comme ça! Et pour tes parents... j'savais même pas qu'ils étaient encore en vie! Tu m'en as jamais parlé...

Lorsque De parla de l'aider à monter dans le trou, et que Dean l'attraperait de l'autre côté, Mael fronça les sourcils.

- Comment ça Dean? T'ES PAS PARTI TOI? JE T'AVAIS DIT DE COURIR!! Non mais tu imagines si tu t'étais fait tuer?

Mael poussa dans les fesses de De et cette dernière monta sur la paroi. Elle menaça Dean de ne pas la serrer trop fort. Puis elle se laissa tomber dans les bras de l'homme. Mael grimpa à sa suite et entendit De chialer contre Dean.

- De, ce n'est pas de sa faute! Je sais que t'as mal mais Dean fait de son mieux.

Elle sauta en bas et atterrit légèrement.

- Allez poil de carotte, je te sors d'ici.

Mael aida son amie avec Dean, malgré que De lui ait dit de s'éloigner. Ils sortirent De de l'église et la transportèrent jusqu'au jeep.

- Ma puce, faut qu'on aille à l'hôpital... et que je t'entende rouspéter voir! Ce n’est pas seulement une question de santé pour toi, c'est une question d'assurance pour notre compagnie de voyage aussi. Et de toute façon, des côtes cassées et une jambe trouée, ça ne se réparent pas comme ça. Tu vas sûrement recevoir le vaccin du tétanos et ils vont te garder à coucher. Alors je serai seule ce soir! Que vais-je faire? Se lamenta Mael, le bras sur les yeux, en signe d'agonie. Et tu devras manger de la bouffe d'hôpital et dormir à huit heures et traîner ton soluté. En plus, tu auras une superbe jaquette bleue montrant des fesses à tout le monde!

Mael grimpa dans la jeep et se tourna vers De, s'assurant que la rouquine était bien installée. Puis elle regarda Dean.

- Chauffeur, l'hôpital la plus proche je vous prie! Elle se retourna vers De. Avec nos vêtements et la saleté, ils nous prendront pour des réfugiés! Tu veux que j'appelle Loghan pour lui dire que tu es à l'hôpital?

Mael observa ses vêtements.

- Pfff! J'ai l'air d'une gamine de 15 ans qui trippe à montrer son nombril! Me manque que le piercing au nombril... oh! Scuse-moi! Lança-t-elle à De, se souvenant du piercing de la rouquine. Heureusement que je n'ai pas de petit triangle de string sur les fesses, nous aurions pu aller danser dans une discothèque... finit-elle, d'une voix plus aigue.

Ils étaient enfin sortis de se trou à rats. Quand Mael énonça l'hôpital De se mit automatiquement à se débattre et à rouspéter TRÈS fort.

- Ahhhhhhhhhhhhhh !!!! NON....Y'en est pas question Amael Archer. Je n’irai pas à l'hôpital ici certain. Dans sa colère et son refus catégorique la rouquine se mit à parler en gaélique. Elle était VRAIMENT pas d'accord avec l'idée de sa soeur en cet instant.

- Je sais pas ce qu'on va faire mais il est pas question que j'aille enfiler une de leur foutue chemise bleue. Par toutes les landes des Highlands! Je n’irai pas...BORDEL. Pis non tu appelleras pas Loghan...Je veux pas lui faire faire une syncope, il sait même pas que je suis ici premièrement! Elle se mit ensuite à pousser beaucoup de jurons, dans diverses langues. Orgueilleuse comme elle l'était elle se défit des bras des deux autres et se crispant comme une barre à clous s'avança toute seul vers la jeep où elle monta toute seule. Elle gémit quand elle vient pour plier sa jambe qui refusa de se plier. Elle reparla entre ses dents encore une fois en gaélique...rien à foutre que Dean ne comprenne pas. C'était d'ailleurs mieux pour son innocence.

- Là, on s'en va à l'hôtel, on pacte nos p'tits, on pogne le char pis on fout notre camps direction Montréal beach. La seule qui va toucher à ma jambe c'est Johanna bon. Pour mes côtes elles ont déjà tellement été cassées que ça changera rien. Pis j'ai assez de coagulants pour faire la round. Le regard torve et décidé qu'elle lança à sa soeurette ne laissa pas place à discussion.

- Le pire que je peux accepter c'est d'aller chercher des analgésiques et de faire désinfecter le tout...That's it! Elle grommela encore en gaélique tout le long du chemin jusqu'à leur hôtel. Elle sortit de la jeep seule comme un grande fille, son orgueil palliant tout le reste.

Amael écouta De parler en gaélique. Malgré quelques différences elle arrivait très bien à comprendre la rouquine. Cette dernière s'entêtait à perdre ses énergies dans une colère sans fondements. Amael l'écouta geindre, chialer et rouspéter jusqu'à l'hôtel sans intervenir. Elle fit des yeux désolés à Dean. Lorsqu'ils descendirent de la jeep, Mael regarda De descendre, toujours en chialant et prendre le chemin de leur chambre. Elle attendit même de voir si cette dernière allait s'affaler par terre à cause de la petite marche. Puis elle se tourna vers Dean.

- T'inquiète pas, on ne fera pas de plaintes, tu n'as qu'à faire comme si rien ne s'était passé. J'ai été contente de te connaître Dean. Quand tu viendras à Montréal n'hésite pas à m'appeler! Et tu peux m'envoyer des emails aussi.

Elle fit ses adieux à Dean et se dirigea vers leur chambre d'hôtel. De était prête, sa valise pratiquement finie. Mael ne lui jeta qu'un regard et s'affaira à la sienne. Elle jeta tout dans le sac, pêle-mêle. Puis, elle mis son sac sur son épaule, vérifia partout si elles n'avaient rien oublié et ferma derrière elle quand De fut sortie. Elle ne lui offrit pas de l'aider, malgré que la rouquine avait mal et tentait de le camoufler. Elle jeta son sac dans la décapotable et alla porter les clés au propriétaire de l'hôtel. Puis, elle revint vers la voiture et De.

- Je te préviens Derhowen O'Donnel! Tu n'as pas voulu aller à l'hôpital et m'écouter alors je ne veux pas t'entendre te plaindre. Je ne veux pas avoir à te ramasser parce que tu seras faible, ou parce que tu n'as pas d'anticoagulant et que tu saignes à mort. Je ne veux pas t'entendre gémir à cause de tes côtes. Tu as décidé de jouer à la superwoman, alors tu vas assumer les conséquences. Et donne-moi les clés, tu ne peux pas conduire avec ta jambe droite brisée, alors en plus de ne pas vouloir aller à l'hôpital, c'est moi que tu punis parce que je devrai conduire tout le long! Essaie pas de rouspéter, la coupa Mael quand De ouvrit la bouche, c'est avec la jambe droite qu'on conduit, pas la gauche et t'arrivait même pas à la plier tout à l'heure! Maintenant tu embarques dans cette voiture, point final.

Amael sentait la colère en elle. Non mais De était vraiment inconsciente ou quoi? Elle ne voulait pas être méchante mais la réaction de De l'avait mise en colère et elle ne voulait plus rien entendre. Elle partit la voiture et quitta le stationnement de l'hôtel.

De regarda sa noiraude d'amie et fronça les sourcils. Elle mit ses mains sur ses hanches. Elles venaient de descendre leurs bagages et allait embarquer dans la voiture. La rouquine jeta son bagage par dessus la portière et celui-ci atterri sur le siège arrière.

- Tu comprends mal ? T'as besoin de te laver les oreilles ou c'est moi qui articule pas? Mael...Comment veux-tu qu'on explique ma blessure hein? On n’était pas supposée être là. On aurait mis Dean encore plus dans merde. On l'aurait vraiment traumatisé cette fois là. Pis en plus j'ai juste dit que je ne voulais pas coucher là! Je veux bien aller me faire désinfecter la jambe pas le goût d'avoir la gangrène pognée là-dedans! Mais il est hors de question que je dorme dans un hôpital. Déjà y passer du temps me sera pénible. De venait de s'essouffler juste à parler comme cela. Ses côtes lui faisaient mal. Elle s'appuya contre la portière qu'elle avait ouverte et dans un dernier effort elle embarqua dans la voiture. Elle garda la tête baissée. Durant ce temps Mael était montée en voiture et avait démarré. Le lutin poussa un gros soupir.

- Bâtard que j'haïs ça quand on s'engueule comme ça. Merde Mael... Si je veux pas aller à l'hôpital ben...c'est que... ben... Les hôpitaux là... benc'estmaphobie. Articula finalement la rouquine tout d'un coup. Elle secoua sa tête et fit revoler ses bouclettes rousses. Elle s'appuya la tête contre l'appui-tête les yeux fermés. Elle tenta d'essayer d'oublier la douleur qui lui déchirait la jambe à chaque soubresaut de la route ainsi que ses côtes qui lui lacéraient l'intérieur à chaque respiration. Elle n'était pas très fière d'elle ça c'était certain. Le farfadet venait de révéler sa phobie à Mael. Elle n'en avait pas des tonnes mais les hôpitaux la terrifiaient ben raide!

Mael lui jeta un regard noir.

- Mes oreilles vont très bien, merci de t'en préoccuper. C'était dans la visite prévue d'aller voir les églises! Ce qui n'était pas prévu, c'était le spectre! Et ce n'est pas de TA faute, ni de MA faute, ni de celle de Dean si le plancher a cédé! L'église était vieille!

Mael démarra et roula dans les rues de la ville. Elle tourna dans une rue, suivant un panneau marqué d'un gros H.

- On y va quand même! Tu feras désinfecter cette jambe, tu leur diras que tu es hémophile, tu leur diras pour tes côtes et je m'occupe de trouver le mensonge pour expliquer ce qui t’est arrivé. Je règlerai les papiers pendant qu'ils te soigneront.

Quand De déclara détester quand elle s'engueulait Mael haussa les épaules.

- Ne deviens pas sentimentale! Les soeurs s'est fait pour ça... et t'as pogné la grande soeur avec le plus sale caractère sur Terre.

Quand la rouquine lui annonça à toute vitesse que les hôpitaux étaient sa phobie, Mael retint son envie de rire.

- Premièrement, n'essaie pas de me battre au concours de celle qui parle le plus vite et deuxièmement, les hôpitaux sont là pour aider les gens, pas les empirer. Je t'accorde que ça pue le médicament et que l’ambiance n’est pas super, mais bon, on ne va pas là pour faire le party. Si ils te gardent, j'irai dormir avec toi dans ton lit pour te rassurer.

Amael se stationna brusquement devant l'hôpital. Elle se tourna et sourit à De.

- Alors voilà. Nous visitions CALMEMENT une vieille plantation quand le plancher a cédé et tu as enfilé 50 pieds plus bas... Toi, c'est tout ce que tu as besoin de savoir. Je m'occupe du reste à l'administration. Si ils te posent des questions, tu ne te souviens plus! Bon, on y va!

Elle sortit et alla soutenir De pour marcher.

- Avec nos vêtements, nous sommes tout à fait crédible.

Elles entrèrent à l'hôpital et aperçurent un gardien de sécurité plus loin et l'administration.

- Check ben ça, murmura Mael à De. HÉHO! VOUS POUVEZ M'AIDER? C'EST URGENT!

Le gardien se précipita vers elles, et il prit De dans ses bras.

- Attention, ses côtes sont cassées je crois. Elle tourna la tête et fit un sourire moqueur à De. Babye De, à plus tard!!

Le gardien partit avec la rouquine et Mael se dirigea vers le bureau. Elle signa les papiers, raconta l'histoire qu'elle avait inventée, rajoutant des détails et en omettant quelques-uns et du voir le médecin traitant de De pour lui répéter la même histoire. Puis, ne pouvant entrer dans la chambre voir son amie, elle s'écrasa sur une chaise, jouant avec les clés de la voiture et écoutant l'émission de cuisine qui passait à la télé.

Mael sembla revenir sur sa décision. Elle sembla moins en colère contre sa rouquine de soeur. Elle prit la direction d'un hôpital. De se crispa sur son siège. La noiraude se mit à dire qu'elles allaient aller à l'hôpital quand même pour faire soigner et désinfecter la jambe de la rouquine etc. De en perdit le fil. Sérieusement elle était tellement angoissée qu'elle ne comprenait plus la moitié de ce que Mael lui disait. Le lutin commença à gémir et à protester faiblement sur son bout de siège.

- Ahhhhhhh. Ohhh... Sérieux on doit vraiment y aller? Mael...J'haïs ça...Tu me laisses pas seule face à un médecin pervers hein ? Tu me le promets. De paniquait de plus en plus. Elle se mit à lirer quand elles entrèrent dans le stationnement de l'hôpital. Mael fut presque obligée de la tirer de force de la voiture. Même si Mael lui disait qu'elle arrangerait tout. L'information ne se rendait pas jusqu'au cerveau de la rouquine. Quand elles sortirent enfin de la voiture et que Mael calla le gardien De se mit à chigner.

- NANNNNNNNNNN... MAELLLLLLL... LAISSE-MOI PAS AVEC LE MONSIEUR. Elle comprit alors que Mael l'avait roulée. L'homme s'avança vers elle en vitesse. De ouvrit grand les yeux. Il la prit dans ses bras ne faisant pas attention à ses côtes jusqu'à temps que Mael lui dise qu'elle avait des côtes cassées. La rouquine se mit à se débattre, son sang fit un tour et elle vit rouge. Non seulement elle allait dans un hôpital mais en plus Mael venait de lui faire un de ces coups bas. Si bas qu'elle ne réagirait pas tout de suite. Non elle pêterait sa coche à l'agente un peu plus tard. Sans plus tarder elle fut séparée de son amie. Cette fois ce fut le coup de grâce. La rouquine sauta des bras de l'homme. Elle atterrit sur sa jambe et grogna de colère et de douleur. De était dans une chambre. Un infirmier et un médecin arrivèrent. De se sentait comme un animal pris au piège...Oui c'était ça. Elle se faisait traquer et elle allait se faire prendre.

- NE ME TOUCHEZ PAS! SI VOUS ME TOUCHEZ JE VOUS ÉCLATE LE NEZ ET LA TRONCHE AU COMPLET PENDANT QUE J'Y SUIS!!! Elle s'était réfugiée dans un coin de la pièce. Elle les tenait à distance d'elle. Elle n'hésiterait pas à les attaquer s'ils approchaient. L'infirmier tenta de franchir sa bulle personnelle. De d'un mouvement rapide et puissant lui péta le nez. Le sang se mit à pisser sur le bel uniforme blanc de l'homme. Il se recula se tenant le visage à deux mains et sortit de la chambre. Mael put le voir sortir titubant. Le médecin ne tarda pas à suivre. Il se tenait en petit bonhomme. De l'avait sûrement touché dans une partie très sensible de son anatomie. En sortant il referma la porte derrière lui. Il s'appuya sur le mur tentant de reprendre son souffle. Il rencontra le regard de Mael. Le médecin lui demanda d'aller calmer sa furie de soeur qui ne se laissait pas approcher par personne qui portait un sarreau blanc. Quand Mael entra dans la chambre, elle trouva la rouquine en petit bonhomme, recroquevillée sur elle-même, les joues ruisselantes de larmes.

- Mael...j'ai...j'ai peur. La voir ainsi...c'était à vous crever le coeur.

Mael, bien installée sur sa chaise, regardait l'émission de cuisine. Elle allait enfin savoir comment réussir un gâteau au rhum mais elle fut interrompue par un infirmier, son sarrau blanc devenu rouge de sang, tenant son nez. Ce dernier chialait, se rendant aux toilettes. Elle sourit. Puis le médecin sortit de la salle et regarda Mael. Il lui demanda d'aller calmer De qui était hystérique. Mael abandonna ses idées de réussir à cuisiner un gâteau et se leva pour aller dans la salle.

- Je n'aurais pas du lui montrer comment péter des nez. Toutes mes excuses à l'infirmier.

Elle entra dans la chambre où elle était sûre De allait lui péter un câble. Mais non, elle retrouva la rouquine recroquevillée dans un coin, en pleur. Mael s'avança vers sa copine. Elle se baissa aussi pour être à la hauteur de la rouquine. Elle la regarda dans les yeux et essuya les larmes.

- De! Ne pleure pas, ce n'est que des médecins. Tu te bats contre des démons et tu as peur des médecins?

Mael lui parlait doucement, calmement.

- Ils ne te feront rien. Allez, viens on va d'abord t'asseoir sur la civière et je te promets, je n'ouvre pas la porte tant que tu n'es pas prête.

Mael aida De à monter sur la civière et s'installa à côté d'elle.

- Chérie, je te promets qu'ils ne te garderont pas ici. Si il le faut, je leur casserai tous le nez pour sortir d'ici. Le médecin, à qui tu as gentiment détruit sa descendance, va seulement regarder ta blessure, la désinfecter et la bander. Pour tes côtes ma belle, il te passera une radio pour vérifier tes poumons et si tout va bien, on va repartir. Et je sais que t'es fâchée après moi mais je vais rester avec toi tout le temps. Tu es d'accord? Je te promets que tu ne coucheras pas ici. Ils vont seulement soigner ta jambe sinon tu ne reviendras pas à Montréal.

Amael se leva.

- Je vais ouvrir la porte et dire au docteur que tu ne péteras plus aucun membre et que tu veux te faire soigner. Okay?

Mael se leva et alla ouvrir la porte et fit signe au docteur. Elle retourna s'asseoir avec De qui tremblait et la prit dans ses bras, lui parlant doucement à l'oreille.

La rouquine était dans son coin en chien de fusil. Toute sur elle-même. Elle pleurait silencieusement et tremblait comme une feuille. Mael entra et la trouva ainsi. Elle s'approcha doucement et s'agenouilla devant sa soeurette. Elle lui essuya les larmes qui maculaient ses joues. Avec la poussière et tout elle devait avoir fière allure. Mael lui parlait doucement, calmement, elle lui dit de ne pas pleurer, que ce n'était qu'un médecin...la noiraude rigola un peu disant qu'elle arrivait à se battre contre des démons mais qu'elle avait peur des médecins. Effectivement c'était à ne rien comprendre mais c'était ainsi. Mael l'aida à se relever. Les larmes de De ne se tarirent pas et elle tremblait tellement que c'était difficile de la tenir droite. La rendre sur la civière du prendre le double du temps. Finalement elle s'y assied et trembla de plus belle quand Mael dit qu'elle ferait rentrer le médecin. Celle-ci lui assura qu'elle ne la laisserait pas seule et qu'elle ne la laisserait pas dormir ici non plus. Mael lui expliqua ce qu'on lui ferait. Mais De avait une peur incontrôlable. Elle s'accrochait désespérément à sa soeur. Quand celle-ci se leva pour aller dire au médecin que tout était ok, De poussa un gémissement plaintif.

- Maelllllllllllllllllllll... Je vais lui péter le nez à lui aussi. C'est pas de ma faute en plus...j'ai juste...peurrrrrrrrrrr. C'est mes réflexes. Mael revint bien vite s'asseoir à côté d'elle et la prit dans ses bras. On aurait dit un petit chiot qu'on amenait chez le vétérinaire.

- Maelll? Y couperont pas ma jambe hein ? Je veux la garder moi ma jambe...J'en ai besoin pour botter des culs. Elle regarda le médecin s'avancer vers elles. La rouquine lui jeta un regard noir style meurtrier. Le médecin se stoppa. Il lança un regard pas sûr à Mael...en voulais dire '' je peux y aller'' Il avait amener tout son kit pour désinfecter la jambe de la rouquine et la bander. De eut un geste instinctif qui fut arrêté par Mael. Heureusement pour le nez du docteur Smith. Dès qu'il lui toucha la jambe De serra Mael très fort dans ses bras. Elle se mit à couiner des paroles en gaélique, en anglais et en français. Un baragouinage quoi! Plusieurs fois elle manqua foutre un coup de poing au médecin...il lui faisait mal bon. Il désinfecta sa jambe s'arrêtant quand il voyait le coup venir. Mais s'il croyait avoir la rouquine ainsi...pff... Quand il se releva la dernière fois elle le prit de court et cette fois-là lui péta le nez. Il signa le congé de l'hôpital de la rouquine sans même se préoccuper des côtes. Ce n’était pas si grave après tout elle n'avait pas l'air de mal respirer. Il quitta rapidement la pièce et laissa Mael emmener De dehors...dès qu'elle sentit l'air de l'extérieur De se sentit mieux. Elle fit un sourire triste à Mael. Elle devait marcher avec une paire de béquilles. Elle réussit à monter en voiture. Chiala un peu contre sa jambe et les planchers pourris et ferma sa portière. Elle se tourna ensuite vers sa noiraude d'amie.

- Bon excuse-moi...ça devrait aller mieux là. Y'a plus de médecins chiants qui font peur. Que dirais-tu d'arrêter dans un casse-croûte de fond d’trous...je te paie la tourné. J'ai le goût d'un burger graisseux pas toi ? Demanda la rouquine avec une voix plus guillerette.

Mael tenu De contre elle lorsque le médecin vint l'ausculter. La rouquine bougeait beaucoup et Mael avait du mal à la retenir.

- Non mais tu veux te calmer? Il ne te coupera pas la jambe, il va la guérir! Arrête de bouger De.

Lorsqu'elle casse le nez du docteur, Mael ferma les yeux et pinça les lèvres.

- Rappelle-moi de ne plus t'enseigner aucun coup de boxe tu veux bien? Tu ne t'en sers pas correctement.

Mael se leva et accompagna le médecin pour le congé de De et se confondant en excuse. Puis elle laissa prendre de l'avance à De et la rejoignit lorsque cette dernière monta en voiture. Elle lui donna la prescription d'antibiotique et fit démarrer la voiture. Puis De lui demanda d'aller dans un casse-croûte. Mael soupira et roula en direction de l'autoroute, où il devait sûrement y avoir un casse-croûte. Elle en trouva un pas très loin et s'y gara brutalement. Elle coupa le moteur et sortit de la voiture. Juste avant d'entrer elle se tourna vers De qui se débattait avec ses béquilles.

- J'ai la phobie des araignées. Quand j'en vois une, je ne pète pas de nez! Je n'écrase même pas l'araignée, je me pousse! Tu ne peux pas utiliser la boxe quand ça te plaît. C'est un sport de défense, personne ne t’a attaqué.

Elle lui parla calmement, presque déçue. Lorsque la rouquine la rejoint, elle lui ouvrit la porte. Elle commanda et alla s'installer à une table.

- J'ai hâte d'être dans mon lit, avec mes petits problèmes routiniers.

Elle pensa à toute la route qui l'attendait encore et soupira.

De entra dans le casse-croûte. Mael et elle ne s'étaient pas bien comprises. De n'avait pas utilisé de crochet de droite pour casser le nez du médecin. Elle savait le faire bien avant que Mael ne le lui montre. La rouquine expliqua tout à la noireaude. N'empêche Mael n'avait pas aimé son geste et De ne pouvait rien y faire. Mais les deux jeunes femmes ne purent demeurer en rogne l'une contre l'autre encore bien longtemps. Les échanges moqueurs et les coups pendables revienrent bien vite. Le voyage de retour se passa dans la bonne humeur. De grogna un peu à cause de sa jambe. Mael grogna aussi à cause des farces plates que De lui fit. Bref tout était normal. Elles avaient appris beaucoup de choses de ce voyage, dont une étant qu'elles feraient tout l'une pour l'autre. Qu'elles pourraient toujours compter sur elles. Elles arrivèrent en ville 3 jours plus tard. De était bien contente mais elle décida tout de même de ne pas aller voir Loghan tout de suite. Elle ne voulait pas lui faire péter les plombs à cause de sa jambe. La voiture fut remise. Chacune rentra chez soi de toute facon elle se reverrait le lendemain pour le travail.

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Ceux qui vivent dans la crainte, meurent victimes de leurs propres terreurs. -R.M.
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